‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 167 sur 239 · AU COMTE OE GUITAUT. TôïT · texte numérisé non relu

AU COMTE OE GUITAUT. TôïT

Paris, le ai mai.

Je viens d'apprendre par M. de Briolle* Taccident qui est arrivé aux couches de Madame votre femme*. Je ne vous dis point que j'en suis aussi affligé que vousmême, parce que je crois que vous n'en doutez pas. Je vous conjure de me mander de ses nouvelles et des vôtres. Je vous ai écrit, il n'y a pas quinze jours, une assez longue lettre ; je voudrois bien savoir si vos gens vous Font envoyée. Il n'y a rien présentement qui puisse être mandé, que l'aventure du chariot, dont je m'assure que vous êtes informé comme nous. Quand je saurai le non^ des principaux acteurs, je vous le manderai. Le fils de Jarzé' a eu permission de porter le mousquet dans le régiment du Roi, commandé par M. d'Angeau*. Par ce moyen-là, il verra le Roi, et

lismui 93. — Publiée pour la première fois dans le reeueil de Lettres inédites de Mme de Sévigné ( Klostermann, p. 28$; Botiange, P* 399). Antérieure à la paix de Breda (voyez ci-après, la note 5), elle parait être néanmoins de 1667, année où mourut la première femme du comte de Guitaut.

I. Ici et dans la lettre suivante, T orthographe des éditions de 1814 et de i8a4 est Brloles : voyez ci-dessus, p. 63, Uttre 14 et note 4.

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