‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 178 sur 239 · I. Mme de la Fajette : voyez p. 300, lettre gy, note · texte numérisé non relu

I. Mme de la Fajette : voyez p. 300, lettre gy, note

s. Louis Motier, iils aine de Mme de la Fayette. Il fut pourru de plusieurs abbayes, entre autres de celles de la Grènetière, dans le diocèse de Luçon, et de Yalmont, dans le diocèse de Rouen ; son grand-oncle, François de la Fayette, évéque de Limoges, qui avait étë premier aumônier d*Anne d* Autriche, se d^mit, en sa faveur, de celle de Dalon, dans le diocèse de Limoges, au mois de décembre 1675.

3. Probablement la fameuse lettre ëerite à G>ttianges le a 9 juiUet i(>7i, et dite « des foins ou de la prairie ; » elle se trouve ^u tome II

ao6 LBTTEES.

g « payée ; mais qui nous payera le temps que nous passons ici sans vous*? Cette perte est si grande pour moi, que vous seule pouvez m* en récompenser; mais vous ne payez point ces sortes de dettes-là ; j'en ai bien perdu d^autres, et, pour être ancien créancier, je n'en suis que plus exposé à de telles banqueroutes.

L'affaire de M. le chevalier de Lorraine' et de M. de Rohan est heureusement terminée; le Boi a jugé de leurs intentions, et personne n'a eu dessein de s'offenser '.

Monsieur le Duc "^ est revenu ; Monsieur le Prince

des Lettres de Mme de Sêvigné (p. 291-293). Nous TOjoiiSy par uii billet de Mme de Coulanges, qui est au tome III du même recueil (p. 198 et 199), et qui est date du 10 avril 1678, que, dans les premiers mois de l*annëe où ëcrit la Rochefoucauld, on demandait des copies de cette lettre aux amis de Tillustre ëpistolière; on peut supposer qu*on lui en demandait aussi à elle-même. — Philippe- Emmanuel, marquis de Coulanges, maître des requêtes, auteur d'un recueil de chansons (1698), né vers 1 63 1, mort en 17 16, était cousin germain de Mme de Sëvignë. Il avait épouse Marie-Angëlique du Gué, fille du sieur du Gué-Bagnols, maître des requêtes, mort en 1657. Sur les Coulanges, voyez la Notice biographique de M. P. Mesnard, au tome I des Lettres de Mme de Sévigné^ p. 9 et suivantes.

4. Mme de Sévigné était alors en Provence, auprès de sa fille, Mme de Origan.

5. Le favori de Monsieur, Philippe, chevalier de Lorraine, second fils du célèbre comte d'Harcourt. On sait qu'il fut soupçonné d'avoir pris part à l'empoisonnement auquel on attribua la mort de Madame Henriette d'Angleterre, duchesse d'Orléans : voyez les Mémoires de Mademoiselle^ tome IV de l'édition de M. Chéruel, appendice vu (p. 55 1-558). Né en 164 3, il mourut en 170a.

6. U s'agit ici de ce jeune et brillant chevalier Louis de Rohan, qui eut la tête tranchée l'année suivante (27 novembre 1674), pour avoir formé le projet de soulever la Normandie et de livrer Quillebeuf aux Hollandais et aux Espagnols. U s'était vanté faussement d'avoir, un jour, étant à cheval, frappé de sa canne le chevalier de Lorraine ; il fut obligé de se rétracter.

7. Le 4uc d'ËQgbien : voyez cmIcssus, p. 195, lettre 94, noté a, et p. 199, lettre 96, note 2.

LETTRES. ao7

arrive dans deux jours* : on espère la paix ; mais TôtT vous ne revenez pas, et c'est assez pour ne rien espérer*.

Quoi que vous me disiez de Mme de Grignan *^, ie pense qu'elle ne se souvient guère de moi; je lui rends cependant mille très-humbles grâces, ou à vous, de ce que vous me dites de sa part. Ma mère^^ est un miroir de dévotion : elle a fait un cantique pour ses ennemis, où la reine de Provence^* n'est pas oubliée. Embrassez Monsieur Tabbé ^' à mon intention, et dites-

8. Ces deux princes revenaient de la campagne inaugurée par le fameux passage du Rhin.

9. Ou n'eut pas la paix en effet ; il n'y eut que l'ëlecteuT de Brandebourg, Frëdëric-Guillaume, qui, voyant les progrès des armes françaises en Westphalie, abandonna momentanément ses alliés les Hollandais, pour conclure un acte de neutralité (avril 1673). Condé, fort goutteux alors, fut envoyé en Hollande contre Guillaume d'Orange. Les événements les plus importants de la nouvelle campagne furent, en 1673, la prise de Maestricht, et, en 16741 la bataille de Senef.

10. Marguerite-Françoise de Sévigné , née en 1648, morte en 1705. Elle s'était mariée, en 1669, au comte de Grignan, lieutenant général de Provence. La Rochefoucauld l'appelait « la troisième côte de M. de Grignan, » parce que celui-ci l'avait épousée en troisièmes noces. Voyez Mme dû Sévigné ^ lettre du 4 décembre 1668, tome I, p. 53o.

11. Françoise de Montallais, veuve depuis 166 5 de Jean de Bueil, comte de Marans, grand échanson de France. Elle appelait la Rochefoucauld son fils (^Lettres de Mme de Sévigné^ tome II, p. 140- 143, et p. 179). Mauvaise langue et criarde, elle avait mérité que Mme de Sévigné et sa fille lui appliquassent le sobriquet de mé-* chante fée Merlusîne. Elle avait été la maîtresse de Monsieur le Duc, dont elle eut, en 1668, une fille, légitimée en 1693 , et qui épousa, en 1696, Armand de Madaillan de Lesparre, marquis deLassay, auteur d'un livre de mélanges, intitulé : Recueil de différentes choses.

la. Mme de Grignan : voyez Mme de Sévigné^ tome II, p. 46, note 4; p* 140 et 141» notes 4 et 5.

i3. Christophe de Coulanges, abbé de Livry, oncle de Mme de Sévigné, dont il avait aussi été le tuteur; voyez la Notice {p, a 3 tt a 4) en tête du tome I des Lettres de Mme de Sévigné,

ao8 LETTRES.

yj^TJ" lui qu'après le marquis de Villeroy", je suis mieux que personne auprès de M. de Coulanges^'.

Si vous avez des nouvelles de notre pauvre Corbînelli^* , je vous suppUe de m'en donner : j*ai pensé effacer Tépithète, mais j'apprends toujours, à la honte de nos amis, qu'elle ne lui convient que trop.

i4* François de Nenfrille, marquis et plus tard duo de Villeroy, raarëchal de France en lôgS, puis nommé, dans le testament de Louis XI Y, gouverneur de Louis XV; on l'appelait souvent le Charmant {Lettres de Mme de Sévigné^ tome III, p. 169, i63, etc.).

i5. Sur les rapports du marquis de Villeroy avec M. et Mme de Coulanges, vojrez les Lettres de Mme de Sévigné^ tome HE, p. 74 et

16. Sur Corbinelli, voyez ci-dessus, p. 146, lettre 63, note 5. Nous

savons par Mme de Sëvigné (tome III, p. 190 et p. m) que Cor-

binelli était fort pauvre, et que le cardinal de Retz {ibidem^ tome V^

p. 5o6, 5 10 et 5ii, 562-564) lui fit une pension de deux cents

pistoles.

LETTRES. ao9

I02. MADAME DE EOHAEI, ABBESSE DE MALHOUB^^ ITTÂ

Je tous renvoie vos Maximes^ Monsieur, en vous en rendant mille et mille grâces très-humbles. {Fctjrez le reste de la lettre y dans notre tome /, p, 387-389 '.)

Lbttbx 101. — Vojez, au tome I, la note i de la page 887, dont il faut modifier ainsi le commencement : a Rerue sur la copie qui est dans le tome XIII (n« actuel 543i), in-f», des Papiers de Conrart^ à la Bibliothèque de T Arsenal, p. ii83 et ii84> d La lettre est intitulée, en tète de la copie : « Lettre de Madame de Rohan, abbesse de Malnoue, à M. le duc de la Rochefoucauld, en lui renvoyant les maximes précédentes. » Ces maximes ont été mal reliées dans le manuscrit : elles y sont placées aux pages ii85 et II 86, après notre lettre io3 ; et elles devraient être ou avant notre lettre 101, ou à la suite, avant la réponse de la Rochefoucauld (io3). Ce sont, d'après Tordre de notre édition, les maximes 343-385 ; entre la 366* et la 367* est intercalée une maxime posthume (556) *, à la place des 873* et 375* sont les deux maximes supprimées 640 et 641* Cette copie des maximes nous offre quelques variantes, qui n*ont pas été indiquées au tome I : 355, « dont on est affligé quelque temps d ; 356, a On ne loue d* ordinaire » ; 357, a des petites choses » (voyez la note 3 de la page 169} ; 359, a jaloux de ce qui donne sujet de Tétre ; 365, « la raison doit nous rendre ménagers de notre bien et difficiles à tromper, et il faut que la nature nous fasse naître vaillants et sincères » ; 556 (posthume), a que lorsqu'on ne parle que de peur de se taire » ; 363, a que nous les voulons bien montrer d. Devant plusieurs maximes sont des chiffres se rapportant sans doute au texte manuscrit que Tauteur avait communiqué à Mme de Rohan.

I. Sur Tabbesse de Malnoue et sur la date probable de cette lettre et de la suivante, voyez au tome I, p. 387, note i, et p. 388, note 6.

1. Dans notre texte de la lettre, au tome I, il faut lire, p. 387, ligne 4 : « en vous en rendant », et supprimer la note 3 ; p. 388, ligne ao, lire : a L^accent du pays où Ton est né i> ; p. 389, ^° * a tout ce qu^on peut dire de plus avantageux d, et supprimer la note 7.

La Rochefoucauld, in, i i4

Io3. LE DUC DE LA ROCHEFOUCAULD A MADAME

DE ROHAS.

Quelque déférence que j'aie à tout ce qui vient de vous, je VOUS assure, Madame, que je ne crois pas que les Maximes méritent Thonneur que vous leur faites. Je me défie beaucoup de celles que vous n'entendez pas, et c'est signe' que je ne les ai pas entendues moi-même. Taurai l'honneur de vous en dire ce que j'en ai pensé, dans un jour ou deux, et de vous assurer que personne du monde, sans exception, ne vous estime et ne vous respecte tant que moi.

Io4* A LA MARQUISE DE SABLÉ.

Je vous envoie. Madame, les maximes que vous voulez avoir. Je n'en ai pas assez bonne opinion pour croire que vous les demandiez par une autre raison que par cette politesse qu'on ne trouve plus que chez vous. Je sais bien que le bon sens et le bon esprit convient^ à

Lbttbb io3. — Revue sur la copie qui se trouve au tome XIII (p. 1184) du recueil in-f» des Papiers de Conrart^ à la Bibliothèque de l'Arsenal; publiée, à la suite de notre lettre 102, dans Tédition de 1869, p. 356. C'est la réponse à la lettre précédente.

I. On a ajouté à tort un devant signe^ et, à la ligne suivante, supprimé en devant dire^ dans l'édition de 1869.

Lkttre 104. — Portefeuilles de Fallantj tome II, fol. i5a, autographe ; rien au dos ; cachets à demi lacérés. Publiée dans les éditions de 1818, p. aay, de i835, p. 46^, de 1869, p. 3a8, et dans Mariante de Sablé ^ p. 5 II. — Nous avons la réponse de Mme de Sablé \ au lieu de la renvoyer à VJppendice^ nous la plaçons à la suite de cette lettre; de même qu'avant la réponse (io3) du duc de la Rochefoucauld, nous avons donné son rang et son n^ (103) à la lettre de Mme de Rohan.

I. Dans l'édition de 1869, on a corrigé convient en conviennent.

LBTTRES. an

tous les âges; mais les goûts n y conviennent pas ton-

jours, et ce qui sied bien en un temps ne sied» pas bien " * ' * en un autre. C'est ce qui me fait croire que peu de gens savent être vieux ^ Je vous supplie très-humblement de me mander ce qu'il faut changer à ce que je vous envoie. Mme de Fonte vraux* m'a promis de m'avertir quand elle iroit chez vous. Je me suis tellement paré devant elle de l'honneur que vous me faites de m'aimec, qu'elle en a bonne opinion de moi. Ne détruisez pas votre ouvrage, et laissez-lui croire là-dessus tout ce qui flatte le plus ma vanité.

Ce a-» août [1675 «^j.

« La confiance fournit plus à la conversation que l'esprit*.

a L'amour nous fait faire des fautes comme les autres passions; mais il nous en fait faire de plus ridicules \ « Peu de gens savent être vieux*.

« La pénétration a un air de prophétie qui flatte plus

a. Dan» Tautographe, il y a deux fois seiei pour sied.

3. Voyez ci- dessous, la troisième des maximes qui sont jointes à cette lettre.

4. Ce nom propre est assez difficile à déchiffrer dans le manuscrit; les éditeurs de 1818, i8a5 et 1869 ont imprime Frontenauœ; V. Cousin donne, comme nous, Fontevraux-^ il semble que la Rochfv foucauld ait écrit Frontevaux, — Marie-Madeleine-GabricUe de Rochechouart, sœur de Mme de Montespan, célèbre par son esprit et son savoir, fut bénite abbesse de Fontevrault (diocèse d'Angers) en février 1671, Elle mourut en 1704, âgée de cinquanteneuf ans.

5. Cette date d'année paraît ancienne, mais non de la main de l'auteur. — Pour les maximes qui suivent, nous reproduisons le texte de 181 8; le feuillet où elles sont avait déjà disparu des Porte feuilles de FaUani quand V. Cousin a republié la lettre.

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