Pour le Couret, voyez encore i^i^m, p
4. U s'agit ici de Loui»-Roger Brulart, marquis de Sillery (voyez les Mémoires, p. X17, note 3), beau-frè^ de la Rochefoucauld, ^«i était parti pour l'Espagne au mois d& mai précédent. C'était, dit Lenety un homme « plein d'esprit et d'habileté, et de qui le nom étoit non^eulement connu en Espagne, mais il y étoit encore en bonne odeur par les négociations du Chancelier son grand-père, et parles emplois qu'avoit eus le sieur dePuisieux son père. » Voyez le» Mémoires de Lenet, p. 39$, et ci-après, à V appendice i, p. s5sa57, deux lettres écrites par Sillery à son beau-frère, pendant cette mission en Espagne.
5. Il y a, dans l'autographe, soit près, corrigé en plus, soit plutôt plus, corrigé en près, — On voit, par les Mémoires de lenet (p.^4'i)y 4^0 c^ ^^^ 1® ^ octobre, le jour même où la Rochefoucauld (c prit congé de la princesse (de Condé) pour se retirer dans sa maison de Yerteuil, » que Ton dépêcha a en Espagne un gentilhomme du marquis de Sillery, avec les passe-ports.... rapportés de la cour pour le retour de son maître, de Baas et de Mazerolles. »
6. Retz (tome II^ p. 5o8 et $09) parle de Mazerolles, qui était, dit-il, « une manière de négociateur de Monsieur le Prince. »
7. Pour le détail des négociations conduites avec l'Espagne, au nom des Frondeurs, par Sillery, Baas et Mazerolles, voyez les Mémoires de Lenet ^ passim,
* Noos avons dit ci-dessus (note 3 de la page 4) que les Mémoires de Lenet, cités, dans iiotre tome II, d'après Tédition Petitot, le sont, dans ce tome 111, (i'après celle de BUebaud et Puujonlat.
Je vous puia assiuer que celle que je tout ai foite de -j^ vous hoiuM*er toujours est très-yéritable , et que pei?sonne du monde n'est plus entièrement à vous que mol.
Li RoGHEFOUCiULD.
Je vous écris sans cérémonie pour vous obliger à en faire de même. Je suis au désespoir que Gourville* ne vous ait pas trouvé à Qiâtillon*, afin de savoir particulièrement le succès** de votre voyage, dont j'ai une très-grande curiosité. Je ne vous puis rien mander de notre abbesse*^ car je n'en ai point eu de nouvelles. Le porteur de cette lettre passera par ici en s'en retournant; je vous conjure de me vouloir apprendre oe que vous saures de toutes les choses où nous prenons
d. Jean Hérault de Gourville, qui était alors le secrétaire et rhomme d'affaires du duc, naquit à la tlochefbucauld, le 1 1 juillet i6s5, et mourut le t6 juin 1703* Il avait d'abord été ralet de chambre de Tabbë Louis de la Rochefoucauld ^ frère de notre a«teur, qui fut (1646-1654) évéque de Lectoure; puis, en 1646, il éudt entré, en qualité de maître d'hôtel, chez le prince de Marcîilac; c'est au retour de la campagne de cette même année (voyez les Mémoires, p. 97 et note i) qu*il avait été promu aux fonctions de secrétaire. Consultez sur lui ses propres Mémoires ^ et un article de Sainte-Beuve, dans le tome V (p. 359-379) des Causeries du lundi,
9. Châtillon-sur-Loing. La duchesse de Chatillon y avait un château, où se trouvait alors, et presque à la veille d'jr mourir (a décembre), la princesse douairière de Condé. On lit dans les Mémoires de Le/iet (p. 443) que celui-ci y était allé de Montrond, mais qu'il n'y était pas demeuré, ce qui explique que Gourville Tait manqué. Cette ville et ce château furent un des lieux d'étape du prince de Condé, dans sa grande chevauchée d'Agen au camp de Lorris, en mars 165a.