La date est à la marge dans Foriginal
LnTBB ao. <— Manuscrits de Lenet, tome XXVI, fol. 141 et t49« autographe; au dos : « fif . le duc de la Rochefoucault. » Publiée, comme les trois prëcëdentes, par M. G. Servois, dans r^nnuoire- BulUt'm ds la Société de V Histoire de France^ i863, 9^« partie, p. a4 et sS.
I. Nous croyons qu*il faut lire ici {iey) plutôt que ni [ny\ leçon da texte précité.
1. ChauTigny on Chayign j de Saint-Agoulin, lieutenant des gardes de Condé, un des principaux négociateurs de la Fronde arec l'Espagne. Voyez, dans les Mémoires de Lenet (p. 547 ^ ^48)t deux lettres de juin lèSa, une de Condé a Lenet au sujet de ce Tojage de Saint-Agoulin eu Espagne, et (iàidem, p. 55 1 et 55a) une autre de dom Louis de Haro à Lenet touchant Tarrivée du même Saint- Agoulin à la cour de Madrid. Il y a dans les Manuscrits de Lenet de nombreuses lettres de Saint-Agoulin.
La R0G11BVOUCAU1.D. m, I 4
5o LETTRES.
""TT — est retoumé en Espagne. Si cela est, je vous supplie de lui mander que, s'il lui est possible, sur Fargent qui me peut appartenir, de m'acheter quatre ou cinq petits chevaux de taille de coureurs, comme on m*a dit qu'étoient ceux qu'il a amenés pour lui*, il me fera un très-grand plaisir. Je ne veux point de chevaux de grand prix, mais seulement pour servir à courre. Si il y avoit quelque belle haquenée, il m'obligeroit dé me Tacheter, mais le tout, en cas que nous ayons de l'argent de ce côté-là. Même si M. de Bateville^ s'en pouvoit accommoder, en cas que M. de Saint-Âgoulin ne le puisse, et qu'il ait quelque beau et bon cheval à me donner sur sa parole, il pourroit se payer par ses mains et m'en* voyer le cheval au prix qu'il voudroit*. Enfin je vous laisse cette importante négociation à ménager.
Nous sommes ici dans les mêmes incertitudes qui nous stiivent en tous lieux, et personne ne peut parler certainement de la paix ni de la guerre *; nous en saurons peut-être quelque chose de plus assuré devant que ce courrier parte : si cela est, je vous le manderai. Adieu : je suis plus à vous que personne du monde.
Les ' choses sont toujours de même, et j'enrage de