Ce second que est ajouté en interligne dans le manuscrit
7. Il y a ici f[orts\^ effacé; un peu après, par inadrertanoe, ecnsiderey au singulier.
8. Voyez les Mémoires^ p. 416. C'est le 30 juillet que fut rendu l'arrêt du Parlement qui déclarait que le duc d'Orléans, le Roi étant « détenu prisonnier par le cardinal Mazarin, » éuit prié de prendre la qualité de a lieutenant général, » avec Condé poor gâiéralissime sous ses ordres {Suite du Journal du Parlement ^ année i653,
9. Sans les Espagnols. Nous voyons, en effet, par les Mémoires de Retz (tome IV, p. 39$ et 396), que les parlements des provinces, sauf celui de Bordeaux, ne firent point écho à celui de Paris. On y lit : 4c fif oosieur ne fut pas mieux obéi sur ce qu'il écrivit de sa nouvelle dignité à tous les gouverneurs de provinces, et il m'avoua de bonne foi, quelque temps après, qu'un seul, à l'exception de M. de Sourdis, ne lui avoit fait réponse.... Son autorité n'étoit pas même établie, au moins en la manière qu'elle le derroit être, dans Paris; car, deux misérables ayant été condamnés à être pendus le 33, pour avoir mis le feu a l'Hôtel de Ville, les compagnies de bourgeois qui furent commandées pour tenir la main à l'exécution refusèrent d'obéir, d
10. Voyez le procès-verbal de la séance du corps municipal, dans \m Registres de V Hôtel de Fille pendant la Fronde, tome III, p. 134 et suivantes ; la taxe à payer était de vingt-cinq écus pour les portes
gj^ se trompent; Ton aura bien de la peine à en tirer quelque petite chose; je dis petite, car à peine en osera[-t-]on demander. Le Cardinal est plus le maître de la cour que jamais. Tout le monde dit qu'il s'en veut aller; mais je parierai ma vie qu'il ne partira point, et il abuse de cela les François et les Espagnols, et veut toujours faire croire aux derniers qu'il est prêt de partir, pour peu qu'on le pousse; et, quand ils auront fait quelque traité comme il aura pu désirer, il leur fera valoir que c^est cela qui l'a retenu. Ce qu'ils ont de Messieurs du Parlement à la cour a aujourd'hui fait l'ouverture d'un parlement ^^, et l'on dit qu'ils ne sont entrés qu'à oon-
oochèresy de dix ëous* pour les portes carrés et boutiques de mai^ chauds, et de ciuq ëcus pour les petites portes et boutiques d'artisans. Ob voit, en outre, par la Suite du Journal du Parlement^ p. 70, que, le mercredi 94 juillet, il fut arrête au Palais qu'afin de paracheTer le fonds des cinquante mille ëcus pour la tête du cardinal Mazarin (mise à prix à la fin de 1 65 1), il serait procède à la yente de ses statues.
II. Par déclaration de la veille, o'est-à-^lire du 6 août i659, le Roi avait transféré le parlement de Paris à Pontoise (Suite du Journal du Parlement, p. 87-95). Un certain nombre de membres seulement, à la tête desquels étaient les présidents Mole, de No* TÎon et le Coigneux, juste « ce qu'il falloit de juges pour faire un arrêt, » écrit Mademoiselle (tome II, p. 181), obéirent à l'injonction; le reste de la Compagnie demeura dans Paris, si bien qu'on eut le spectacle de deux tronçons de parlement se foudroyant, comme dit Betz (tome IV, p. 3o3), « par des arrêts sanglants qu'ils donnoient les uns contre les autres, » une « guerre en papier,» dit Montglat (tome II, p. 359). ^ojez, dans \^ Chois de Miutarinades, de C. Moreau (tome II, p. 438-44^)» i>°c curieuse pièce de vers, du 7 août i65a, intitulée : Satire du parlement de Pontoise, ^~ Les mots de JU^, et, à la ligne suivante, parUmem^ •ont en interligne.
• BU. le Roux de IJncy et Donët d'Arcq ont omis dans lenr texte ces mots : pour les pcHes eœkères^ de dix éeus Yoyez la Suite dm Journal du Parlemenif année i65a, p. 78.
dition qae le Gurdinal sortira. Il leur ^* a peut-être bien "^^^ promis, et se moquera d'eux. Enfin je suis persuadé qu*il ne s*en ira point ^', et que si nous étions les maîtres des deux tiers du Royaume, il disputeroit le reste plutôt que de quitter la partie. Il craint trop qu'il ne paroisse au Roi que son éloignement met la paix dans son royaume, et que Ton ne s'oppose à son retour. M. le prince de Marcillac a eu deux jours de fièvre continue, et puis, après l'avoir quittée, il lui sort la plus grande quantité de petite vérole du monde ; mais, Diea merci, les médecins ne voient aucune marque ^^ de péril. L'œil gauche de M. de la Rochefoucauld ne s'avance point.
Son Altesse Royale fit hier voir M. de Beaufort à Mgr le Prince. Adieu, Monsieur : au nom de Dieu, continuez-moi, pour le reste de mes jours, la part que vous m'avez fait l'honneur de m*accorder dans votre amitié, et me faites celui de croire que personne n'est plus sincèrement ni plus véritablement que moi votre très-humble et très-obéissant serviteur.
la. Dans l'original, leurs,
i3. On lit dans la Mute hbtoriquêde Loret, à la date da i8 août i65s, Lettre tremblante^ p. lia :
« dueim t'entredent à tonte heurt De réloignement ou demeure Dans le domicile royal Dn sieur Jules le Cardinal; Hais entre la gent politique C'est un point fort problrmatiqne :
Les uns disent qu'il s'en ira.
D'antres disent que non fera....
Pour moi, je tiens, à tout hasard.
Que ce doit être on t6t ou tard.
14. Marque est en interligne, au-dessus d'un autre mot d*abord surchargé, puis biffé.
6o LETTRES.
1 6 5 a J'ai fait vos civilités au pauvre Langlade^ ' . Son maître* * a été abandonné. J*en ai reçu ce soir une lettre qui me le fait quasi hors de péril*''. Quelques-uns disent qu'il n*y a pas trop bonne intelligence entre M. de Turenne et M. le maréchal de la Ferté*'.
Vous pouvez adresser mes lettres à Mlle de Lagny, au Ooitre-Sainte-Opportune*'; je les aurai plus tôt**.
Suscription : A Monsieur Monsieur FEsné, à Bourdeaux.
i5. Cet alinéa est en post-scriptum, après un parafe. — Jacques de Langlade, baron de Saumières, né au château de Limeuil', secrétaire du duc de Bouillon, puis du cabinet de Mazarin, puis du cabinet du Roi. Nous savons par les Mémoires de GottrvUle (p. 460), qu'il acheta une maison en Poitou. Il mourut en 1680. Voyez au tome II des Lettres de Mme de Sévigné^ p. 63, note 7.