A LEIIET. TôsïT
A Paris, ce i4 d'août [i652].
M. Caillkt* m'a donné vos deux dernières lettres, que j'ai lues à M. de la Rochefoucauld, qui m'a commandé de vous faire cent mille remerciements et bien des amitiés. J'ai fait les vôtres à Mme de Chàtillon. Vous saurez assez les nouvelles sur cet éloignement du Cardinal* ; pour moi, je persiste, nonobstant tout cela, à croire qu'il s'en ira point * ne sachant par où penser à son retour, et qu'il a pu en être assuré* devant que de partir pour des choses qu'il considère cent mille fois moins ; et je crois fermement qu'en voulant partir effectivement, il fera parler de quelque chose. Je suis assuré déjà qu'il feroit beaucoup et qu'il accorderoit volontiers les articles des' principaux amis; mais l'on a pris de nouvelles liaisons qui embarrassent. Mais, avec tout cela, je ne vois
Lbttrs s3. — Manuscrits de Lenet^ tome XXV, fol. 971, de la main de Gounrille ; au dos : « M. de la Rochefoucault, ce 14 août. » La clef, en interligne, est de Lenet.