‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 49 sur 239 · AU PBUfCE DE GONTY · texte numérisé non relu

AU PBUfCE DE GONTY

A Paris, ce 27 août i65a.

La réception des lettres que Votre Altesse m'a fait rhonneur de m* écrire me justifiera auprès d'EUe. Celles

17. Sur Briolle (Briord), Yoyez ci-deMus, p. 63, lettre s4, note 4.

18. Dominique d'Estampes, marquis de Yalençay. Il est comprit, au tome V des Souvenirs du règne de Louis XIV^ de M. le comte de Cosnac (p. 437), dans une liste des lieutenants généraux de Tarmée de Monsieur le Prince en lôSa. — Sur le siège de Montrond, TOjez le même ourrage, tome IV, p. \^'^\\q^ et, sur le secours tenté par Briord, Léris, Yalençay, etc., p. 86-91.

19. Dans Toriginal, Lespy, Yoyez les Mémoires^ p. 356, note 7. so. Ces deux dernières lignes sont écrites à rebours au haut de

la troisième et de la seconde page de la lettre; les noms propres, comme à l'ordinaire, sont en abrégé : a de la R. et de M. »

Lbitbb s6. — Manuscrits de Lenet, tome YIII, fol. t94~196, de la main du président Yiole ; au dos, la mention : « M. de la Rochefoucault ; p cachets conservés. — Les suites de points qu'on trouvera aux pages 73 et 77 ne marquent pas des retranchements faits par nous, mais sont dans Foriginal.

I. On voit dans les Mémoires (p. 355) que le prince de Conty avait été revêtu par son frère, quand celui-ci quitta la Guyenne, de la plénitude honorifique et nominale du commandement, sous

du 29 juillet, (lu 5 ' et 1 3 d'aoât in*ont été rendues hier seulement, qui étoit le 26 du mois, de manière que je n*ai pu exécuter ce qu*Elle m'ordonne que ce matin, et encore ce n'a pas été en tout, car je n avois pas encore lu celle qui parle de M. du Daugnion ', Thumeur duquel je trouve fort extravagante ^ et son procédé insolent et insupportable. J'en parlerai de la sorte à Mgr votre irère, qui ne m'en a pas ouvert la bouche, quoiqu'il en ait été informé par M. Lainet.... Â l'égard de celle du i3, par laquelle vous me mandez de lui dire que vous jugez à propos de choisir MM. Dafis' et d'Espagnet* pour être

la direction efTectiye du comte de Jtfarehin, pour les affaires militaires, et de Lenet, pour les affaires ciriles, financières et diplomatiques : voyez p. Sa, lettre 21, note s. Le président Pierre Viole était, lui aussi, resté d'abord a Bordeaux auprès de Mme de LongueTille; mais Lenet, dit V. Cousin {Madame de LonguevilU pendant la Framde, p. aSi), « fort sourent contrarié par le hardi président, le fit rappeler par Condé, sons le prétexte qu'il lui serait plus utile à Paris par son crédit sur le Parlement et par son influence sur les FVondeurs. a 3. Après 5, il 7 a d'aoust^ effacé.

3. Au sujet du comte du Dognon ou du Damgnion (c'est ainsi qu'il signe : Manuscrits de Lenet, tome Y III, fol. 3s), voyez au tome II, p. 996 et note i ; et, dans les Mémoires de Lenet (p. 558), ce que Condé a écrit à l'occasion de ses exigences. Retiré à Brouage, il gardait, dans le parti de Condé, une attitude fort équivoque; U fit sa soumission l'année suivante, moyennant cinq cent trente mille livres d'argent comptant, un brevet de duc et pair et le bâton de maréchal {Mémoires de Lenet ^ p. 606).

4. Au lieu à^extrapagante^ il y a dans le manuscrit, extravamie,

5. Président au parlement de Bordeaux, hostile à la faction de tOrmée, On peut voir sur le président Daffis ou d'Af&s, ainsi que sur les conseillers au parlement de Bordeaux dont les noms vont suivre, les Archives historiques du département de la Gironde (Bordeaux, in-4<», tomes II, III, IV, etc., 1860 et années suivantes). Au sujet de la faction de VOrmée^ à Bordeaux, voyez les Mémoires^ p. 349, note 6, et p. 35o, notes 3, 4 et 5.

6. Conseiller au parlement de Bordeaux. U était, dit Lenet, qui fait le portrait de ce personnage dans ses Mémoires (p. 3oo), « d'une fermeté stofque et d'une vertu incorruptible.... Il étoit

jg5^ du Conseil, il m'a dit en avoir écrit à M. Lainet et qn'il avoit promis à M. de Mirât'' de le nommer, que néanmoins il s'en remet à Votre Altesse pour choisir ceux qu Elle désirera. Quant à celle* du 29 du passé, j'agis avec tant de retenue es choses qui regardent votre domestique, que, bien que j'aie ouï parler souvent de cette affaire et des plaintes que faisoient MM. Courtin*, j'ai cru néanmoins ne m'en devoir mêler, estimant que cette sorte de différends entre officiers d'une même maison

toujours des vigoureux avis dans sa compagnie, et des premiers à les exécuter. »

7. Autre conseiller au parlement de Bcnrdeaux, dont il est question dans leê Mémoires de Mme de Mottevilie (tome III, p. 909), « Parcboutant de notre Fronde, > dit Lenet (p. 403). Dans une lettre un peu antérieure à celle-ci (9 juin), publiée dans la 3« partie des Mémoires de Lenet (p. 548), le prince de Condé l'appelle son a bien aimé M. de Mirât, » et en parle comme étant a celui de tous les Messieurs (de tous les membres du parlement de Bordeaux) en qui il a le plus de confiance, » et a qui il veut donner part dans ses a plus secrètes pensées. »

8. Courtin père et fils^ — Antoine Courtin, le père, seigneur des Mures (Choix de Mazarinades^ tome I, p. ai6), était maître des requêtes au parlement de Paris, et chef du conseil du prince de Conty. Retz, qui l'appelle le petit Courtin, k cause de sa taille fort exiguë, parle de lui, dans ses Mémoires (tome II, p. 171), en une circonstanoe curieuse, où il s*agit précisément de la Rochefoucauld. Le fils, Honoré, a joué unrôle plus considérable. NéàRiom en i6aa, il fut conseiller au parlement de Normandie en 1640, conseiller d'État, diplomate, et accompagna, en 1646, Mme de Longueville à Munster. Ministre plénipotentiaire à Stockholm, après Amauld de Pomponne, il s'attacha à la reine Christine, qui le fit noble suédois et secrétaire de ses commandements. Après avoir été ambassadeur extraordinaire du roi de Suède, Charles-Gustave, il fut nommé résident général de France près des États et princes du Nord, et envoyé, à plusieurs reprises, comme ambassadeur, en Angleterre, « où, par Mme de Portsmouth, dit Saint-Simon (tome IV, p. 87), il faisoit faire au roi Charles II tout ce qu'il vouloit. » C'était un homme d'esprit et de tact, très-goûté personnellement de Louis XIV. Il mourut en i685. — Nous avons d'Antoine Courtin des ouvrages de

se doivent assoupir et tenniner d^eux-mémes, sans que des étrangers en prennent connoissance ; mais, puisque Votre Altesse me le commande, je verrai MM. Courtin et leur dirai mon sentiment, qui sera toujours d'avoir toute sorte de déférence pour Votre Altesse, et de vivre bien avec ceux qu'Elle honore de ses bonnes grâces, desquelles j*ai des marques si glorieuses que je ne puis en parler sans * témoigner à Votre Altesse le ressentiment que j'en ai, qui sera étemel.

Je reçus hier, avec les lettres de Madame votre sœur ^^, un mémoire touchant les affaires de i6[Proi^ence)^^ que j'ai communiqué à la {Monsieur le Prince) y qui a compris très-bien l'importance de l'affaire, laquelle il faut soutenir, et, pour cet effet, il consent qu'on y envoie telle des personnes nommées dans le méi^oire qu'il plaira à i3 {F'otre Altesse)^ et si i3 [F^otre Altesse) même juge être ^^ d'une nécessité absolue d'y aller, qu'il y consent, voulant préférer les intérêts de i3 {Votre

morale, un Traité sur la jalousie (i674« in-ia), un Traité sur la paresse (1674, in-ia), etc. Ce dernier a été enrichi, dans la 4* édition, d'une intéressante Vie de Fauteur par Tabbè Goujet, 1743, in- 19. — Les « plaintes » de MM. Courtin étaient dirigées contre Sarasin, le secrétaire des commandements du prince de Conty. Elles sont riTcment exprimées dans une lettre du fils, de cette même année i65a, dont il est parlé ci-après, dans la dernière note du n» 17 de V appendice i, p. a68. Sarasin et Marignj étaient les principaux personnages de la petite cour du frère de Condé à Bordeaux. Voyez, au sujet de la querelle à laquelle il est fait ici allusion, Madame de Longueville pendant la Fronde^ p. 397 et 298.

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