‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 69 sur 239 · Voyez p. 88, la note 5 de la lettre 3o · texte numérisé non relu

Voyez p. 88, la note 5 de la lettre 3o

19. Les maréchaux de l'armée royale étaient postés « derrière le bois de VilleneuTe-Saint-Georges, sur 1« bord des rÎTières de Seine et d'Yère, dit Montglat (tome II, p. 363), en sorte que ces bois et ces rivières leur servoient de retranchement. » Condé, avec les ducs de Lorraine et de Wurtemberg, s'était établi près de Boissy, « dans la plaine qui est entre ce village, le bois de VilleneuTe-Saint*Gporges et la rivière de Seine, ce bois séparant les deux camps, qui étoient si proche l'un de l'autre, qu'on se tiroit des coups de canon par»dessus le bois ; mais on ne se pouvoit faire d'autre mal, parée que, pour aller de l'un à l'autre, ilfailoit défiler dans le bois, qui est haut et bas ; et celui qui l'eut entrepris eût été assurément battu. » (Ibidem^ p. 363 et 3640 Les deux armées conservèrent trois semaines environ ces positions respectives. Dans la nuit du 4 *^ ^ octobre, Turenne, profitant de la m^^lie de Condé, resté à Paris depuis le a5 septembre, décampa sans être inquiété.

TJTT Cinq cents hommes *^ de pied, qui venoient de Picardie, ont joint M. de Turenne, après avoir passé en ces quartiers, et, par un bonheur incroyable pour eux, on n'en eut point*' avis.

Toutes les nouvelles qui viennent de la cour assurent qu'on a envoyé ordre aux troupes qui sont en Guyenne d'aller au secours de Barcelone, qui est réduit aux dernières extrémités**. Cazal est toujours investi*', et M. de Montpezat s'est démis du gouvernement de la place entre les mains du Roi *^, qui l'a donné à M. de Vassé*', et M. de Quincé*' va commander en Italie.

M. le comte de Rieux est sorti avant-hier de la Bastille*'.

90. Dans la i'^ éditicm, <E Les hommes », au lieu de « Cinq cents hommes » ; il y a 5oo en chiffres au manuscrit.

ai. £u[t] point ^ en interligne; derant avh^ un autre eu[i]^ bîflfë.

sa. La ville de Barcelone, assiégée par les Espagnols depuis le mois d*août i65i, était défendue, depuis avril i65a, par le maréchal de la Mothe-Houdancourt, vice-roi de Catalogne. Après plusieurs vaines tentatives de secours, la place fut obligée de se rendre à Don Juan d'Autriche, le i3 octobre ; elle avait résisté plus d*un an. Voyez les Mémoires de Montglat^ tome II, p. 3oo-3o3, et p. 386-389.

a3. Casai était investi par le marquis de Caracène, gouverneur de Milan, et fut forcé de se rendre quelques jours après Barcelone (le ai octobre), a La joie de cette conquête, dit Montglat (tome II, p. 386), fut grande dans tous les États des Espagnols, comme aussi la douleur dans la cour de France, laquelle perdoit, cette année, de tous côtés. »

a4. Jean-François Trémolet, baron, puis (i665) marquis de Montpezat, mort lieutenant général en 1677. Montglat (tome II, p. 385) dit dans quelles circonstances il quitta le commandement de la place de Casai. Il retourna, Tannée suivante, en Italie, comme lieutenant général, sous les ordres du maréchal de Grancey.

aS. Henri-François d'Ëquilli ou d'Ëcquevilly, marquis de Vassë, mestre de camp du régiment de Bourgogne : voyez les Mémoires de Mademoiselle^ tome II, p. 60.

a6. Sur le comte de Quincey, voyez Montglat y tome II, p. ^^^,

37. Voyez fl^essus, p. 53, lettre ai et note 11; les Mémoires de

Mademoiselle^ tome II, p. iSg; et ceux de Lenet^ p. 573, 673, 57$.

L'anion est si parfaite entre MoDsieur le Prince et M. de Lorraine qu'il ne se peut pas davantage, et ce dernier témoigne tout à fait faire toutes choses avec beaucoup de franchise.

Page 1