A LEJIfET
A Paris, ce i3 octobre i65a.
Encore que je n'aie point reçu de vos nouvelles par les deux derniers courriers, je n'en veux pas laisser passer un seul sans vous écrire, et particulièrement en un temps comme celui-ci, où Ton fait courre de si beaux bruits à Bourdeaux^. Je vpus engage mon honneur que
4. De» le 24 septembre, les partbans de la cour avaient fait afficher, à la porte da Palais-Royal et dans divers autres endroits de la Ville, un placard intitulé : L€ Manifeste des bùms serviteurs du Roi étant dtLns Paris et leur généreuse résolution pour la tranquillité de la ViUe, Le P. Berthod en donne le texte, p. 33o-333. En même temps eut lieu la manifestation dont il est question dans la lettre pr^édente, et à la suite de laquelle le menu peuple pilla a une charrette des troupes du duc de Lorraine, chargée de vin, qu'on menoit au camp des Princes, » Consultez encore, sur ce monyement, et d'autres, plus grayes, qui arrivèrent ce jour-là et les jours suivants jusqu'au 98, le P. Berthod (p. 333*346), qui ajoute : « Tout le monde s'attendoit de voir grande rumeur le samedi 18, et que les gens des Princes pr«idroient les armes pour aller garder le Palais-Royal, la Bastille et l'Arsenal...; maié tout demeura calme ; personne ne bougea. »
5. Sur l'attitude de Monsieur pendant ces mouvements, voyez les Mémoires de Mademoiselle^ tome II, p. 179.
LsTEBB 35. — Manuscrits de Lenet^ tome X, fol. 68 et 69, de la main de Gourville ; cachets conserves. Le contenu semble indiquer qu'elle a été écnt/ç sous la -dictée du duc, bien que soi) nom ne soit pas au dos. La suivante, de même date, dont nous n'avons que le commencement, est de sa main.