‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 89 sur 239 · À MONSIEUR · texte numérisé non relu

À MONSIEUR

[i652.] Monsieur ,

J'aime mieux vous écrire à tâtons que d'être plus longtemps à vous remercier des marques qu'il vous a plu me donner de votre souvenir. Je vous en demande

de ses affaires en Italie, arec cinquante mille ëcus de pension..., et que je demeurerois trois ans à Rome, après lesquels il me seroit loisible de revenir faire à Paris mes fonctions. » Il ajoute qu'il ne voulait pas conclure pour lui seul, qu'il tenait à stipuler en même temps pour les intérêts de ses amis. Or, la Teille du jour où la Rochefoucauld fit écrire notre lettre ^^^\e Roi avait signe un ordre de prendre Retz « mort ou vif » (ibidem, p. 444) î î^ ^t arrêté le 19 décembre au Louvre, par Villequier, capitaine des gardes {ibidem, p. 449 ®t suivantes).

i3. Douze jours après, le 99 novembre, Mme de la Rochefou* cauld écrivit à Lenet une lettre que nous donnons à Vappendice i de ce volume (p. 268-171) ; elle contient de très-curieux détails sur les circonstances qui avaient marqué le départ du duc son mari, alors en train de rejoindre Tarmée de Monsieur le Prince. Un peu plus tard encore, le xi décembre, Gourville, demeuré à Paris, adresse à Lenet une longue lettre dictée par lui à un copiste ; elle se trouve dans le tome XI (fol. 54 et 55) du recueil, où elle porte, par erreur, au dos, la mention : « M. de la Rochefoucault. » L'intérêt très-vif qu'elle présente nous engage à la donner également a Vappendice i (p. 171-173). Le lecteur y verra de quelle manière le duc de la Rochefoucauld, qui venait d'arriver à Damvilliers, avait été reçu par Condé.

Lettbb 43. — Bibliothèque nationale, Fr. 10 576, Recueil de lettre* originales, fol. i3, autographe, sans date ni suscription. Ce billet, dont le destinataire nous est inconnu, a dû être écrit a I» fin de if>5i, au temps où la Rochefoucauld avait failli devenir

la continuation, et de me faire la grâce de me croire ^ plus véritablement que personne du monde , Monsieur,

Votre très-humble serviteur,

La Rochefoucauld.

44* A LEIÏET.

Ce II™ février [i653], à Stenay.

Je vous ai écrit une si longue lettre depuis peu, que celle-ci vous remet de toutes choses à M. de Beauvais^. Je vous avoue que je voudrois bien vous pouvoir entretenir deux heuies, mais je ne l'espère de très-longtemps, car les affaires ne se disposent guère ' à nous rappro'cher. Je vous conjure de me mander quand vous aurez reçu cette lettre et celle que je vous ai écrite de Damvilliers, car je serois bien fâché qu'elle fiit perdue. Adieu : je suis entièrement à vous*.

Suscription : A Monsieur Monsieur Lenét {sic),

areagle de la blessure reçue au combat du faubourg Saint-Antoine : on peut le conjecturer d'après ces premiers mots : « J^aime mieux TOUS écrire à tâtons. »

Lbttrs 44* — Manuscrits de Lenet, tome XII, fol. aaa, autographe; au dos : « M. de la Rochefoucault ; » cachets cojiserTés. Cette lettre est postérieure de quelques jours à la rentrée en France de Mazarin, que le Roi était allé chercher au Bourget, le 3 février, et avait ramené dans son carrosse au Louvre. Voyez Montglat^ tome II, p. 398; et, dans les Mémoires de Lenet (p. SgS), une lettre de Marigny, du 5 février.

I. François de la Gropte, seigneur de Beauvais, était écujer de Condé ; il négociait avec Mme de Fiesque dans Tintérêt de Mon^ sieur le Prince; voyez sur lui les Mémoires ^ p. i85 et note 3.

a. Dans l'original, guieres.

3. Les cinq derniers mots sont ajoutés au haut de la page^ à contre-sens du reste de Pécriture.

lao LETTRES.

jçgj 45. A LEJNET.

Ce 12"* février [i653].

Vous voulez bien que je m'adresse à vous, pour vous conjurer de faire remettre entre les mains de M. de Beauvais ^ les chevaux d'Espagne qui sont pour moi ' : vous savez quels ils sont. Il les doit envoyer à mon frère*, d'où je trouverai moyen de les faire venir ici. M* de Beauvais vous dira que c'est l'intention de Monsieur le Prince, et vous m'obligerez au dernier point.

La Rochefoucauld.

Suscription : A Monsieur Monsieur L'Esnet.

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