LETTRE DE LAGRANGE A LAPLACE, ETC
stantes, pendant que les quantités r et u varient de dr et du; car, comme
f* ■é=- = i — e sinl sinu — e cosl cosh, M/-
il suffit de démontrer que la différentielle de cette équation est nulle, en ne faisant varier que les deux quantités esinl, ecosl; c'est-à-dire,
que
sinu.d(e sinl) -+- cosu.d(e cosl) = o;
mais
d(e sinl) = — Q du cosu, et (/(ecosl) = Q du sinu,
donc, etc. Je fais donc
x = esinl, y = ecosl;
Jai
= i — x sin u — y cos m,
et ensuite j'ai, en différentiant, les équations
dx = — Q cos m c/w, c?j = ^ sin ?< c/« ;
si l'on substitue, dans ces équations et dans les autres semblables, les valeurs de r et de u en x, y et t, et que l'on ne conserve que les termes où x, y, x', y',..- seront linéaires et multipliés par des coefficients constants, on aura les équations cherchées; il faut seulement avoir soin de ne pas rejeter, dans la quantité Q , les termes de la forme
I xsin u du, jx cosu du, I y sinu du, I y cos m du,
et les autres semblables; car ces termes, étant transformés en
x cos u 4- / dx cos u, . . . , produiront, dans les équations différentielles,
des termes de la forme demandée; à l'égard des quantités / dx cosu,...,
on pourra les négliger entièrement, parce que dx est déjà très-petit de l'ordre des masses des planètes perturbatrices.