‹ Œuvres de LamartineChapitre 95 sur 145 · DES PRISONNIERS FRANÇAIS · texte numérisé non relu

DES PRISONNIERS FRANÇAIS

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Ici (lorineiit, jetés par le flot de la guerre, l)*intrépides soldats, nés sous un ciel plus beau : Vivants, ils ont porté les fei-s de TAngleterre; Morts, ce noble pays leur offrit dans sa teri-e L'hospitalité du tombeau.

Là, toute inimitié s'efface sous la pierre; Le dernier souffle éteint la haine dans les cœui-s! Tout renti-e dans la paix de la maison derniùi*e, Kt le vent des vaincus y môle la poussière A la poussière des vainqueurs.

Écoutez ! de la terre une voix qui s'élève Nous dit : « Pourquoi combattre et pourquoi conquérir? La terre est un sépulci*e, et la gloire est un rêve! Patience, ô mortels! et remettez le glaive. Un jour encor! tout va mourir! »

A UN ANONYMK

\h ! bëni soit celui dont ramitié discrète Me prodigue ses vœux sans oser se nommer; ¥à que ces vœux touchants qu'il adresse au poète Retombent sur son front, comme des fleurs qu'on jette Retombent pour nous embaumer.

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