‹ Œuvres de Le Sage (volume 4)Chapitre 110 sur 191 · SCÈNE XVII ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII ET DERNIÈRE

ERASTE, LUCILE, DAMIS, AR AM INTE, ANGÉLIQUE, CLÉANTE, LISETTE, L O L I V E.

DAMIS à madame Araminte.

Non , Madame , je 11e suis plus dans le dessein d’épouser votre fille, et je vous prie de me rendre mon dédit à l’amiable.

LES AMANTS JALOUX

Non , Monsieur, je ne vous le rendrai pas. Nous plaiderons, à moins que nous 11e nous acconynodions en mariant Géante avec Angélique.

J) A MIS

C’est à quoi je ne consentirai point.

ARAMINTE

Nous verrons.

D AMIS

Oui, parbleu, nous verrons! J’ai de bonnes raisons pour rejeter une pareille alliance.

ARAMINTE

Des raisons, Monsieur?

D AMIS

Et des preuves, Madame, et des preuves .

ARAMINTE

Hé, quelles preuves, s’il vous plaît?

Je ne m’explique pas . ( à Angélique. ) Non, non,

Mademoiselle, vous 11e ferez enrager ni le fils, ni le père.

AÎI A MI N TE lui jetant le dédit qu’il a signé.

Ali, je suis indignée! Tenez, voilà le cas que je fais de votre dédit, et je romps avec vous pour jamais.

D AM I S , croyant lui jeter le dédit qu’elle a signé, lui jette la lettre de change.

Et moi de même avec vous.

LOLI VE ramasse les papiers; et, voyant que c’est la lettre de change, il la montre à son maître.

En voici bien d’une autre.

CLÉ ANTE

C’est la lettre de change!

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