SCÈNE XXII
M. TROUSSE-GALANT, CRISPIN , ÉRASTE , AMBROISE, M. BOLUS la seringue à la main.
AMBROISE fuyant devant M. Botus.
Au meurtre! à l’aide! au secours! au feu!
M. TROUSSE-GALANT
Pourquoi tous ces cris ?
SCÈNF. X \ 1 1
M. BOI.IJS.
Il a beau faire. Il faudra I >ien qu'il en passe par-là.
CRISP1N regardant avec attention Ambroise.
Que vois-je ? voilà un visage qui ne m’est [tas inconnu. Oui, ma foi, c’est lui justement, c'est La llose. Major ne le reconnoissez-vous pas *
ÉR A S TF..
C’est La Rose lui-même , qui a servi dans notre régiment , et qui a déserté.
a ni b rois i:.
Hé! oui, Messieurs, c’est moi. Je vous en demande pardon.
CRIS P IN
Ali! lâche, le hasard te trahit et t’offre à ma vengeance.
AMBROISE
[Mon colonel , ayez pitié de moi.
CR IS PIN
Dis-moi , maroufüe , pourquoi tu as quitté sans congé le régiment ?
A MBROISE.
Mon capitaine me donnoit tous les jours tant de coups de bâton, que je n’ai pu y résister.
CRISPIN
Comment , ventrebleu ! abandonner le champ de Mars pour avoir reçu des coups de bâton ! Pour le venger de ton capitaine, que n’attendois-tu un jour de
bataille ? . Holà, major, faites entrer La Furie et sc-
camarades qui sont à la porte.
M T R O II S S E-G A L A N T à Ambroise.
I u ne m’avois pas dit , fripon , que tu a vois de sérié.
LA TONTINE
AMBROISE
Je n’ai jamais osé vous le dire, Monsieur.
M. TROUSSE-GALANT à part.
Dans quel embarras ce misérable me jette !