‹ Œuvres de Le Sage (volume 4)Chapitre 67 sur 191 · ACTE 11, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE V

C L li ANTE.

Vous le connoissez?

Et je lui apprendrai à me connoître, moi. Voyez ce coquin!... Mais tu parois agité, troublé, qu’as-tu donc?

Deux; personnes sur qui je eomptois comme sur moiiiK'ine m’ont joué le plus perfide tour.

D AMIS

Et cela t’étonne? Que tu es jeune! Voilà les hommes, mon enfant. Ce qui me console , je tiens enfin ma lettre de change. Je ne vais plus à Lyon, et dès demain je me marie. Je ne crois pas, mon fils, que cette nouvelle te chagrine.

CLÉ ANTE

Moi, mon père!

J'épouse la fille de madame Araminte.

CLEANTE,

Angélique?

n AMIS.

Angélique, oui, Angélique. Elle est toute charmante, tu le sais bien; avec cela c'est une bonne fille qui deviendra ta belle-mère, et qui aura bien de l’amitié pour toi, loin de chercher à te gâter dans mon esprit. D’ailleurs je ne prétends point te faire de tort.

CL É ANT E

Vous ferez. Monsieur, tout ce qu’il vous plaira; vous êtes le maître.

Le Sage. Théâtre , Mélanges. ft

02 LES AMANTS JALOUX

1) A Al I S .

N’aimes-tu pas mieux que j’épouse Angélique qu’une autre qui te seroit inconnue?

CLÉ ANTE

Assurément.

DA AÎIS.

Cette affaire se fera donc demain. Allons divertir un peu tes ennuis, et surtout que l’on te voie aussi ravi que moi de mon mariage.

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