‹ Œuvres de Le Sage (volume 4)Chapitre 95 sur 191 · CL É A ME · texte numérisé non relu

CL É A ME

Le dépit seul m'avoit fait donner un consentement dont mon cœur n’étoit pas d’accord; mon crime n’a duré qu’un instant. Puis-je espérer qu’une constance éternelle méritera que vous me le pardonniez.

Sachez, Monsieur, que lorsqu’on aime véritablement on n’est point capable de faire une faute pareille à la votre. Nous pouvons pardonner les inquiétudes, les mouvements de colère, cl la jalousie même, quoiqu’elle nous soit injurieuse; mais on ne pardonne jamais à un bomme qui eberebe à nous oublier.

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