‹ Œuvres de Le SageChapitre 155 sur 262 · LIVRE X, CHAI». I · texte numérisé non relu

LIVRE X, CHAI». I

\lbarazin chez une bourgeoise de ses parentes. Pour moi qui, comme je l'ai déjà dit, avois appris à danser chez la marquise de Cbaves, je parus à rassemblée un grand danseur. A l’égard de Béatrix et de Scipion , ils commencèrent à s’entretenir en particulier, pour se rendre compte mutuellement de ce qui leur étoit arrivé pendant qu’ils avoient été séparés; mais leur conversation lut interrompue par Séraphine, qui, venant d'être informée de leur reconnoissanee, les lit appeler pour leur en témoigner sa joie. Mes enfants, leur ditelle, dans ce jour de réjouissance, c’est un surcroît de satisfaction pour moi de vous voir tous deux rendus I un à l'autre. Ami Scipion, ajouta-elle , je vous remets votre épouse en vous protestant qu’elle a toujours tenu une conduite irréprochable ; vivez ici avec elle en bonne intelligence. Et vous, Béatrix , attachezvous à Antonia, et ne lui soyez pas moins dévouée que votre mari l’est au seigneur de Santillane. Scipion, 11e pouvant plus après cela regarder sa femme què comme une autre Pénélope, promit d’avoir pour elle toutes les considérations imaginables.

Les villageois et les villageoises, après avoir dansé toute la journée, se retirèrent dans leurs maisons; mais on continua la fête dans le château. Il y eut un magnifique souper; et, lorsqu'il y fut question de s’aller coucher, le grand vicaire bénit le lit nuptial, Séraphine deshabdla la mariée, et les seigneurs de 1 ,ey va me firent le même honneur. Ce qu’il y a de plaisant, c’est que les officiers de don Alphonse et les femmes de la gouvernante' s’avisèrent, pour se réjouir, de faire la même cérémonie; ils déshabillèrent Béatrix et Scipion, qui.

pour rendre la scène plus comique, se laissèrent gravement dépouiller et mettre au lit.

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