‹ Œuvres de Le SageChapitre 187 sur 262 · LIVRE XI, Cil Al'. III · texte numérisé non relu

LIVRE XI, Cil Al'. III

voir ce que tu (crois dans ta mauvaise humeur. Je ne doute pas que tu ne te sois imaginé que tu me dcplaisois; mais au contraire, mon enfant, je t avouerai que ta personne me revient on ne peut pas davantage. (Un, Santdlanc , tu me plais; quand le roi mon maître ne m’auroil pas ordonné de prendre soin de ta fortune je le le rois par ma propre inclination. D'ailleurs don Raltazar de Zuniga mon oncle , a qui je ne puis rien refuser, m'a prié de te regarder comme un homme pour lequel il s'intéresse; il n’en faut pas davantage pour me déterminer à t'attacher à moi.

Ce début lit une si vive impression sur mes sens , qu'ils en furent troublés. Je me prosternai aux pieds du ministre, qui, m’ayant dit de me relever, poursuivit de cette manière : Reviens ici cette après-dînée, et demande mon intendant ; il t’apprendra les ordres dont je l’aurai chargé. A ces mots son excellence sortit de son cabinet pour aller entendre la messe, ce qu’elle avoit coutume de faire tous les jours après avoir donné audience; ensuite elle se rendoit au lever du roi.

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