‹ uvres de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 179 sur 179 · ALPHABÉTIQUE · texte numérisé non relu

ALPHABÉTIQUE

DKS AUTEURS ANCIENS ET MODKRNES, NATIONAUX ET ÉTRANGERS, MENTIONNÉS DANS CE VOLUME.

ilLcuEssEAU (d'). Orateur célèbre, dont les ouvrages ont éclairé la législation civile, 76. — La noblesse, l'harmonie, une élégance continue, mais peu animée, caractérisent ses nombreux discours , i34.

Alembert (d'). Dans ses Morceaux choisis de Tacite , il est sec, précis en géomètre et non en grand écrivain , souvent infidèle au texte, et plus souvent au génie de l'auteur, 161.

Allart (madame). Éioge de sa traduction du Confessionnal des Pénitens noirs, aSg.

AwDRiEux (M). Poète distingué dans le conte, 21. — Et dans le genre comique, 24. — Son esprit et son enjouement ont animé des narrations charmantes, 28g. — Sa comédie à'Anaximandre se distingue par une diction pure , élégante et facile, 325. — Les Etourdis ont fondé sa réputation ; mérite de cette pièce, ibid. — Il a honoré la mémoire d'Helvétius et celle de Molière; mention du Souper d'Auteuil, et de la comédie du Trésor; qualités distinctives du talent de l'auteur, 32G et sui\>. — Il a contribué à ramener dans la comédie le goût égaré loin de sa route, 375.

Anquetil. VEsprit de In Ligue et \ Intrigue du Cabinet :

Œuvres posthumes. III. 28

ouvrages intéressans cl bien écrits, 168. — Il a complètement échoué dans son travail sur VH/stoire Universelle , ibid. — Son Histoire de F/«/?re , production sans physionomie, long abrégé d'énormes fatras, 174. — Défauts de son ouvrage intitulé : Louis XIV, sa Cour et le Régent , i85 et suiv.

Arnaud (l'abbé). Ses divers ouvrages sur la littérature et sur la musique attirent et captivent l'attention la plus difficile, 108.

AuNAULD (le docteur). A fait avec Nicole la Logique de Port- Royal; éloge de ce livre, 44-

Arnault ( M. ) Ses travaux sur des objets d'instruction publique, 14 Poète distingué dans l'apologue, 21 Et

dans la poésie dramatique, 22. — Eloge de ses apologues, 288. — Considéré comme tragique ; examen de ses pièces de théâtre, 3oi et suiv.

Babois (madame). Ses Élégies sur la mort de sa fille, remarquables par un style pur, une versification d'une douceur exquise, et une poésie qui vient du cœur, 294.

Bacow. a découvert un nouveau monde dans les sciences, 29. — A montré des chemins nouveaux, signalé tous les écueils, et lejeté comme inutiles aux progrès de l'esprit humain la logique et la métaphysique des écoles, 43.

Balzac. A donné à la prose française du nombre et de la gravité, 126.

Baour-Lormian (M). Mentionné comme poète dramatique, 22. — Quelques morceaux brillans distinguent ses Poèmes Galliqucs , 260. — Sa traduction en vers de la Jérusalem délivrée , 265 et suiv. — Sa tragédie de Joseph, bien écrite d'ailleurs, pèche par une froide intrigue d'amour et une froide conspiration, 3 10 et suiv.

Barbé-Marbois (M). Ses travaux dans les diverses parties

de l'économie politique, 7. — Talent exercé et nourri de connaissances profondes sur tout ce qui tient aux finances ,

Barnave. Loué comme orateur, 10.

Barré (M.). L'un des restaurateurs du Vaudeville en France,

Batteux. Son Cours de Belles-Lettres n'offre ni assez d'instruction ni assez d'intérêt, 99.

Bausset (M. de j. Sa Fie de Fénélon, i5.

Beaufort (madame de). S'est distinguée par des vers agréables, 293.

Beauharnais (madame de '. Son nom rappelle des succès mérités dans la poésie , 293.

Beauîiarchais. Auteur distingué^ dans le drame, 24. — Ses Mémoires dans l'affaire de Goëzman, i36. — A déployé un talent original dans ses diverses compositions; qualités et défauts de cet auteur, 343. — Sa Mère coupable, pièce énergique et neuve, ihid.

Beauvais, évêque de Scnez. Ses Oraisons funèbres et ses Sermons, 10. — A prouvé qu'on peut réussir à la cour, même eu faisant son devoir, 127 et suiv. — A su se borner à la partie morale de la i^eligion , et n'a traité que rarement le dogme, ibid. et suiv. — A prévu et annoncé une révolution prochaine, que Louis XV lui-même entrevoyait malgré les prestiges du trône, i3i. — Hardi dans la chaire de Versailles, il a paru timide dans l'assemblée constituante, ibid. — Depuis Bossuet et Massillon, nul orateur n'a mieux saisi que lui le ton noble et persuasif qui convient à l'éloquence de la chaire, i32.

Beauzée. Sa Grammaire générale et raisonnée , ouvrage neuf,

utile, mais d'un style sec et diffus , 3o Le système qu'il

a inventé pour notre langue est ingénieux, mais complique,

3i . — Sa traduction de Salluste, inférieure à celles qui l'ont précédée, i8o.

Becquey (M). Sa traduction des quatre premiers livres de X Enéide, 263 et suiv.

Bkrgasse (M.). Éloquent orateur et habile écrivain, a, dans une cause d'adultère, approfondi une question de morale ])ubUque, i36.

Bexon (M.). Éloge de son livre sur la Sûreté publique et particulière, ^Ç).

BiTAUBÉ, Sa traduction d' Homère , 270.

Blair (m. Hugues), professeur à Edimbourg. Son Couis de Rhétorique , ouvrage digne d'une haute estime, et parfaitement conçu; il est toujours juste envers les écrivains français, io5 et suiv.

Bodin. Son Traité de la République a fourni des idées à Montesqviieu , 76.

BoiLEAU. Son Art poétique, chef-d'œuvre qui ne produit pas des poètes , mais qui les forme et les inspire, 27 1. — Grand prosateur, l\io.

Bois-GuiLBERT. Sa Dime royale , écrite sous la dictée du maréchal Vauban, a jeté quelque lumière sur l'économie publique, 76.

BoisJOLiN (M.). L'un des talens les plus purs parmi nos traducteurs en vers; éloge de sa Foret de Windsor , 292.

BoisMONT (l'abbé de). Élégant écrivain, mais orateur maniéré

et froid, 127.

BoissY-n'ANGLAS (M.). Loué comme orateur, 11.

BoNALD ( M. de). Sa Théorie du pouvoir civil et religieux n'est démontrée ni parle raisonnement, ni par l'histoire , 91 et sttiv. — Sa législation primitive a pour but de faire envisager comme des productions du génie toutes les gothiques institutions, el d'amener l'Europe au plus haut degré d'in-

tolérance politique et religieuse, 92 et iv«V. — Sa diction sèche et ses décisions tranchantes ne parviendront pas à degoûter l'Europe des écrits de Voltaire et de Montes(iuieu , 93 et 97.

Bonnet (Charles). Ses ouvrages sont remarquables par une sagacité profonde qui dégénère souvent en subtiUté, 45.

Bossuet. A, dans ses Oraisnns funèbres, porté l'éloquence à une hauteur inconnue avant et après lui, 126. — Ses émules comme sermonaire, 127. — Dans son Discours sur l'Histoire Universelle , a allié les vues religieuses d'un pontiie aux formes d'un grand orateur, i43 et 174.

BossuT. Son Histoire des Mathëniati<iues , itl.

BouFFLERS (M. de). Cité comme panégyriste académique, i4-

— L'honneur de la poésie erotique, 21 et 292. Bougeant (le P.). Éloge de son Histoire du traité de fVestpha-

lie , 144 • Bouilly (M.). Cité comme auteur dramatique, 25. — Son drame de VJbbé de l'Epée , pièce louchante, 344-

Bourdaloue. Sa réputation est exagérée à tous égards, 104.

— Placé comme sermonnairc à côté de Bossuet, et plus vanté que lui, 127.

Bourguignon (M.). Éloge de ses écrits sur lu Md'^istrature et sur les moyens de perfectionner l'institution du Jury, 85.

BouRNiAL (M. du). Sa traduction du roman de Don Quicliutte, appréciée, 236.

Brantôme. N'a droit d'obtenir place que parmi les compilateurs d'anecdotes , 143.

Bridaine. Missionnaire. Éloge de sou fameux exorde, 102.

Brosses (le président de). Sa Formation mécanique des LMngues a jeté quelque jour sur les obscuiités étymologicpies, 3o. — Sa traduction de Si^lluste n'est digne d'aucun éloge; sa J- le du même historien , 159.

Bruguièkes tlii Gard (M.). Jeune lauréat, cité honorablement,

BuFFiER. Quoique jésuite , s'est permis quelque philosophie

dans sa Logique et dans sa Mctapliysiqiie , 44-

BuFFO». En appliquant l'art d'écrire à l'histoire des sciences et de la nature , a montré à quelle hauteur il pouvait atteindre, 17.

BuRNEY ^missj. Figure avec distinction parmi les romanciers modernes; Cécilia est la meilleure de ses productions, 238.

BuTET 'M. . Sa Lexicographie et sa Lexicologie appréciées : on lui reproche d'avoir supposé l'existence de la lancrue philosophique, et d'avoir voulu assujettir la grammaire à la marche rigoureuse des sciences physiques et mathématiques , 4o et suiv.

Cabanis. A soumis la médecine à l'analvse de l'entendement, 5. — Examen de ses Mémoires sur les rapports du physique et du moral de l'homme : il y a réuni avec succès l'analyse de l'entendement à la physiologie transcendante, et l'art d'écrire à toutes les deux, 53 et suiv.

Cailhava. Ses Études sur Molière ,18. — Ses Ménechmes grecs , pièce bien conduite , 23. — Son Traité sur l'Art de la Comédie et son livre spécialement consacré à Molière sont deux ouvrages propres à former le goût des jeunes éci'ivains qui entrent dans la carrière comique, 109 et suiv. — Eloge de ses Ménechmes grecs et de son Tuteur, 3 18 et suiv.

Gaillard. Son Mémoire sur la Révolution de Hollande , 202.

Cambacérès (m.;. Loué comme orateur, 11.

Camus. Cité comme habile jurisconsulte et comme orateur, 1 1 .

Capïdeille (mademoiselle). Ce qui a fait réussir sa Belle Fermière, 33o.

Cantwel. Sa traduction de la Rhétorique de Blair, inférieure à celle de Prévost, io5.

Castel (M.^. Digne d'éloges dans la poésie didacticjue, 20.

— Son poëaie des Plantes apprécié, 277.

Castéba (M. de). .Son Histoire du règne de Catherine , i5. — Cet ouvrage, fort estimable et bien fait en général, mérite d'être perfectionné dans plusieurs parties, 200.

Cazalks. Loué comme orateur, 10.

Cervantes. A eu le secret d'être correct dans un ouvrage de plaisanterie de quatre volumes, l^iSi.

Chamfort. Ses Etudes et Commentaires sur La Fontaine , 8.

— On y reconnaît la piquante finesse qui caractérisait ses écrits et ses entretiens, 114. — Ses titres comme poète et comme jjrosateur, ibid. et suiv. — Injures dont les compilateurs de calomnies ont honoré sa mémoire, 1 16.

Champfeu (m. de). Sa traduction de V Histoire de la Guerre de trente ans , par Schiller, 184.

Chapellier. Loué comme orateur, 10.

Charron. Disciple de Montaigne; jugement sur son Traité de la Sagesse, 62.

Chastenay (madame Victorine de). Éloge de sa tiaduction des Mystères d' Udolphe , aSg.

Chateaubriand (M. de). Son roman A' Atala, singulier pour la marche et pour le style; critique détaillée de cet ouvrage, 18, 111. ei suiv. — Poétique extraordinaire suivie par l'auteur, 217.

Cheminais, Sermonnaire touchant, mais faible, 127.

Chènedollé (m.). Idée de son poëme du Génie de l'Homme, où il a développé moins de philosophie que de talent poétique, 279.

Chénier (M.-J.). Mentionne comme auteur dramatique, 22.

Chéron. Son Ttirtuje de Mœurs , copie de Shéridan, inférieure à l'original, 33o et suii.

44o TABLE

Christine dk pisan. Célèbre pai- son Hixluire de Charles F, et par ses poésies, 37 1. — Éloge de son histoire , ihid.

Clément (de Dijon). A traduit le Tasse avec une sécheresse aussi étrangère à ses défauts qu'à ses qualités , 266.

CocHiN. Orateur célèbre, estimable pour la sagesse et la clarté, mais inférieur à d'Aguesseau comme écrivain, i34.

Colin d'HARLEviLLE. A enrichi la haute comédie, 23. — Son Inconstant est un des rôles les mieux conçus qu'il y ait au théâtre, 323. — \1 Optimiste et les Châteaux en Espagne étîncellent de traits charmans ; mais ils manquent de force comique, ibid. — Rien ne manque à son Vieux Célibataire,

324 et 339 Dans les Mœurs du Jour, son talent ne se

réveille qu'à de longs intervalles, 225.

Communes (Philippe de). Historien nourri dans les intrigues des cours, a peint avec quelque profondeur le sombre et dissimulé Louis XI, 142, et 373 et suiv.

CoNDiLLAC. Fondateur d'une école de philosophie, 5. — Sa Grammaire générale, chef-d'œuvre d'analyse, livre précis et clair, bien écrit et bien conçu, 3o. — Sa Logique, l'une des plus courtes et la plus substantielle que l'on ait jamais écrite, 45. — Sa Théorie des Sensations est son meilleur ouvrage, ibid. — Dans son Cours d'Histoire ancienne et moderne , il a faiblement soutenu sa renommée, si légitime à d'autres titres, 14 5.

CosDORCET. Son Plan d'instruction publique , estimé, 11. — Son Esquisse des Progrès de l'Esprit humain , i6. — Ecrivain célèbre comme savant et comme philosophe, 64 et suiv.

C0NDORCET (madame). Eloge de sa traduction de la Théorie des Sentimens moraux d'Adam Smith , et de ses Lettres sur la Sympathie , 65 et suiv.

Corneille (P.). Éloge de ses Discours sur la Tragédie, et des divers examens (ju'il a faits de ses pièces, 100. — Tous

les tons de la haute éloquence se trouvent dans ses tragédies, 126 et 426. — Grand prosateur, 420.

CoTTiN (madame). Son coup d'essai, Claire d'Albe, ne donnait que de médiocres espérances, 221. — Sa Malvina est un des plus beaux caractères que puissent offrir les romans modernes, ibid, — Amélie de Mansficld attache et intéresse, 222. — Les Exilés de Sibérie respirent une simplicité touchante, 223. — La Prise de Jéricho , mauvais ouvrage dans un mauvais genre, ibid. — Éloge de Mathilde, ibid. — Qualités de l'auteur, et regrets exprimés sur sa perte, 224.

CouRNAND. Sa traduction des Géorgiqucs , tentative louable, mais malheureuse, 280.

CouRT-DE-GÉBELiN. A jcté quclquc jour sur les obscurités étymologiques, 3o.

Crébillon fils. Dans ses romans, s'est plu à peindre des mœui's dont l'existence est restée problématique, 209.

CuviER (M.). Cité comme panégyriste académique, 14.

Daru (m.). Traducteur élégant à! Horace ,21. — C'est dans les Satires et dans les Épîtres qu'il en a le mieux saisi les beautés, 286 et sui\>.

Daunou (m.). Son Plan d'Instruction publicjue , estimé, 11.

De Gérando (m.) a recherché les rapports des Signes et de l'Art de penser, 5. — Analyse de son Mémoire à ce sujet , 46 et suiv.

Déguilleville (Guillaume de). Religieux de l'ordre de Citeaux, et connu par trois contes en vers, intitulés : Les trois Pèlerinages. Examen critique de ces trois ouvrages, 356 et suiv.

Delille (l'abbé). Classique; sa fécondité, sa richesse de style dans la poésie didactique, 20. — Vrai poète, a obtenu et mérité la première place parmi nos traducteurs en vers, 26 1 .

— Sa traduction des Géorgiqries a fondé sa réputation , ibid.

— Mérite éclatant de sa traduction de V Enéide; observaliou critique à ce sujet, ibid. — Il a réuni tous les suffrages dans celle du Paradis perdu, 264. — Dans ses Jardins et dans V Homme des Champs , il a suivi les traces de Virgile et de Boileau ; observations sur le dernier de ces poèmes , 271. — Celui de la Tidé n'a eu qu'un succès contesté, mais celui de V Imagination a réuni tous les suffrages, ibid et suiv.

— Considéré comme chef d'une école, 274 et suii\ — Examen de son poëme des Trois Règnes de la Nature ; hommage rendu au talent de l'auteur, qui a enrichi la langue poétique, et qui, pendant quarante ans qu'il a écrit, n'a encore fatigué que l'envie, 280 et suii<.

Delrieu (m.). Examen critique de sa tragédie A'Artaxerce , 3ii.

Demoustier. Défauts de ses comédies; ils sont très-graves, 328 et suiv.

Descartes. Avec son doute a fondé parmi nous la saine logique, 4^ et sui{\

Deshoulières (madame). A laissé trois idylles pleines de grâce et de sensibilité, 294.

Desre>'audes (m.). Sa traduction de la Fie d'Jgricola mérit»' des éloges, 161.

D'HÈLE. S'est fait remarquer sur la scène lyrique par l'art de nouer et de dénouer une intrigue, 385 et suiv.

DiuEROT. Son dialogue entre la maréchale de Broglic et lui, et la suite de ses dialogues à l'occasion du voyage de M. de Bougainville : éloge de ces deux morceaux, 67 et suiv. — Ses Considérations sur le Drame, 100. — Son Père de Famille, drame digne d'éloges, 345.

DoMERGUE. Au premier rang parmi les grammairiens; a cultivé avec succès la grammaire générale et particulière, 5. — Services impovtans qu'il a rendus à cette science, 3o et sun-.

DoTTEMLLE. .Succès méiité qu'a eu sa traduction de Salluste, iSg. — Sa traduction complète de Tacite offre beaucoup de choses estimables, entr'autres la Fie de cet historien, et diQ% Abrégés supplémentaires , i6i et i7«V.

DuBOS (l'abbé). Son livre sur la Poésie et la Peinture -se distini^ue par des aperçus ingénieux et féconds , 99. — Eloge de son Histoire de la Ligue de Cambrai, i44-

DccHATELET (madame). Ses Réflexions sur le bonheur, 67.

Ducis. Poète distingué dans l'épître, 21. — Et dans la tragédie, 22. — Éloge de ses Épîtres, 288. — Examen de ses pièces de théâtre, 297 et suiv. — Aucun poète n'a mieux approfondi les sentimens de la nature ; c'est vm \éritable modèle dans l'art d'émouvoir, 3oo.

DucLOS. Éloge de ses Remarques sur la Grammaire de Port- Royal , 3o. — Écrivain piquant et peintre ingénieux des mœurs, 62. — Son Histoire de Louis XI esl le récit, mais non le tableau du règne, 14 5. — Ses Mémoires secrets se rapprochent davantage de la trempe de son esprit, plus fin que profond, ibid. — S'est plu à peindre dans ses romans des mœurs dont l'existence est restée problématique, 209.

Ducos (madame). Éloge de sa Traduction de YJbbaye de Grascille , 7.I^o.

DuFRESNOY (madame). Son recueil de Poésies offre beaucoup de traits heureux et des preuves de talent, 2g3.

DuMARSAis. Son Traité des Tropes est le meilleur livre qui existe sur la partie figurée du langage, 3o. — Quoique philosophe , il a mis peu d'idées dans sa Logique , 44.

DcMOLLiN. Le plus éclairé des jurisconsultes français, a contribué au perfectionnement de notre législation, 76.

DuPATY (le président). S'est honoré par ses talens et ses écrits sur la législation pénale, 78. — Son éloquent plaidoyer pour trois innocens condamnés à la roue, i36.

DupiN (Jean). Religieux de l'ordre de Cileaux, siipériem- ii Déguilleville , son confrère. Son Champ vertueux de bonne vie est du moins raisonnable : examen de cet ouvrage , 36o et suiv.

Dupont de Nemours (M.). Ses travaux dans les diverses parties de l'économie politique. — Éloge de son écrit sur la Banque, 8i.

DupRAT (le chancelier). Homme adroit, mais vil, !^lG.

Dupuis. Son Origine des Cultes, i6.

Bureau de la malle. Sa traduction de iSfdluste est la meiU leure, mais elle pourrait encore gagner du côte de la couleur et de l'énergie, i58. — Dans celle de Tacite , il surpasse presque toujours ses devanciers; il s'attache aux idées, aux images, aux expressions de son modèle, 162 et siiiv. — Annonce de sa traduction posthume de Tite-Live , comnic devant tenir le premier rang parmi ses ouvrages, i65.

DuRESNEL (l'abbé). A naturalisé parmi nous deux poèmes de Pope, 261 et suiv.

DuvAL (M.). Auteur de comédies estimables, il^. — A réussi dans l'opéra-comique , a5. — Sa Jeunesse de Henri V, ainsi nommée improprement; ouvrage bien conduit, intéressant et gai d'un bout à l'autre, 33 1. — Son Tyran domestique, péniblement versifié , 332. — Estimable dans plusieurs parties de l'art, il est habile dans la combinaison du plan, ibid. — Son drame sur la Jeunesse de Richelieu, 'M\ If. ^— Sou opéra-comique du Prisonnier, 348.

EsMÉNARD. A réussi dans la poésie didactique, 20. — Et dans les opéras, 25. — Son poème de la Navigation offre des morceaux brillans; mais la monotonie en est le défaut radical, 277. — Son opéra de Trajan , beau pour les yeux: l'action ne marche point, et l'inléiét s'v fair rechercher, 3/(6. — Son poitrail, 3q8.

EsTiENNE (Robert). Sa Grammaire fninraisr , 29.

EsTiENNE (Henri). Ses traités relatifs à notre langue, 3o.

Fabre (M. Victoria). Jeune poète qui a mérité une honorable distinction, ii. — Son imagination est rapide; et ses idées ont souvent de l'éclat, 289 et suii>.

Fabre d'EglantijVe. A enrichi la haute comédie, 23. — Succès éclatant de son Philintc ; il ne manque à cette pièce que d'être bien écrite, 320 et suii'. — Mention du Convalescent de qualité , de Vlntiigue épistolairc et des Précepteurs, 322 <i\.suù'. — Ses hostilités contre Collin-d'Harleville: sa Préface diiPliilinte , indigne d'une telle pièce, 322.

Fantin-Desodoards (M.). Son Histoire de France, pioduction sans physionomie, long abrégé d'énormes fatras, 174.

Fénélon. Son Télémaquc , chef-d'œuvre à qui nul ouvrage de morale ne peut être comparé , 63. — Ses Dialogues sur l'Eloquence et sa Lettre à V Académie française , ouvrages exquis en littérature , 100. — Son Télémaque , partout modelé sur l'antique, partout respirant la poésie et la philosophie des Grecs, semble écrit par Platon d'après une composition d'Homère, 207. — Ce n'est pas lui qui lui a donné le nom de poëme , 260.

Feuillet (M.). Analyse de son Mémoire sur l'Émulation , présentée comme base de l'éducation vraiment sociale, 68 et suii>. — Esprit exercé, écrivain sage, et qui, sur les matières importantes, est complètement au niveau des lumières contemporaines , 69 et suiv.

F1ELDIKG. Son beau roman de Tom-Jones est un modèle offert aux romanciers : on y sent partout le monde réel, 248.

FitvÉE (M.). Sa Dot de Suzette , non dépourvue d'agrémens, 234. — Son Frédéric, roman fort inégal , où les valets seuls ont les mœurs et le ton qui leur conviennent, ibid. et suiv.

Flahaut ( madame de). Ses romans A' Adèle de Sénangc , d'Eugène de Rothclin , etc. , 224 et suiv.

Fléchier. Sans être le rival de Bossuet dans ses Oraison*funèbres, a montré quelquefois du génie, et a déployé toujours une rare habileté dans la distribution des parties oratoires, la construction des péi'iodes, le choix et l'arrangcment des mots, 127.

Fletry (l'abbé). Éloge de son petit ouvrage sur le Choix des Études, 99.

Fli>s. Sa. Jeune Hôtesse , comédie faible de conception, 370. — Son Réceil d'Epiménidc, pièce plus ingénieuse et mieux, écrite , ibid.

Floriax. Son Numa Pompilius , faible copie de Télémaque , 207. — Ses Nouvelles et ses Pastorales , compositions aimables, quoique un peu froides, ibid. — Examen critique de sa traduction de Don-Quichote , 235 et suiv.

FoxTASEs (M. de). Ecrivain distingué comme poète et comme prosateur, 19. — S'occupe d'un poëme épique de la Grèce sauvée ; idée de cet ouvrage, 262 et suiv. — Éloge de sou poëme du Verger , et de sa traduction de \ Essai sur l'Homme, de Pope, ibid. — Éloge de son Épître sur les paysages , 288.

FoNTENELLï. Scs Eloges et son Histoire des Oracles sont au rang de nos meilleurs livi'es, 294.

FoRBON>'Ais. Ses écrits ont répandu des clartés nouvelles sur le revenu public et sur l'administration , 78.

FouRCROY. Habile chimiste, 17.

Français de Nantes (M.). Loué comme orateur, 11.

François de Neufchâteau (M. ). Cité comme panégyriste académique, i4- — Sa Paméla , copie de Goldoni, supérieure à l'oiiginal, 23. — Éloge de cette pièce, 32o.

Frénilly (M. de). On remarque des pensées fines, des traits piquans et des vers bien tournés dans scs Satires et ses E pitre s , 291.

DES AUTEURS. k^l

Froissakt, connu comme historien, et apprécié de Montaigne, et de liacurne. Idée de son Histoire générale depuis le règne (le Philippe de Valois jusqii 'à la fin du quatorzième siècle , 366 et suiv.

Gaillard. Un style diffus dépare les écrits de cet historien , très-éclairé d'ailleurs, et trop peu apprécié, 146.

Galiani (l'abbé). Son Dialogue sur les femmes , 67.

Gallois ( M. ). Éloge de sa traduction de l'ouvrage de Filangieri sur la Science de la Législation , 94.

Ganilh (M.). Ses travaux dans les diverses parties de l'économie politique, 7. — Son Essai sur le Revenu public , livre utile où l'auteur se rapproche beaucoup, dans les principes, des philosophes de l'école écossaise, 84.

Garât (M.). Professeur de haute philosophie; son imagination brillante a rendu la raison lumineuse, 5 et suiv. — Loué comme orateur, 11. — Et pour son éloquence académique, i3. — Mérite de son Discours placé en tète de la dernière édition du Dictionnaire de l'Académie française , 3g. — Aperçu de son Cours normal sur l'Analyse de l'Entendement humain, où la supériorité d'esprit est renforcée par la supériorité de talens, 67 et suiv.

Garxier (m.), a publié sur l'économie politique des écrits dignes d'estime, mais a renouvelé un peu tard plusieurs opinions décréditées par les résultats de l'examen , 81 et suiv. — Éloge de sa traduction du traité de Smith, sur la Richesse des Nations , g5.

Gaston (Hyacinthe). Sa traduction de V Enéide, appréciée; il a soutenu avec Delille une lutte inégale, 262 et suiv.

Genlis (madame de). Ses romans, estimables dans quelques parties, mais défectueux à plusieurs égards; examen détaillé à ce sujet, 217 et suiv. — Éloge particulier de celui de Mademoiselle de Clermont sous les rapports du style, de la narration et de rintéi'èt, 221.

Gerbier. Orateiii- célèbre, a laissé d'imposans souvenirs; trente ans de succès attestent sa supériorité. Ses Mémoires imprimés ne donnent de lui qu'une idée incomplète, i35.

GiLRERT. Ses Poésies lyriques offrent quelques traits élevés,

GiNGUENÉ. Son travail sur la Littérature italienne, 9. — Il doit être compté parmi nos critiques les plus instruits et les plus sages , 1 1 6 et suiv. — Éloge de ses Rapports sur les travaux de l'Institut, ihid. — A tiaduit en vers Thétis et Pelée y poème de Catulle, 269. — S'est mis avec succès au rang de nos fabulistes, 288.

Girard (l'abbé). A perfect'onné l'étude de la langue par ses Synonymes français , 3o.

Godwin (m.). Son roman de Caleb Williams , vanté on ne sait trop pourquoi, 287 et saiv.

Goethe. Romancier allemand; succès général et légitime de son Werther; critique de son Alfred, ouvrage incohérent, il^i et siiiv.

GoMBAUD. Poète médiocre du dix-septième siècle, 899.

Gombervilee. Poète médiocre du dix-septième siècle , 399.

Gresset. Son Sidney est un drame, plus fort de style, mais plus faible de conception que les pièces de La Chaussée, 342.

Grétry. Mérite de ses compositions musicales, 17.

GuDiN. Son poëme sur la Conquête de Naples demandait plus de poésie, plus de style, une versification plus soutenue, une plaisanterie plus légère; il est trop long de moitié, 255 et suiv. — Son poème de \ Astronomie \AQn distribué; ouvrage d'un esprit sage et cultivé, mais non d'un poète, 278.

GuiLLARD. Cité comme auteur d'opéras, 23.

GuiRAUPET. Sa traduction des OEuvres de Machiavel , supérieure à toutes celles qui l'ont précédée, 9/i. — Défauts de

sa traduction de VHistoire d'Angleterre de madame Macai:lai-Graham, 184.

Hamilto>". Ses Mémoires de Gramniont , 207. Harringtoî?. a effacé dans son Occana l'Utopie de Thomas 3Ionis, 94 et suiv.

Harris. Auteur anglais; mérite de son Hermès; traduction de cet ouvrage, 44-

Helvétius. Hardi dans ses conceptions, animé dans son stvlc; ses ouvrages offrent des paradoxes à côté d'utiles vérités; il a concouru aux progrès de l'analyse et de l'entendement, 45 et suiv.

HÉîîACLT (le président). Son Abrégé chronologique de l'Histoire de France, ouvrage utile, rédigé sur un plan neuf et bien conçu, i44'

Henry (M,). Éloge de sa traduction de XHistoire du Pontificat de Léon X , de Roscoë, 180.

HÉRODOTE. Le plus ancien des historiens grecs, surnommé le chantre et l'Homère de l'Histoire; narrateur fleuri et conteur agréable; mis en parallèle avec Thucvdide; traductions diverses de ses ouvrages, i47 à i54.

HoBBES. Substantiel, profond et concis dans son Traité de la Nature humaine , et plus encore dans sa Logique, appelée Calcul, 43-

HoFFMA» (M.). Cité comme auteur d'opéras, 25. idrien ,

digne d'éloges pour la composition et le style, 346. — Euphrosine et Stratonice se distinguent par le ton de la comédie noble, 348.

HoiiÈRE. >'a point eu parmi nous le même bonheur que Yh'gile; traduction de ses poëmes, 270.

Horace. Poète latin , dont les écrits offrent la perfection dans plusieurs genres, et dans chaque genre tous les tons qu'il

OEuvres posthumes. III. 2()

/,5o TABLE

peut comporter; traduction de ses poésies en vers français, 286 et saiv.

Hlet (évêque d'Avranche). A de l'esprit, des connaissances fort étendues, mais ne réussit pas dans ses démonstrations tliéologiques, 41 1-

JouY (M. de). A réussi dans les opéras, 25. — Éloge de sa Vestale, 346 elsuiv.

JuvÉNAL DES Ursins. Lc plus méthodique des historiens du quinzième siècle. Éloge de son Histoire de Charles FI, "i-ji.

Kant. Auteur allemand; sa doctrine sur les idées, 49-

KoTZEBUK. Ses drames, transportés sur notre scène, ont eu quelque vogue, 344-

La Bléterie (l'abbé de). La Vie d'Agricola est l'article le plus estimé de son travail sur Tacite, 162.

La Boétie. Son Discours sur la Servitude volontaire , 76.

La BRuyÈRE. Qualités qui distinguent ses Caractères , 62.

Lacépède (m). Considéré comme continuateur de Buffon, 17.

La Chaussée. Auteur estimable, 4^^^ et suiv.

La Chalotais. Énergie des Mémoires que ce magistrat a publiés pendant sa captivité ; il a déployé ime raison courageuse en dénonçant les constitutions des Jésuites, i35.

Laclos ( Chauderlos de ). Son roman des Liaisons dangereuses, 209.

DES AUTEURS. /jSi

Lacretelle (M.) aîné. Son Discours sur la Nature des Peines infamantes, 8. — Jurisconsulte éclairé , qui a appliqué la philosophie à la législation; notice de ses divers ouvrages, 88 et suiv. — Examen critique de ses deux écrits sur V Éloquence de la Chaire et sur V Éloquence Judiciaire, xo^ et

suiç. Ses Mémoires pour le comte de Sanois, i36. — Son

drame du Fils Naturel, sujet mieux conçu que celui de Diderot, 345-

I.A Fayette (madame de). Ses romans de Zaïde et de la Princesse de Clèves , i8 et 207.

Lafontaine (M. Auguste.). Romancier allemand. Tous ses ouvrages respirent les principes de la philanthropie; on y rencontre des traits charmans; mais il est inégal, 242.

La Harpe. Son Éloge de Racine et ses Commentaires sur ce poète, 8. ~ Son Cours de Littérature et sa Correspondance russe; qualités et défauts de ce littérateur, 19. — A obtenu et mérité beaucoup de renommée dans la critique littéraire; a bien jugé les anciens et les auteurs qui l'ont précédé, mais s'est montré partial à l'égard des auteurs contemporains, 118. — Ennemi acharné de la philosophie du dixhuitième siècle, dont il était autrefois partisan; n'a pas compris Helvétius qu'il a cru réfuter, 119. — Dans sa Correspondance russe, il a sacrifié tous les écrivains de son siècle à une seule idole , à lui-même ; preuves à l'appui de cette assertion, ihid. et suiv. — Ses plaisanteries lourdes et indécentes contre Voltaire, 121. — Ouvrages qui soutiendront sa réputation, malgré tout ce qu'il a fait pour la compromettre, et même pour la détruire, 122 et suiv. — Sa traduction de Suétone, 166. — Mélanie est la mieux conçue, la mieux exécutée et la meilleure de ses productions dramatiques, 379.— Son opinion sur la tragédie de Mahomet, par Voltaire, 391 cl suiv. — I\ a manqué le sujet de Coriolan , '127.

/s52 TABLE

Lalanwe (M.). Ses petits poënies du Palagtr et tles Oiseaux (le la ferme , appréciés ,277.

Lamoignon. Ses Arrêlrs ont éclairé la législation civile, 76.

I.,\mothe-i,e-Vayer. S'est montré philosophe dans son ouvrage svu' la Vertu des Païens , 6 a.

Lamotte-Houdart. Fut le premier qui mit au rang des épopées le beau roman politique de Fénélon, ^Go. — Sa traduction der///«f^//7cnvers, tentative malheureuse justement décriée, ibid. — Quelques stances ingénieuses sont éparses dans son Becueil Ijriqtte , 3 9, i .

J. ANGELOT, Sa Grammaire gcncralc est parmi nous le point de départ de la science, 9.9.

Langiiet (Hubertl. Son Traité célèbre de la Puissance légitime du Prince sur le Peuple et du Peuple sur le Prince , 75 et suii'.

Largher. Traducteur d'Hérodote; a remplacé, dans sa nouvelle édition, les opinions philosophiques qui se trouvaient dans la première par des opinions absolument contraires; réflexions à ce sujet, 1Z17 et suie.

La Rochefoucauld (le duc de). Misanthrope dont \cs Maximes se soutiennent par leur brièveté pleine de sens , 61.

T.AROMiGuiÈRE (M.). Cultivc avcc succès l'analyse intellectuelle; éloge de ses Mémoires imprimés dans le Recueil de l'Institut, sur les mots Id^c et Analyse des Sensations , 48 et suie.

Laujon. L'un de nos meilleurs chansonniers; Eloge de ses divers opéras, et de sa petite comédie du Couvent, aS et 319. — Son Amoureux de Quinze ans , ibid. et 347-

Lavallée (M.). A montré du talent et des intentions philanthropiques dans son roman Le Nègre comme il y a peu de Blancs, 131. — Ses Lettres d'un Mameluck ont le tort de rappeler les formes d'im chef-d'œuvre inimitable de Montesquieu , ibid.

LivoisiER. Chimiste habile, 17.

Laya (m.). Sa comédie de Y Ami des Lois , composée Uop à la hâte; il y a fait preuve d'ime noble audace, 319.

Lebrun, duc de Plaisance (M.). Ses travaux en économie politique, 7. — Talent exercé, et nourri de connaissances pioibndes sur tout ce qui tient aux fmances, 81. — Son élégante version de la Jérusalem délivrée^ attribuée à J. J. Rousseau, 265.

La Brun (Écouchard.) Aurait soutenu seul la concurrence avec Delille, s'il avait achevé son poëme de la Nature , 20. — 11 est sans émule dans le genre de l'ode, ihid. — A tratluit avec talent deux épisodes de Virgile , dans son poëme inédit des Veillées du Parnasse , i^i). — Idée de son poëme de la Nature ; mention de divers fragmcns, et remarques à ce sujet, 275 et >uiv. — Eloge de ses Odes , qui le placent à côté des grands lyricjues français; qualités et défauts de cet auteur, auquel on ne peut contester une harmonie savante et une étude apj)rofondie de la langue poétique, 285 elsuiv. — 11 a excellé dans l'épigrammc, 291. — Et ne fut, dans ce genre, inférieur à aucun modèle, 291.

Leïranc de Pompignan. Ses Odes offrent quelques strophes pompeuses, 284, 4^7 et suiv.

Lecouvé. Poète distingué dans le genre grave et philosophique, 21. — Et dans la poésie dramatique, 22. — A traduit également plusieux's beaux morceaux de Lucain , 269. — Ses poèmes des Souvenirs , de la Mélanculie et du Mérite des Femmes, 288. — Considéré comme poète tragique; examen de ses pièces de théâtre , 3o3 et suiv.

Lemare (m.). Sou Cours théorique et pratique de la Langue française joint à un mérite réel et à une saine littérature des formes grossières et tranchantes, 36 et suiv.

Lemercikr (m.). Poète distingué dans la poésie dramatique,

22. — Sa pièce ô.'Agamemnon est un des ouvrages qui ont le plus honoré la scène tragique à la fin du dix-huitième siècle, 3o6. — Ses essais dans le genre de la comédie : idée de Piiito et de Plante , 332 et suiv.

Le Sage. Eloge de son Gilblas , 207. — Ce livre charmant laisse à désirer un intérêt plus vif et plus d'unité d'action , 247.

LÉvÊQUE. Sa traduction de Thucydide , i5i. — Mérite de son travail sur cet historien, 175. — Dans son Histoire critique de la République Romaine, il a déprimé avec affectation le peuple dont il écrit l'histoire, 167 et suiv.

LÉVESQUE (Maurice). Sa traduction de Suétone; mérite et utilité de son estimable travail, 166.

Lewis (M.). Romancier anglais, a présenté dans le Moine une fable digne des couvens du quinzième siècle, 240 et suii>.

L'HospiTAL (le chancelier de). C'est à lui que remontent parmi nous les sciences politiques , 75. — Il est justifié d'une doctrine étrangère à son beau caractère, 41 5.

LiNGENDES. Prélat célèbre, du tems de Louis XIII, par ses Sermons et ses Oraisons funèbres ; il avait enti'evu l'éloquence de la chaire , 126.

LiNGUET. Cité comme orateur pour son Mémoire dans l'affaire du comte deMorangiez, i35.

LouvET (J. B. ) Son roman de Faublas , 20g.

Luge de Lancival. Son poëme à^ Achille à Scyros doit être distingué de la foule, 19. — Il offre peu d'action ; et le style n'est pas exempt de recherche, aSg.

Lccrèce. Poète latin ; modèle admirable dans la poésie didactique, 271.

DES AUTEURS. 45j

Mably (l'abbé de). A ajouté peu d'idées à la science du droit public , mais l'a servie par une foule d'écrits estimables, 77. — Ses Observations sur l'Histoire de France , i45.

Macaulai-Graham ( madame ). Son Histoire cl' Angleterre a obtenu beaucoup de succès; défauts de la traduction qui en a été faite , 184 et siiiv.

Machiavel, fameux par son livre du Prince, gB et suie.

Maine-Birax (M.). Son ouvrage de l' Influence de l'habitude sur la faculté de penser, honorablement cité, 48-

Malebr ANCHE. A donué dans im spiritualisme imiccessible à la raison humaine, 44-

IMalfixatue. Ses Poésies 'lyriques offrent quelques traits élevés, i85.

Mallet. Son Histoire des Suisses est complète , mais peu détaillée ; et le style est sans oraement, 177 et suiv.

Marivaux. Moins maniéré dans ses romans que dans ses comédies , 209.

Marmontel. Son ouvrage intitulé Leçons de Grammaire est l'une de ses meilleures productions, 5. — Il contient une suite d'observations fuies ou profondes sur plusieurs des élémens de notre \Anuy\e, ibid. et 38. — Son livre delà Logique , inférieur aux idées actuelles, 49 et suiv. — Sa Métaphysique porte le même caractère, ibid. — Son Bélisaire ; ses Leçons d'un père à ses en/ans , espèce de traité méthodique de morale , 63. — Sa poétique et ses élémens de littérature, 100. — Son Histoire de la Régence, écrite d'un style noble et grave, 191 et suiv. — Son Bélisaire et ses Contes moraux, loç). — Il a enrichi la scène lyrique de petites comédies agréablement versifiées, 348.

Marsolliek. Auteur d'opéras comiques aj^iéables, a 5. — Us ont dû leur succès à des situations pathétiques , 348.

Mascakon. S'est rapproché de l'éloquence de la chaire, 126.

Massillon. Célèbre prédicateur , l'un des plus beaux modèles que nous présentent l'éloquence et l'art d'écrire, 127. — Les Mémoires sur la minorité de Louis XV, publiés sous son nom, sont évidemment supposés, 186 et suiv. — A borné la prédication à la morale évangélique, 247.

Masson. Ses Helvétiens , tentative estimable, mais défectueuse, 19 et 25i.

Maury. (m. l'abbé.). Son Traité sur l'éloquence de la chaire , apprécié, 8. — Loué comme orateur, 10. — A établi l'extrême supériorité des {grands prédicateurs français sur ceux de l'Angleterre et du reste de l'Europe, loi et suiv. — Un peu sévère pour Fléchier, il n'est pas complètement juste à l'égard de Massillon, ibid. — Éloge de ses Panégyriques de saint Louis et de saint Augustin , i32 et suiv.

Melon. Secrétaire du régent; ses ouvrages sur le crédit public , 76.

Merlin de Douai. Cité comme habile jurisconsulte, 11. — Ses travaux législatifs, et son Répertoire de Jurisprudence , 85.

Mesnardière (de la). Auteur de la tragédie à'Alindc, fameuse par sa chute au théâtre ; il a fait encore quelques pauvres pièces, soit en vers, soit eu prose, 399 et suiv.

Mézerai. Historien de la Monarchie française , l'emporte sur Daniel et, à beaucoup d'égards, sur Véli et ses contiuuateui-s, 143.

Michaud (m.). Son poënie, Le Printemps d'un Proscrit, apprécié, 277.

Millevoye. Poète remarquable par l'élégance de son style, 21. — Doué d'un sens droit et d'un goût pur, 289. — Juge-

ment sur le recueil de ses poésies; éloge particulier du poëme de Bclzunce, 290.

MiLT.OT (l'abbé). Dans ses divers Élémcns d'histoire, est court, impartial et sage; mais décoloré, timide et médiocrement instructif, 146.

MiLTON. Traduction de son Paradis perdu , par Delille , 264 et suiv.

Mirabeau. Loué comme orateur, 11. — Notice des ouvrages qui ont fondé et qui garantissent la réputation de cet énergique écrivain, 78. — Ses Discours aux États-généraux, cités comme ses meilleurs ouvrages, et comme de beaux monumens de l'éloquence tribunitienne ; ses travaux à l'Assemblée constituante, 187 et suiv. — Considéré comme écrivain et comme orateur, i4o et suiv. — Son Histoire de la Monarchie prussienne serait à peine citée si elle n'était de lui, 147. — Défectuosités de la traduction de V Histoire d'Angleterre de madame Macaulai-Graham , qu'on lui attribue, 208.

Molière. Sa préface du Tartufe et plusieurs scènes de X Impromptu de Versailles démontrent seules combien il excellait dans la théorie de l'art qu'il a porté à la perfection , 100.

MOLLEVAUT (M.). Sa traduction des Élégies de Tibulle réclame des encouragemens , 292 , et suiv.

MoNCLAR. Avocat général au parlement d'Aix, a déployé une raison courageuse en dénonçant les constitutions des Jésuites, i35.

Montaigne. Jugement sur ses Essais , 62.

Montesquieu. Son Esprit des Lois , livre semé de quelques erreurs, mais celle de toutes les productions philosophiques qui doit le plus long-tems influer sur les destinées de l'espèce humaine, 76 et suiv. — Son Histoire de hi »randcur

et de la décadence des Romains, il^S. — Regrets sur la perte de son Histoire de Louis XI , ibid. — Une traduction de Tacite est la seule qui eût été digne de lui, 160. — Ses Xef^e.yjo^/'i'«/ze*, production importante sous une apparence frivole, 208.

MoNTJOYE (M.). Ses Romans se soutiennent par l'intérêt de curiosité; la diction en est traînante, et la composition chargée d'incidens, 233.

MoNTOLiEU (madame de). Eloge de ses traductions des romans d'Auguste Lafontaine, 242 et suii'.

MoNVEL. Distingué comme auteur et comme acteur, 25. — Les Victimes cloîtrées et l'Amant hoiarii , pièces intéressantes, 3o3. — Dans ses opéras comiques, a peint avec une ingénieuse naïveté les mœurs et les passions villageoises,

MoREL DE ViNDÉ. Sou vomau de Primerose , composition faible, mais amusante, dont le style n'est pas dépourvu de grâces , 23 i .

MoRELLET. Son Éloge de Marmontel , cité, i4- — Mérite de sa traduction des En/ans de l'Jbbaje, 238. — Et du Confessionnal des Pénitens noirs , 23g.

MuLLER. Auteur allemand. Son Histoire de la Confédération helvétique, ouvrage important; le traducteur anonyme mérite des remercîmens et des louanges, 175 et suiv.

MuRViLLE (M.). Mentionné comme auteur dramatique, 22. — Son Abdélazis , remarquable par le style, tient plus du roman que de la tragédie, 3io.

Naigeon. Son travail sur la philosophie ancienne et moderne, 16.

Nangis (Guillaume de). Historien célèbre. Sa traduction de la

Chronique latine sur les règnes de Louis IX et de Philippele-Rardi et celle de la Chronique de Rigoi'd, fort estimées, 365 et suii>.

Necrer. Son petit écrit sur le bonheur des sots, 67. — Ses écrits et ses discussions avec Calonnc ont répandu des clartés nouvelles sur le revenu public et l'administration, 78.

Necrer (madame). Examen critique de ses Mélanges , qui décèlent une femme de sens et d'esprit, accoutumée à la lecture des bons livres, et plus encore à la conversation des hommes supérieurs, 109.

Nicole. A fbiit avec Arnauld la Logique de Port-Royal ; éloge de ce livre , 44- — Ses Essais de Morale, encore estimés , mais peu lus, 62.

Olivet (d'i. Son Traité sur la Prosodie a perfectionné l'étude de la langue, 3o.

Orléaxs (le père d'). Considéré comme historien, 144.

OssiAX, Barde écossais. Traductions de ses poëmes, 260.

Ovide. Ses Métamorphoses , l'un des plus beaux monumens de la poésie latine; examen de ce brillant chef-d'œuvre, 3oo et suiv. — Sa traduction par Saint- Auge , ibid.

Palissot. Ses Études et Commentaires sur Corneille et Voltaire, 8. — Éloge de ses Mémoires de Littérature , ibid. et 112. — Écrivain élégant et plein de goût, il s'est montré injuste à l'égard de quelques écrivains illustres dont il eût mérité d'être l'ami, ii3 et suiv.

Parsy. Considéré coinme un de nos meilleurs poètes, 19. —

46o TABLE

L'honneur de la poésie erotique, 21. — Mérite littéraire de la Guene des Dieux et de ses autres compositions épiques , 254 etsuiv. — Il maintient encore dans la poésie légère cette politesse élégante, charme des écrits et de la société, 292.

Parseval de graivdmaison. (M.). Ses Amours épiques décèlent un auteur exercé dans la versification et dans l'art de peindre en poésie, 19 et 259.

Pascal. Fut très-éloquent, et de plus d'une manière , dans uu immortel écrit polémique, où les formes oratoires ne sont point admises, 126.

Pastoret (m.). Son livre sur la Tliéoiie des Lois pénales , production intéressante sous l'aspect philosophique et littéraire, 7, 86 et suiv.

Patru. a banni du barreau français le mauvais goût et la barbarie; mais son style n'a d'autre qualité que la correction, i34.

Pklisson. S'est élevé jusqu'à l'éloquence dans ses Plaidoyers pour le surintendant Fouquet, i34. — Son ouvrage sur la Conquête de la Franche-Comté , i43.

PÉRÉrixE. Historien de Henri IV, grave et digne de conHaucc,

Perreau. Ses Éléinens de Législation sont d'un historien sage et d'un bon citoj^en, 7 et 85.

Perrot-d'Ablancourt. Sa traduction de Thucydide ^ i5i.

Picard (M.). Auteur comique. Qualités qui le distinguent, 24. — A fait vingt-cinq comédies, dont beaucoup ont réussi, et qui présentent toujours des idées originales, des peintures vraies, des ridicules bien saisis, 327. — Ses meilleures pièces tant en vers qu'en prose, ibid. — Réunit les qualités essentielles d'un auteur comique, 328.

PiRYRE (M.}. Le Ijrillant succès de son École des Pères, co-

mc-ilie conçue avec force, écrite avec autant de pureté que (l'esprit, l'a placé depuis long-temps au rang des poètes distingués de notre époque, 336 et siiiv. — Parallèle entre sa comédie du Garçon de cinquante ans et celle du Vieux Célibataire, par Colin -d'Harleville. Son éloge, mais non son triomphe, ibid.

Picaiîlt-le-Bru]v (m.). Romancier inépuisable et ne sachant point se borner, 232 et siiiv. — Ceux de ses ouvrages qui méritent une distinction, ibid. — On y peut blâmer de nombreux écarts et une imagination vagabonde ; mais on v doit louer des traits piquans, des boutades heureuses et des scènes d'un comique original, ibid.

Pus (M.). L'un des restaurateurs du Vaudeville en France ,

Pons (M.) de Verdun. Mérite de ses Épigrammes , 291.

Pope. Mérite de son poëme de la Boucle de Cheveux enlevée, 258. — Traductions de son Essai sur l'Homme et de V Essai sur la Critique, 261 et 271. — Et de sa Foret de Windsor, 292. — Il n'a rien démontré en métaphysique, 411.

PoKTALis. Loué comme orateur, 1 1. — Comme panégyriste, 14.

Porter (Miss.). Son roman, le Polonais , n'est point à négliger, 238.

Poule (l'abbé). Habile orateur, abondant, pompeux, mais prolixe et sans variété, 104 et 127.

Prévost (M.). Professeur de philosophie à Genève ; sa traduction de la Rhétorique de Blair , regardée comme la meilleure, 119.

Prévost (l'abbé) serait beaucoup lu, s'il n'avait trop écrit; ses romans et ses traductions, 208.

462 TAIÎLE

QuiJVAULT. Vrai fondateur de la scène lyrique, a mérité l'honneur d'être nommé à la suite des grands poètes de son siècle, 23 et 346.

Racine (Jean). Ses Préfaces seules démontrent combien il excellait dans la théorie de l'art qu'il a porté à sa perfection, 100 et 426. — Ses chœurs à'Esther et à'Jthalie sont encore les plus beaux chants de la lyre moderne, 284. — Grand prosateur, [\io.

Racine (Louis). Ses RéJ/cxioiis sur la Poésie respirent le sentiment des beautés antiques, 100. — Son poëme de la Religion, ouvrage du second ordre, où brillent des beautés du premier, 271.

Râdcliffe (madame). Examen de ses divers romans, parmi lesquels les Mystères d'Eudolphe tiennent la première place; qualités et défauts de cet auteur, 289 et suiv.

Raux. Sa traduction des Géorgiques , tentative louable, mais malheureuse, 280.

Raynai, (l'abbé.). Son Histoire pliilosophiquc des Deux-Indes , livre célèbre qui tient sa place entre les monumens de la philosophie moderne : on y remarque des beautés nombreuses et un majestueux ensemble; mais l'enflure y est trop souvent à côté de la sécheresse, \l\S.

Raynouard (m.). Poète distingué dans le genre grave et philosophique, 21. — Et dans la poésie dramatique, 22. — Son Socrate au Temple d'Jglaure unit la sagesse du style à la richesse de l'ordonnance, 289. — Critique raisonnée de sa tragédie des Templiers ; beautés et défauts de cet ouvrage, 3o7 et suiv.

Rf.cnault de Saint- Jean- d'Angély. Loué comme orateur,

lO.

Regnier-Desmarais. Sa Grammaire française , quoique imparfaite, a répandu des lumières, 3o.

Retz (le cardinal de). Historien digne de la Fronde; rappelle la manière brillante et ferme de Salluste , i43 et suiv.

RiBOUTÉ (M.). Son Assemblée de Famille n'a de force ni dans l'intrigue, ni dans le comique, ni dans le style, et pourtant elle a réussi, 334-

RicHARDSON. Grand peintre de mœurs, le plus vrai qu'ait eu l'Angleterre , 208.

RiVAROL. Dans son Discours sur la Langue Française , il est verbeux , obscur et superficiel ; on sent un homme de beaucoup d'esprit qui veut enseigner ce qu'il aurait besoin d'apprendre, 39 et suiv.

RoBERTSON. Eloge de son Histoire de Charles-Quint. Sa supériorité sur Schiller, 182.

Roche (madame Régina). Ses Enfans de l'Abbaye , joli roman, 238.

Rochefort. Malgré son style tramant et diffus, est encore le plus supportable des traducteurs en vers d'Homère, 270.

Roederer. (M.). Ses travaux dans les diverses parties de l'Éccnomie politique, 7. — Auteur de quelques bonnes dissertations, 81.

Roger (M.). Auteur de quelques essais estimables dans le genre comique, 24. — Ses comédies du Tableau et de X Avocat, 332.

RoLLix. Son Traité des Études est un de nos meilleurs livres élémentaires, 99.— Simple, élégant et facile dans son Histoire ancienne , on lui reproche des réflexions puériles et une crédulité trop complaisante, 144.

RoscoÉ. Autour anglais des Histoires de Laurent de Médiris et

du Pontificat de Lcon X. Le fond de ces ouvrages est aussi riche qu'intéressant, 180. — Les recherches de l'auteur sont précieuses ; mais l'ordonnance laisse à désirer , ibid.

RoTROu. Eloge de son Fenceslas. Idée de son talent, 418.

RoucHER. Sa traduction de la Richesse des Nations de Smith offre des obscurités et de fréquentes incorrections, gS.

Rousseau (J-B.). Douze ou quinze Odes pleines de verve, et deux ou trois belles Cantates., l'ont placé parmi nos grands poètes, 284 et 426.

Rousseau (J.-.T.). Son Emile , chef-d'œuvre de philosophie morale, 63. — Son Contrat social, où il a développé de hautes vérités, qui, avant lui, n'avaient été qu'entrevues, 77. — Mérite de sa traduction du premier livre de l'histoire de Tacite, 160. — Sa Nouvelle Héloïse , 208. — Son opinion relativement à la tragédie de Mahomet, 392.

RuLHiÈRE. Son Histoire de Pologne porte l'empreinte d'un falent très-éclatant , i5. — Son Histoire de la Révolution qui fit monter Catherine II sur le trône de Russie, quoique très-courte, est digne de beaucoup de louanges, i47- — Analyse de son Histoire de l'Anarchie de Pologne , qui, bien qu'imparfaite, maintiendra la gloire de son auteur, ig4 et suiv. — Examen critique de son poëme des Jeux de Mains , dont la réputation a fini avec sa publicité, 267 et suiv.

Saint-Ange. Habile et laborieux interprète d'Ovide, 19. — Mérite de sa traduction des Métamorphoses , 266 et suiv.

Saint-Évremont. Doué d'un bon esprit philosophique. Idée de sa doctrine littéraire, 489-

Saint-Gelais (Jean de). Historien méthodique et fidèle. Son Histoire de Louis XII , estimée. 38o.

Saint-Lambert. Son éloge comme poète, comme philosophe et moraliste, 6. — Idées générales de son Catéchisme universel, dont la doctrine n'a d'autre base que la nature de l'homme et d'autre but que son bonheur, 72 et suii>. — Hommage par lui rendu à la mémoire des hommes illustres dont il avait été l'élève et l'ami, 75. — Son excellent poërae des Saisons est peut-être le seul ouvrage où le genre descriptif soit à sa place, 276.

Saint-Pierre (l'abbé de). Nombreuses questions politiques qu'il a discutées; homme vertueux, puni pour n'avoir point flatté l'ombre de Louis XIV ,76.

Saint-Pierre (Bernardin de). Sa Chaumière Indienne , le plus moral et le plus court des romans, 18. — Son éloge comme écrivain, ibid. — Son roman de Paul et Virginie, remarquable par l'intérêt d'une fable charmante, par la couleur et la mélodie du style, 209 tttsuiu. — Sa Chaumière unit des

vues philosophiques à tous ces genres de mérite, ibid Ces

deux ouvrages placés au rang des chefs-d'œuvre de la langue , ibid. — Auteur d'un drame sur la Mort de Socrate , 345 et suiv.

Saint-Réal. Son élégant récit de la Conjuration de Venise ,

Saint-Simon (le duc de). Ses Mémoires, 144.

Sainte- Croix (de) Examen de son ouvrage sur les Historiens d'Alexandre ; style correct, mais prolixe; critique peu judicieuse; traits amers contre les conquérans, les républiques et les philosophes, i54 et suiv. — Cet ouvrage offre plus d'érudition que de critique, et beaucoup moins d'idées que de citations, SqS et suiv.

Saligny (Pierre de). Un des historiens de Charles VIII, 379.

Salluste. Historien latin; éloge de ses Narrations et de ses Harangues, diversement appréciées à Rome; regrets sur

OEuvres posthumes. III. 3o

fi66 TABLE

la perte de sa grande histoire; traductions diverses de ses ouvrages, i58 et suie.

Salm (madame Constance de). Son Epître aux Femmes et son Discours sur les divisions des gens de lettres, ag'i. — Éloge de sa pièce de Saphn , 347.

Saurin. Sermonaire protestant; orateur grave, mais négligé,

Sav (m. J.-B.). Ses travaux en économie politique, 7. — De tous les livres composés sur cette science, le Traité qu'il a publié est le plus complet et le plus instructif, 82 et siiiv.

ScARRON. Jugement sur son Roman comique et sur ses Nouvelles , 1 06 et suiv.

Schiller (M.). Auteur allemand. Son Histoire de la Guerre de trente ans, appréciée; traductions qui en ont été faites, 182 et suiv. — Son drame extravagant des Voleurs, transporté sur notre scène, n'a pu que nuire à l'art dramatique, 382.

Sedaine. Son Philosophe sans le savoir ; drame qui a beaucoup d'effet, 342. — Ne savait pas écrire, mais savait peindre; a présenté sur la scène lyrique des tableaux variés et nombreux, 348.

SÉGUR (M. de). Son Tableau politique de l'Europe, cité, i5. — La sagesse et la clarté font le principal mérite de son style ; il sait unir avec beaucoup d'art les différens objets qu'il embrasse, 201 et suiv.

Servan. Avocat général. Ses écrits sur la législation pénale, 78. — Son plaidoyer pour une femme protestante est parmi nous le plus beau modèle de l'éloquence judiciaire, i35.

SÉviGNÉ (madame de). Reste parmi nous le modèle du genre épistolaire, 294.

Seyssel. Historien de Louis XII, peu digne de son héros, i/j-^. — Sa traduction de Thucydide, complètement oubliée, i5i.

Shakespeare. A môle tous les tons et confondu tous les caractères; défauts de ses compositions, ^2.5.

vSicARD (M.). A cultivé avec succès la grammaire générale et particulière, 5. — A clairement exposé les théories de ses prédécesseurs, 33. Réfutation de quelques censures auxquelles ont donné lieu ses Elémciis de Grammaire générale , 34 et suiv.

SiEYES (M.). Hal)ilt'té de sa dialectique, 7. — UEssai sur les Privilèges, première production oii ses talens s'annoncèrent avec éclat, 78 et suiv. — Autres écrits, remarquables par la hauteur et l'étendue des conceptions, et qui ont fait avancer la science de l'organisation sociale, 9a et suiv.

SiMÉON. Loué comme orateur, 11.

SiMiANE (madame de); digne petite-fille de madame de Sévigné, 42g.

SiMONDE DE SisrMO^Di. A rcudu nn véritable service à notre littérature en traitant V Histoire des Républiques italiennes. Il joint une raison forte à des connaissances étendues; m.nis il est inégal, et son livre est digne d'être perfectionné, 178 et suii'.

SouLAViE. Auteur des Mémoires de Richelieu, ainsi que de l'ouvrage attribué à Massillon sur la minorité de Louis XV.,

Staël (madame de). Son ouvrage sur V Injluence des Passions , beau sujet traité d'une manière brillante , mais où l'esprit de parti se laisse apercevoir, 63 et suiv. — C'est dans le genre des romans que ses talens se sont déployés avec le plus d'avantage, 226. — Examen critique de Delphine, Ce roman offre beaucoup d'idées fines ou profondes; mais on ne saurait admettre le principe qui lui sert de base, ihid. et suiv. — Corinne a moins de défauts, plus de beautés, et des beautés d'un plus grand ordre, 229 et suiv. — L'auteur est nn des écrivains qui font le plus d'honneur à notre littérature, 23 I.

SuARD (M). Ses Discours académiquts , i3. — Ses Mélanges de littérature, recueil digne d'une attention particulière, réunissent la politesse du style, la finesse des observations et le sentiment éclairé des arts, 107 et suiv. — Jugement sur son Histoire du Théâtre-Français, 122.

SuÉTOXE. Historien latin; ne peint ni les hommes ni les choses; son style manque de nerf et de chaleur : sa vérité, froide et impassible, donne néanmoins une physionomie particulière et de l'autorité à son histoire ; traductions diverses qui en ont été faites, i65 et suiv.

Sully. A jeté quelques lumières sur l'économie publique, 76. Historien de Henri IV, grave et digne de confiance, i43.

Tacite. Historien latin, le plus grand peintre de l'antiquité: diverses traductions qui ont été faites de ses ouvrages, 160 et suiv. — Son livre est un tribimal où sont jugés en dernier ressort les opprimés et les oppresseurs ; dans cet historien des peuples et des princes , chaque ligne est le châtiment des crimes, ou la récompense des vertus, 164.

Talleyrand (m. m.). Son Plan d'Instruction publique considéré comme monument de gloire littéraire, 11.

Target. Cité comme habile jurisconsulte et comme orateur, II. — Émule de Gerbier, i35.

Tasse (le). Traductions diverses de sa Jérusalem délivrée , 29g.

Thomas. Cité pour son éloquence académicpie, l'i. — Digne appréciateur de l'honnête et du beau, 90 et suiv. — Son Essai sur les Éloges , le meilleur écrit français sur l'art ora-

^ toire, est aussi celui qui porte la plus belle empreinte du caractère et du talent de l'auteur, loi. — Fragmens qui nous restent de sa Pétréîde , ïSo. — Ses poésies offrent (juel(|ues traits élevés, 286.

Thoc RET. Cité comme habile jurisconsulte et comme orateur, II. — Son Précis sur l'Histoir.r de France , 1 5 . — Examen détaillé de cet ouvrage élémentaire, instructif, plein de sens, écrit d'un style simple et même austère, mais concis et rapide, 169 et suiv.

Thucydide. Historien grec , d'un style concis et nerveux , unissant l'austérité d'un philosophe à l'audace élevée d'un gi'and citoyen; peintre des choses et des hommes; est mis en parallèle avec Hérodote; diverses traductions de ses ouvrages, i5i et suiv.

Thurot (m.). Traducteur distingué de YHermès d'Harris, a justement apprécié les travaux de ce philosophe, 35 et suiv. — Éloge de sa traduction de V Histoire de Laurent de Mcdicis , de Roscoë, 180.

TissoT (M.). A traduit avec succès les Bucoliques de Virgile, et mieux encore les Baisers de Jean Second , 292.

Tracy (M de). A rassemblé les trois sciences (Idéologie, Grammaire et logique) liées dans un corps d'ouvrage, comme elles le sont dans la nature, 5. — Ses Élémens d'Idéologie sont un beau monument de philosophie rationelle; analyse de cet ouvrage, 5i et suiv.

Treilhard. Cité comme habile jurisconsulte et comme orateiu-, II. — Émule de Gerbicr, i35.

Tronchet. Cité comme habile jurisconsulte, et comme orateur, II.

TuRGOT. Ses écrits ont répandu des clartés nouvelles sur le revenu public et sur l'administration, 78.

Vesette (Jean). Religieux carme , et lun des continuateurs

de Guillaume de Nungix : son poënie des Trois Maries est piquant par son ridicule. Idée de ce poënie. 36a tisuiv.

Verdier (madame). Éloge de ses talens poétiques, ayS.

Vergniaux. Loué comme orateur, ii.

Vertot (l'abbé de). S'est fait une réputation solide et étendue, en écrivant l'Histoire de quelques révolutions célèbres, 144.

Vigne (André de la). Un des historiens de Charles VIII, 879.

Virgile. Traductions diverses de YÉnéide, 262 et suiv. — Modèle admirable dans la poésie didactique, 271. — Traductions des Géorgiques, 261 et 280. — Et des Bucoliques, 292.

VoLNEY. Éloge de ses Voyages, 16. — Ses Ruines, ibid. — Son écrit sur la Simplification des langues orientales et son Projet d'un alphabet unique, considérés sous les rapports de la politique et de la science, 41 et suiv. — Idée générale de son ouvrage sur la Loi naturelle, remarquable jjar les idées, le style et la propriété des expressions, 70 et suiv. On lui attribue le supplément à Y Hérodote de Larcher , petit mémoire important par son objet et par le mérite d'une excellente rédaction, 149-

Voltaire. Commentateur de Beccaria, 78. — Véritable arbitre du goût et le plus grand littérateur de l'Euï'ope moderne, 100. — Proclamé par Blair le chef des historiens du dernier siècle; le plus moral et le plus religieux des poètes tragiques, 106. — Son Commentaire sur Corneille est audessus de toute comparaison ; mais on y entrevoit quelquesfois des erreurs mêlées aux leçons d'un grand maître, m et sidv. — Ses écrits en faveur des Calas et de Sirven, appréciés, i35. — Son Charles XII, son Essai sur les Mœurs et son Siècle de Louis XIF , monumens immortels qui ne lui laissent aucun rival entre les historiens modernes, i45 et 192. — Ses Romans, ingénieux délassemens de sa vieillesse, 208. — La conception de sa Henriade ressent la jeu-

liesse d'un grand poète ; place qu'elle occupe entre les épopées célèbi'es et dans la poésie élevée, aSo. — S'est montré l'égal de l'Arioste dans sa Pucelle, 254. — Nanine et V Enfant Prodigue tiennent de près au genre du drame; V Écossaise en fait partie, et c'est le chef-d'œuvre du genre, 3^2. — Analyse de son Mahomet, 382 et suiv. — Voltaire n'a pas de rival dans la prose, [^lo. — Son opinion sur les tragiques grecs, l'éfutée, 42/1 et suiv., 429 et suii>. — Réflexions sur son caractère, 4o3.

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