‹ uvres de M. J. Chénier (volume 4)Chapitre 160 sur 269 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Et deux peuples rivaux, lancés dans la carrière, D'un combat meurtrier commencent les apprêts.

Déjà l'airain tonne, Et la charge sonne.

A ces fiers accens.

Dont la noble ivresse, De notre jeunesse Enflamme les sens, Brûlant de courage, Guerrier sur guerrier.

Coursier sur coursier, S'élance avec rage ; Parmi le carnage, Les cris, le fracas, Une ardeur nouvelle Remplit les soldats; Le fer étincelle.

Et vole en éclats; Et le sang ruisselle Partout sur nos pas.

LE GÉNÉRAL, l'aIDE-DE-C AMP, THOMAS.

Enfin, dans ces plaines funestes, Rassemblant quelques faibles restes.

L'ennemi s'enfiiit éperdu ; Mais, couvert de sang et de gloire.

Le Français chante sa victoire.

Et pardonne au soldat vaincu.

Page 1