ACTE î, SCÈNE I
Des superstitions racontei les fureurs.
Je n'ai point, comme vous, goûté dès ma jeunesse>
Les principes hardis d'une aJtière sagesse :
Dans ma religion rien n'est douteux pour uio! ,
Et ma raison fléchie sous le joug de la foi ;
Mais je puis concevoir cfu'uu zèle fanatique
Arme contre son fils la main d'un hérétique.
Je sais qu'en votre cœur Dieu seul est adoré.
Que Dieu seul à vos veux est lui objet sacré.
« En tous lieux, disiez-vous, nos malheureux ancélitv
« Ont toujours épousé les passions des prêtres;
«Et, toujours ajoutant au culte de i'autel ,
« Les humains ont gâté l'œuvre de l'Eternel. »
Quoi! monsieur, ce fléau si grand, si redoutabU'.
Quoi! des religions ce inal inévitable.
Au culte protestant serait -il étranger.
Ou l'esprit d'une secte aurait-il pu changer?
LA SALLE
Non, non; le fanatisme eiîfaiite tous les crimes; Sans égard et sans choix il frappe ses victimes ; Du sang , de la nature , il fait taire la voix : Mais, pénétrant aussi dan> le teniplf des lois. Souvent, vous l'avoûrez, sa terrible puissanct^ Aux mains des magistrats fait pencher lu balance.
CLhR AC.
Terminons mi discours qiu pourrait nous aigrir.