LA REPRISE DE TOULON
Anglais, vos serviles vaisseaux, Teints du sang qui coula sous les remparts de (ièiies D'une cité française osant souiller les eaux.
Venaient nous apporter des chaînes!
Les nôtres, à Plymoutli portant la liberté, Consoleront la Manche, à des brigands soumise;
Et le jour de la liberté
Luira sur la sombre Tamise.
En vain vous prétendez encor Appesantir sur l'onde un sceptre tyrannique. Rois, ministres, guerriers, vainqueurs avec de l'or.
Triomphant par la foi punique!
î /univers se sovdève: il remet en nos mains Le soin de recouvrer le public héritage;
Et les bras des nouveaux Romains
Renverseront l'autre Carthage.
Lève-toi, reprends tes lauriers.
Ceins d'olive et de fleurs ta tète enorgueillie. Fille de l'Océan, dont les flots nourriciers
Baignent la France et l'Italie!
Sur ton sein généreux porte-nous les trésors De Tonde adriatique et des mers de Bysauco
Appelle et conduis dans nos ports
Les doux tributs de Fabondaucc'
HYMNE. 363
Et nous, peuple triomphateur.
Français! notre destin fera le sort du monde: C'est un soleil nouveau, dont l'éclat bienfaiteur
Réjouit, anime et féconde.
Tout ressent, tout bénit ses regards pénétrans; Tout suit, en l'invoquant, cet astre tutélaire;
Son feu , qui brûle les tyrans ,
Nourrit les peuples qu'il éclaire!
HYMNE
A L'ÊTRE SUPRIÎME.
i^ouRCE de vérité, qu'outrage l'imposture. De tout ce qui respire éternel protecteur, Dieu de la liberté, père de la nature, Créateur et conservateur;
O toi, seul incréé, seul grand, seul nécessaire, Auteur de la vertu , principe de la loi , Du pouvoir despotique immuable adversaire ! La France est debout devant toi.
Tu posas sur les mers les fondemens du monde ; Ta main lance la foudre, et déchaîne les vents-, Tu luis dans ce soleil dont la flannne féconde Nourrit tous les êtres vivans !