‹ uvres de M. J. ChénierChapitre 20 sur 141 · AU ROI · texte numérisé non relu

AU ROI

Que l'amour des Français n'a jamais séparés.

Louis doit les tejolndre au temple de mémoire, Et mes chants quelque jour célébreront sa gloire.

Ce penseur éloquent, la gloire des Romains, Qui crayonna les mœurs des antiques Germains, Fier ennemi des cours et de la tyrannie, Ecrasait les médians des traits de son génie. Ce grand républicain, sujet des empereurs, Du fds d'iEnobarbus ' dénonça les fureurs, Et le cruel Tibère en intrigues fertile. Et du vil Claudius la démence imbécile; Mais, en éternisant leurs indignes portraits, De Trajan, de Nerva, sa main peignit les traits. Et, du monde pour eux sollicitant l'hommage. D'une palme immortelle entoura leur image.

Dès mon enfance épris de sa mâle fierté, Et libre avant les jours de notre liberté, Dans un art différent le prenant pour modèle. Disciple faible encor, mais disciple fidèle. Si j'ai dépeint ce roi, bourreau de ses sujets. Dont la main parricide immola les Français, Bientôt je veux chanter un prince magnanime;

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