‹ uvres de M. J. ChénierChapitre 31 sur 141 · A EUGÉNIE · texte numérisé non relu

A EUGÉNIE

Mainte faiblesse fort jolie ; On parlait peu de sa vertu; Mais on l'aimait à la folie.

Toi donc, de qui la volupté

A constamment suivi les traces;

Toi, qui joins l'enjoûment aux grâces,

La gentillesse à la beauté.

Que les plaisirs, que la tendresse.

Divinités de la jeunesse,

Embellissent tes doux loisirs ;

Rends-leur des hommages durables.

Sans négliger les arts aimables;

Les arts sont aussi des plaisirs.

Qu'agitant les cordes dociles

Sur la harpe tes doigts agiles

Voltigent, guidés par l'amour;

Et que ta voix, tendre et plaintive.

Chante la romance naïve

De quelque nouveau Troubadour.

Moissonne le champ de la vie,

Tandis que les sombres hivers

N'ont pas encor glacé les airs.

Ni desséché Therbe flétrie;

Tandis qu'Aurore de ses pleurs

Anime et féconde la plaine,

[o8 EPITRE A E,UGENIE.

Où Flore étale ses couleurs; Et que Zéphyr, de son haleine, Caresse tes cheveux d'ébène, Couronnés de myrte et de fleurs.

LE PUBLIC

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