‹ Œuvres de Malebranche (volume 3)Chapitre 144 sur 174 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L perfection de l'esprit consiste dans son union avec Dieu par la connaissance a vérité et par Tamour de la vertu; et au contraire que son imperfection ne it que de sa dépendance du corps à cause du désordre de ses sens et de ses iions.

1 plus petite réflexion est suffisante pour reconnaître que le de l'esprit est nécessairement quelque chose de spirituel. Les 3 sont beaucoup au-dessous de l'esprit ; ils ne peuvent agir ui par leurs propres forces, ils ne peuvent même s'unir imméiment à lui ; enfin ils ne sont point intelligibles par eux-mêmes : 9 peuvent donc être son bien. Les choses spirituelles, au cone, sont intelligibles par leur. nature; elles peuvent s'unir à l'es- : elles peuvent donc être son bien^ supposé qu'elles soient auus de lui ; car, afin qu'une chose puisse être le bien de l'esprit, suffit pas qu'elle soit spirituelle comme lui , il est encore néiire qu'elle soit au-dessus de lui , qu^elle puisse agir sur lui, Eiirer et le récompenser; autrement elle ne peut le rendre ni parfait ni plus heureux , et par conséquent elle ne peut être bien. De toutes les choses intelligibles ou spirituelles, il n'y a Dieu qui soit en cette manière au-dessus de l'esprit ; il s'ensuit 3 qu'il n'y a que Dieu qui soit ni qui puisse être notre vrai . Nous ne pouvons donc devenir plus parfaits ni plus heureux par la possession de Dieu.

out le monde est convaincu que la connaissance de la vérité et lour de la vertu rendent l'esprit plus parfait, et que l'aveugleit de l'esprit et le dérèglement du cœur le rendent plus impar- La connaissance de la vérité et l'amour de la vertu ne peuvent c être autre chose que Tunion de l'esprit avec Dieu et qu'une

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espèce de possession de Dieu ; et ravenglement de Vesprit et lo dérèglement du cœur ne peuvent aussi être autre chose que la séparation de l'esprit d'avec Dieu , et que l'union de cet esprit a quelque chose qui soit au-dessous de lui, c'est-à-dire au corps, puisqu'il n'y a que cette union qui le puisse rendre imparfait et malheureux. Ainsi c'est connaître Dieu que de connaître la vérité ou que de connaître les choses selon la vérité ; et c'est aimer Dieu que d'aimer la vertu ou d'aimer les choses selon. qu'elles sont aimables ou selon les règles de la vertu.

L'esprit est comme situé entre Dieu et les corps, entre le bien et le mal, entre ce qui l'éclairé et ce qui l'aveugle, ce qui le règle et ce qui le dérègle , ce qui le peut rendre parfait et heureux et ce qui le peut rendre imparfait et malheureux. Lorsqu'il découvre quelque vérité ou qu'il voit les choses selon ce qu'elles sont en elles-mêmes, il les voit dans les idées de Dieu, c'est-à-dire par la vue claire et distincte de ce qui est en Dieu qui les représente ; car, comme j'ai déjà dit, l'esprit de l'homme ne renferme pas dans luimême les perfections ou les idées de tous les êtres qu'il est capable de voir : il n'est point l'être universel. Ainsi il ne voit point dans lui-même les choses qui sont distinguées de lui. Ce n'est point en se consultant qti'il s'instruit et qu'il s'éclaire, car il n'est pas à luimême sa perfection et sa lumière; il a besoin de cette lumière immense de la vérité éternelle pour l'écjairer. Ainsi, lorsque l'esprit connaît la vérité, il est uni à Dieu, il connaît et possède Dieu en quelque manière.

Mais non-seulément on peut dire que l'esprit qui connaît la vé-^ rite connaît en quelque manière Dieu qui la renferme; on peut même dire qu'il connaît en quelque manière les choses comme Dieu les connaît. En effet, cet esprit connaît leurs véritables rapports, et Dieu les connaît aussi; cet esprit les connaît dans la vue des perfections de Dieu qui les représentent , et Dieu les co^paît aussi en cette manière ; car enfin Dieu ne sent pas. Dieu n'imagine pas, Dieu voit dans lui-même, dans le monde intelligible qu'il renferme, le monde matériel et sensible qu'il a créé. Il en est de même d'un esprit qui connaît la vérité ; il ne la sent pas, il ne rimagine pas. Les sensations et les fantômes ne représentent à l'esprit que de faux rapports; et quiconque découvre la vérité, il ne la petit voir que dans le monde intelligible auquel il est uni et dans lequel Dieu même la voit : car ce monde matériel et sensible n'est point intelligible par lui-même L'esprit voit donc dans la lumière de Dieu comme Dieu même toutes les choses qu'il voit clairement , quoiqu'il ne les voie que d'une manière fort imparfaite et en celii

?nte de celle de Dieu. Ainsi, lorsque l'esprit voit la vérité, lient \\ est uni à Dieu , il possède Dieu , il voit Dieu en anière , il voit aussi en un sens la vérité conome Dieu

e, lorsque l'on aime selon les règles de la vertu, on aime orsqu'oh aime selon ces règles, l'impression d'amour que lit sans cesse dans notre cœur pour nous tourner vers oint divertie par le libre arbitre m changée en amouresprit ne fait alors que suivre librement cette impression lui donne. Or, Dieu ne lui donnant jamais d'impression ide vers lui , puisqu'il n'agit que pour lui , il est visible ;elon les règles de la vertu, c'est aimer Dieu, m-seulement c'est aimer Dieu, c'est encore aimer comme s. Dieu s'aime uniquement; il n'aime ses ouvrages que ils ont rapport à ses perfections, et il les aime à propor- 5 y ont rapport; enfin c'est le même amour par lequel ne et les choses qu'il a faites. Aimer selon les règles de la îst aimer Dieu uniquement , c'est aimer Dieu en toutes est aimer les choses à proportion qu'elles participent à la aux perfections de Dieu, puisque c'est les aimer à proporlles sont aimables ; enfin c'est aimer par l'impression du nour par lequel Dieu s'aime , car c'est ramoui* par lequel me et toutes choses par rapport à lui qui nous anime lors- 5 aimons comme nous devons aimer. Nous aimons donc ime Dieu aime.

donc évident que la connaissance de la vérité et Tamoul' la vertu font toute notre perfection; puisque ce sont les dinaires de notre union avec Dieu , et qu'ils nous mettent 1 possession de lui autant que nous en sommes capables en . L'aveuglement de l'esprit et le dérèglement du cœur font aire toute notre imperfection ; et ce sont aussi des suites de Je notre esprit avec notre corps, comme je l'ai prouvé en s endroits en faisant voir que nous ne connaissons jamais '^ et que nous n'aimons jamais le vrai bien lorsque nous sui- ^ impressions de nos sens , de notre imagination et de nos

hoses sont évidentes. Cependant les hommes, qui désirent Dc ardeur la perfection de leur être, se mettent peu en peine enter l'union qu'ils ont avec Dieu , et ils travaillent sans forlilipr et à étendre celle qu'ils ont avec les choses sensiin ne peiil trop expliquer la cause d'un si étrange dérét.

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La possession du bien doit naturellement produire deux effets dans celui qui le possède : elle doit le rendre plus parfait et en même temps plus heureux ; mais cela n'arrive pas toujours. Il est impossible, je l'avoue, que l'esprit possède actuellement quelque bien et qu'il ne soit pas actuellement plus parfait ; mais il n'est pas impossible qu'il possède actuellement quelque bien sans être actuellement plus heureux. Ceux qui connaissent le mieux la vérité et qui aiment davantage les biens les plus aimables sont toujours actuellement plus parfaits que ceux qui sont dans l'aveuglement et dans le dérèglement , mais ils ne sont pas toujours actuellement plus heureux. Il en est de même du mal : il doit rendre imparfait et malheureux tout ensemble ; mais quoiqu'il rende toujours les hommes plus imparfaits, il ne les rend pas toujours plus malheureux, ou il ne les rend pas toujours malheureux à proportion qu'il les rend imparfaits. La vertu est souvent dure et amère, et le vice dou\ et agréable ; et c'est principalement par la foi et par l'é^péranœ que les gens de bien sont véritablement heureux, pendant que les méchants sont actuellement dans les plaisirs et dans les délices. Cela ne doit pas être, mais cela est. Le péché a causé ce désordre, comme je viens de dire dans le chapitre précédent ; et c'est ce désordre qui est la principale cause non-seulement de tous les dérèglements de notre cœur, mais encore de l'aveuglement et de l'ignorance de notre esprit.

C'est ce désordre qui persuade notre imagination que les corps peuvent être le bien de l'esprit; car le plaisir, comme j'ai déjà dit plusieurs fois, est le caractère ou la marque sensible du bien. Or, de tous les plaisirs dont nous jouissons ici-bas, les plus sensibles sont ceux que nous nous imaginons recevoir par les corps. Nous jugeons donc sans beaucoup de réflexion que les corps peuvent être et qu'ils sont même effectivement notre bien. Car il est trèsdifficile de combattre contre l'instinct de la nature et de résister aux preuves de sentiment : on ne s'en avise même pas. On ne pense point au désordre du péché ; on ne fait pas réflexion que les corps ne peuvent agir sur l'esprit que comme causes occasionnelles; que l'esprit ne peut immédiatement ou par lui-même posséder quelque chose de corporel, et qu'il ne peut s'unir à aucun objet que parsii connaissance et par son amour ; qu'il n'y a que Dieu qui soit audessus de lui et qui puisse le récompenser ou le punir par des sentiments de plaisir ou de douleur, qui puisse l'éclairer et le mouvoir, en un mot qui puisse agir en lui. Ces vérités, quoique très-évidentes à des esprits attentifs, ne sont point si puissantes pour noub convaincre que l'expériencQ trompeu^ie de l'impression sensible.

e nous considérons quelque chose comme partie de nousou que nous nous considérons comme partie de colle )us jugeons que c'est notre bien d'y être unis; nous avons ur pour elle, et cet amour est d'autant plus grand que la laquelle nous nous considérons comme unis nous paraît e plus considérable du^tout que nous composons avec elle, a deux sortes de preuves qui nous persuadent qu'une ; partie de nous-mêmes : l'instinct du sentiment et l'évila raison.

jar l'instinct du sentiment que je suis persuadé que mon unie à mon corps ou que qion corps fait partie dé mon n'en ai point d'évidence. Ce n'est point par la lumière de que je le connais; c'est par la douleur ou par le plaisir ns lorsque les objets me frappent. On nous pique la main, m souffrons; donc notre main fait partie de nous-mêmes, ire notre habit, et nous n'en souffrons rien ; donc notre hapas nous-mêmes. On nous coupe les cheveux sans douleur, les arrache avec douleur. Cela embarrasse les philosQs ne savent que décider. Mais leur embarras prouve que s plus sages jugent plutôt par l'instinct du sentiment que iimière de la raison que telles choses font ou ne font point eux-mêmes. Car s'ils en jugeaient par l'évidence et la lut la raison, ils connaîtraient bientôt que l'esprit et ,1e corps X genres d'être fout opposés , que l'esprit ne peut s'unir au r lui-même, et que ce n'est que par l'union que l'on a avec 3 l'ame est blessée lorsque le corps est frappé, comme j*ai 1rs. Ce n'est donc que par l'instinct du sentiment qu'on ren corps et toutes les choses sensibles auxquelles on est me parties de soi-même, je veux dire comme parties de ce ;e et de ce qui sent en nous, parce qu'en effet on ne peut nnaître par l'évidence de la raison ce qui n'est pas, Tévi- ) découvrant jamais que la véirité.

pour les choses intelligibles c'est tout le contraire, car r la lumière de la raison que nous reconnaissons le rapnous avons avec elles. Nous découvrons par la vue claire rit que nous sommes unis à Dieu d'une manière bien plus 3t bien plus essentielle qu'à notre corps; que sans Dieu sommes rien; que sans lui nous ne pouvons rien, nous ne ons rien, nous ne voulons rien, nous ne sentons rien; qu'il 3 tout, ou que nous faisons avec lui un tout, si cela se peut si , dont nous ne sommes qu'une partie infmiment petite, ère de la raison nous découvre mille motifs pour aimer uni-

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quement Diôu, et pour mépriser les corps comme indignes de notre amour. Mais nous ne sentons point naturellement notre union avec Dieu. Ce n'est point par l'instinct du sentiment que nous sommes persuadés que Dieu est notre tout, si ce n'est par la grâce de Jésus-Christ, laquelle cause en certaines personnes ce sentiment, pour les aider à vaincre le sentiment contraire par lequel ils sont unis au corps. Car Dieu, comme auteur de la nature, porte les esprits à son amour par uhe connaissance de lumière et non point par une connaissance d'instinct ; et selon toutes les apparences ce n'est que depuis le péché qu'il ajoute comme auteur de la grâce l'instinct, la délectation prévenante à la lumière : à cause que notre lumière est maintenant beaucoup diminuée, qu'elle est incapable de nous porter à Dieu, et que l'effort du plaisir ou de l'instinct contraire l'affaiblit sans cesse et la rend inefficace.

Nous découvrons donc par la lumière de l'esprit quç nous sommes unis à Dieu et au monde intelligible qu'il renferme ; et nous sommes convaincus par le sentiment que nous sommes unis à notre corps, et par notre corps au monde matériel et sensible que Dieu a créé. Mais comme nos sentiments sont plus vifs, plus touchants, plus fréquents, et même plus durables que nos lumières; il ne faut pas s'étonner que nos sentiments nous agitent, et réveillent notre amour pour toutes les choses sensibles, et que nos lumières se dissipent et s'évanouissent sans produire en oous aucune ardeur pour la vérité.

Il est vrai qu'il y a bien des gens qui sont persuadés que Dieu est leur vrai bien, qui l'aiment comme leur tout, et qui désirent avec ardeur d'augmenter et de fortifier l'union qu'ils ont avec lui. Mais il y en a très-peu qui sachent avec évidence que ce soit s'unir avec Dieu, selon les forces naturelles, que de connaître la vérité ; que ce soit une espèce de possession de Dieu même que do contempler les véritables idées des choses , et que ces vues abstraites de certaines vérités générales et immuables qui règlent toutes les vérités particulières soient des efforts d'un esprit qui s'attache à Dieu et qui quitté le corps. La métaphysique , les mathématiques purps , et toutes les sciences universelles qui règlent et qui renferment les sciences particulières, comme l'être universel renferme tous les êtres particuliers, paraissent chimériques presqu'à tous les hommes, aux gens de bien comme à ceux qui n'ont aucun amour pour Dieu. De sorte que je n'oserais presque dire que l'application à ces sciences est l'application de l'esprit à Dieu, la plus pure et la plus parfaite dont on soit naturellement capable, et que c'est dans la vue du monde intelligible qu'elles ont pour

Dieu même connaît et produit ce monde sensible, ducorps reçoivent la vie comme les esprits vivent de

li ne suivent que les impressions de leurs sens et que les Ils de leurs passions ne sont pas capables de goûter 1^ rce qu'elle ne les flatte pas ; et les gens de bien qui s*opis cesse à leurs passions lorsqu'elles leur présentent de >, n'y résistent pas toujours lorsqu'elles leur cachent la

lorsqu'elles la leur rendent méprisable; parce qu'on lomme de bien sans être fort éclairé. Il n'est pas néces-

ôtre agréable à Dieu de savoir exactement que nos e imagination et nos passions nous représentent toujours autrement qu'elles sont; car enfin l'on ne voit pas que ist et les apôtres aient eu dessein de nous détromper de d'erreurs que M. Descartes nous a découvertes sur cette

)ien de la différence entre la foi et l'intelligence, entre et la philosophie. Les hommes les plus grossiers sont le foi, et il y en a très-peu qui soient capables de la conpure des vérités évidentes. La foi représente aux simples ne le créateur du ciel et de la terre , et cela suffit pour à l'aimer et à le servir. La raison ne le considère pas dans ses ouvrages , Dieu était ce qu'il est avant qu'il fût elle lâche de l'envisager dans lui-même, ou par celte vaste idée d'être infiniment parfait laquelle il renferme, î Dieu, qui est la sagesse du Père, ou la vérité éternelle, homme, et s'est rendu sensible pour se faire connattre les charnels et grossiers. Il les a voulu instruire par ce euglait : il lésa voulu porter à son amour et les détacher sensibles par les mêmes choses qui les captivaient. Agisdes fous, il s'est servi d'une espèce de folie pour les i^e^. Ainsi les gens de bien et ceux qui ont le plus de foi toujours le plus d'intelligence. Ils peuvent connaître Dieu , et l'aimer par le secours de la grâce , sans savoir qu'il uit de la manière dont les philosophes peuvent l'entendre, inser que la connaissance abstraite de la vérité soit une mion avec lui. II ne faut donc pas être surpris s'il y a si Tsonnes qui travaillent à fortifier l'union naturelle qu'ils ^ieu par la connaissance de la vérité , puisqu'il est néces- • cela de combattre sans cesse contre les impressions des s passions d'une manière bien différente de celle qui est aux personnes les plus vertueuses ; car les plus gens de

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bien ne sont pas toujoui^s persuadés que les sens et les passions sont trompeurs en la manière que nous avons expliquée dans les livres précédents.

Il n'y a que les sentiments ou les pensées auxquelles le corps a quelque part qui causent immédiatement les passions, parce qu'il n'y a que l'ébranlement des fibres du cerveau qui excite quelque émotion particulière dans les esprits animaux. Ainsi il n'y a que les sentiments qui convainquent sensiblement que l'on tient à certaines choses pour lesquelles ils excitent de l'amoui*. Or l'on ne sent point l'union naturelle qu'on a avec Dieu lorsqu'on connaît la vérité; on ne pense pas même à lui ; car il est et opère en nous d'une manière si secrète et si insensible que nous ne nous en apercevons pas. L'union que nous avons naturellement avec Dieu n'excite donc point notre amour pour lui. Mais il n'en est pas de même de l'union que nous avons avec les choses sensibles. Tous nos sentiments prouvent cette union : les corps nous frappent la vue lorsqu'ils agissent en nous, leur action n'a rien de caché. Notre propre corps nous est même plus présent que notre esprit , et nous le considérons comme la meilleure partie de nous-mêmes. Ainsi l'union que nous avons avec notre corps , et par notre corps , à tous les objets sensibles, excite en nous un amour violent qui augmente celle union, et qui nous rend dépendants des choses qui sont inGniment au-dessous de nous.

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