‹ Œuvres de Malebranche (volume 3)Chapitre 80 sur 174 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

I. Les pliilosophes se dissipent Tesprit en s'appUquaat à des WKJtt» qui tenfementtrop de rapports et qui dépendent de trop de choses, sans garder aucun ordre dans leurs études. — H. Exemple tiré d'Aristote. — Tlï. Que les géomètres au contraire se conduisent bien dans la recherche de la vérité , principalement ceux qni se «ervent de Falgèbre et de l'analyse. -^ IV. Que leur méthode augmente la force de Tesprit, et que la logique d'Aristote la diminue. ^ V. Autre défaut des personnes d'étude.

I. Les hommes ne tombent pas seulement dans rni fort grand nombre d'erreurs parce qu'ils s'occupent à des questions qui tiennent de TioBni , leur esprit n'étant pas infini ; mais aussi parce qu'ils s'appliquent à celles qui ont beaucoup d'étendue , èeur "esprit en ayant fort peu.

Nous avons déjà dit que de même qu'un morceau de cire n'est pas capable de recevoir en même temps plusieurs figuros parfaites et bien distinctes, ainsi l'esprit n'étaft pas capabie de recevoir plusieurs idées distinctes, c'est-à-dire d'apercevMr plusieurs choses bien distinctement dans le même temps. De là ii «st facile

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