In y<v/n., tract. 23. — 2. Liv. 1. ch
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doit faire peine à personne *. Voici comme parle saint Augustin - : Ab nia incotnînuiabilis luce veritaliSy eliam iinphiSy dum ah ea avertitur, quodammodo langilur ; h me est quod etiam impii cogitant œternitutem, et multa recte reprehendunt recteque laudant in hominum moribus. Quibus ea tandem regulisjudicant, nisi in quibus vident, quemadmodum quisque vivere debeat, etiam sinec ipsi eodem modo vivant? Ubi autem eas vident? Neque enim in sua naiura, Nam cum procul dubio mente ista videantur, eorumque mentes constet esse mutabiles, has vero régulas immutabiles videat quisquis in eis et hoc vider e potuerit...... ubinam ergo sunt istœ
regulœ 8criptœ,nisi in libro lucis illius quœ veritas dicitur, unde
lex omnis justa desoribitur in qua videt quid operandum fil
etiam qui operatur injustitiam; et ipse est qui abillaluce avertitur, a qua tamen tangitur ?
Il y a dans saint Augustin une infmité de passages semblables à celui-ci, par lesquels il prouTe que nous voyons Dieu dès cette vie par la connaissance que nous avons des vérités étemelles. La yérit« est incréée, immuable, immense, éternelle, au-dessus de toules choses. Elle est vraie par elle-même; elle ne tient sa perfection d'aucune chose ; elle rend les créatures plus parfaites, et tous les esprits cherchent naturellement à la coniiaître. Il n'y a rien qui puisse avoir toutes ces perfections que Dieu. Donc la vérité est Dieu. Nous voyons de ces vérités immuables et éternelles. Donc nous voyons Dieu. Ce sont là les raisons de saint Augustin, les nôtres en sont peu différentes , et nous ne voulons point nous servir injustement de l'autorité d'un si grand homme pour appuyer notre sentinaent.
Nous pensons donc que les vérités, môme celles qui sont éternel- Jes, comme que deux fois deux font quatre, ne sont pas seulement des êtres absolus, tant s'en faut que nous croyions qu'elles soient Dieu même. Car il est visible que cette vérité ne consiste que dans un rapport d'égalité qui est entre deux fois deux et quatre. Ainsi nous ne disons pas que nous voyons Dieu en voyant les vérités, comme le dit saint Augustin, mais en voyant les idées de ces vérités; car les idées sont réelles; mais l'égalité entre les idées, qui est la vérité, n'est rien de réel. Quand, par exemple, on dit que ie drap que l'on mesure a trois aunes, le drap et les aunes sont réo!<. Mais l'égalité entre trois aunes et le drap ti'est point un être répl, 06 n'est qu'un rapport qui se trouve entre les trois aunes et le dnip.
1. Voy. la préface des Entr, sur la Met. et la Rép. aux vraies et /aiisses ûlêfs, ch. 7et21.