‹ Œuvres de MalebrancheChapitre 14 sur 229 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

Les hommes doivent donc s'attacher davantage à la considération des notions claires et distinctes s'ils veulent connaître la nature; ils doivent un peu réprimer et arrêter Tinconstance et la légèreté de leur volonté s'ils veulent pénétrer le fond des choses, car leurs esprits seront toujours faibles, superficiels et discursifs, si leurs volontés demeurent toujours légères, inconstantes et volages.

Il est vrai qu'il y a quelque fatigue el qu'il faut se contraindre pour se rendre attentif et pour pénétrer le fond des choses que Ton veut savoir, mais on n'a rien sans peine. Il est honteux que des personnes d'esprit et des philosophes, qui sont obligés par toutes sortes de raisons à la recherche et à la défense de la vérité, parlent sans savoir ce qu'ils disent, et se contentent de termes qui ne réveillent aucune idée distincte dans les esprits attentifs.

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