‹ Œuvres de MalebrancheChapitre 176 sur 229 · LIVRE SIXIÈMB · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈMB

raient du moins obligés de reconnaître le véritable mo- ^

teur s'ils ne voulaient pas reconnaître le véritable créateur. Mais la philosophie ordinaire leur fournit assez de quoi s'aveugler et soutenir leurs erreurs; car elle leur parle de certaines vertus impresses, de certaines facultés motrices, en un mot, d'une certaine nature qui est le principe du mouvement de chaque chose, et, quoiqu'ils n'en aient aucune idée distincte, ils sont bien aises, à cause de la corruption de leur cœur, de la mettre à la place du Vrai Dieu, en s'imaginant que c'est elle qui fait toutes les merveilles que nous voyons.

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