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qualités principales; et parce que, si nous Ten croyons, les éléments sont les corps simples dont tous les autres sont composés, et leurs qualités des qualités simples dont toutes les autres sont composées, la connaissance de ces éléments et de leurs qualités doit ôtre très-claire ■ et très- distincte, puisque toute la physique, c'est-àdire la connaissance des corps sensibles qui en sont composés, en doit être déduite.
Voyons donc ce qui peut manquer à ces principes. Premièrement, Aristote n'attache point d'idée distincte au mot de qualité : on ne sait si, par qualité, il entend un ôtre réel distingué de la matière, ou seulement la modification de la matière ; il semble quelquefois qu'il l'entende en un sens, et quelquefois en un autre. Il est vrai que dans le huitième chapitre des catégories, il définit la qualité : ce qui fait que les choses sont appelées telles, mais ce n'est pas tout à fait ce qu'on demande. Secondement, les définitions, qu'il donne des quatre premières qualités, la chaleur, la froideur, l'humidité et la sécheresse sont toutes fausses ou inutiles. Voici sa définition de la chaleur : La chaleur^ c est ce qui assemble les choses de même nature
Premièrement, on ne voit pas que cette définition explique parfaitement la nature de la chaleur, quand môme il serait vrai que la chaleur assemblerait toujours les choses de môme nature.
Secondement, il est faux que la chaleur assemble les choses demème nature. La chaleur n'assemble point les parties de l'eau; elle les dissipe plutôt en vapeur. Elle n'assemble point les parties du vin, ni celles de toute autre liqueur ou corps fluide qu'il vous plaira, ni môme celles du vif-argent; elle résout, au contraire, et elle sépare tous les corps solides et fluides de môme et de différente nature; et, s'il y en a quelques-unes dont le feu ne puisse dissiper les parties, ce n'est point