‹ Œuvres de MalebrancheChapitre 198 sur 229 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

Ton peut même résoudre fort bien des questions quoique l'on n'ait aucune idée distincte des termes qui les expriment. Car lorsqu'on demande si le feu est capable de fondre du sel, de durcir de la boue, de faire évaporer du plomb et mille autres choses semblables^ on entend parfaitement ces questions, et l'on peut fort bien les résoudre quoiqu'on n'ait aucune idée distincte du feu, du sel, de la boue, etc. Parce que ceux qui font ces demandes veulent seulement savoir si Ton a quelque expérience sensible que le feu ait produit ces effets ; c'est pourquoi, selon les connaissances que l'on a tirées de ses sens, on leur répond d'une manière capable de les contenter.

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