A MONSEIGNEUR
Monseigneur,
Ce seroit une contestation bien inégale, que des paroles d'un pauvre gentilhomme comme je suis, avec les effets d'un prince tel que vous êtes, renommé par la voix générale de tout le monde. Voilà pourquoi, Monseigneur, je ne m'étendrai point à vous représenter avec quel déplaisir je me sens indigne de cet excès de couriMbie dont le beau présent qu'il vous a plu me faire m'est un témoignage manifeste. Tout ce que raisonnablement s je puis demander à ma fortune, c'est qu'elle me conserve l'honneur qu'elle m'a fait recevoir d'être l'un des objets de votre bienveillance. Je sais bien que ce ne lui sera pas un petit ouvrage, vu la petitesse de mon mérite; mais, Monseigneur, vous y contribuerez, s'il vous plaît, votre bonté, par l'intercession de laquelle ayant déjà obtenu tant de faveurs, je me promets encore celle d'être reconnu1 de vous pour votre très-humble et très-affectionné serviteur.