A CALISTK
A ce coup vous êtes obéie, Madame; Dieu veuille que vous soyez satisfaite t Je ne vous saurois nier que je n'aie
a. Au lieu de : « ne s'offensera point, » la copie porte : c ne lerm point marrie. 1
3. Dans la copie : « qu'il n'est pas possible d'exprimer, a Deux lignes plus loin, la est ajouté, dans l'interligne, devant douleur.
Lettre 80. — 1. Cette lettre, la 4e du livre III dans l'édition de i63o (p. 673), avait été publiée antérieurement dans un recueil que nous n'avons vu indiqué ni dans les Biographies Micbaud et Didot, ni dans le Manuel du liùraire, et qui est intitulé : Lettres amoureuses et morales des beaux esprits de ce temps., .. rereues, etc., par F. de Rosse t. La plumai) cienne édition que nous ayons pu nous procurer est la quatrième, qui est de 161 8, in-8°; nous avons vu en outre la cinquième, de 1620; et deux de i6a5, réellement différentes l'une de l'autre, la sixième et la septième, Cest sur l'édition de 16 18 que nous avons relevé les variantes ; notre lettre 80 y figure au f° 355,
LETTRES A DIVERS. iÔÔ
eu de la peine à me résoudre; mais enfin toutes les considérations que j'opposois à votre commandement sont aujourd'hui si absolument vaincues1, que si ma conscience ne m'assuroit , je douterais de quelque tache à mon innocence, de m'étre imaginé que mes actions pussent être justes, sinon en tant qu'elles seroient conformes à votre volonté. Car, à n'en point mentir*, avec quelle apparence vous promettriez-vous que je voulusse exposer ma vie pour vous servir, si j'avois craint de hasarder une lettre pour vous complaire ? Il faut, s'il vous plaît, Madame, que comme au scrupule que je faisois de vous écrire j'ai quitté le parti de la raison pour prendre celui de votre désir, tout de même, si d'aventure vous avez pris quelque mauvaise impression de ma longueur, vous en fassiez l'interprétation à mon avantage, et considériez que si votre autorité n'y fût expressément intervenue, la hardiesse que je prends étoit infailliblement un crime qui ne se pouvoit expier que de mon sang. Votre bonté, qui non moins que le reste de vos divines qualités a fait naître en moi cette passion pour le contentement de votre curiosité, daignera la faire vivre4 pour la gloire de votre nom ; et acceptant comme quelque meilleure offrande le vœu que je fais de n'avoir jamais occupation si chère que les
avec ce titre : M. de M, à Caliste, du huictiesme de mars 1606. Noos la trouTons aussi, moins les premières lignes (voyez la note a), dans un antre recueil, publié par Puget de la Serre, 1624, in-8°, sons ce titre : le Bouquet des plus belles fleurs de C éloquence, cueilly dans le jardin des sieurs du Perron, Coiffctcau , du Voir, Bertaud, Durpki, Mfalerbe, etc. De ce second ouvrage nous n'avons pu employer pour la collatiou du texte qu'une édition de i638.
a. Cestau mot vaincues que la lettre commence dans le recueil de la Serre (p. iai). Par une incroyable confusion, elle a été substituée i partir de cet endroit à la fin de la lettre à Mme de Montlaur : voyez plus loin, p. 193, note 8.