‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 118 sur 259 · XXXI · texte numérisé non relu

XXXI

Imprimé dans le même recueil de 1609, arec le titre de ehansom. U n*e8t guère besoin de dire qu'ici, comme dam la pièce suivante, il s'agit de Fontainebleau, dont le cbâteau et les jardins durent de nombreux embellissements à Henri IV, qui y fit travailler dès l'année i593.

Beaux et grands bâtiments d'étemelle structure, Superbes de matière , et d*ouvrages divers , Où le plus digne roi qui soit en Tunivers Aux miracles de Tart fait céder la nature ;

Beau parc, et beaux jardins, qui dans votre clôture 5 Avez toujours des fleurs , et des ombrages verts , Non sans quelque Démon qui défend aux hivers D*en effacer jamais Tagréable peinture ;

lieux qui donnez aux cœurs tant d'aimables désirs, Bois , fontaines , canaux , si parmi vos plaisirs 1 <»

Mon humeur est chagrine, et mon visage triste,

Ce n'est point qu'en effet vous n'ayez des appas ; Mais quoi que vous ayez , vous n'avez point Caliste , Et moi je ne vois rien quand je ne la vois pas.

la. Vab. (K) : Ce n'est pas....

POÉSIES, XXXV. j39

•OKnr.

Cette pièce fait pour ainii dire suite à la précédente et a été imprimée en 1609 dans le même recueil.

Caliste, en cet exil j'ai Tâme si gênée

Qu^au tourment que je souffre il n*est nen de pareil;

Et ne saurois ouïr ni raison ni conseil.

Tant je suis dépité contre ma destinée.

J^ai beau voir commencer et finir la journée, 5

En quelque part des cieux que luise le soleil. Si le plaisir me fuit, aussi fait le sommeil, Et la douleur que j'ai n'est jamais terminée.

Toute la cour fait cas du séjour ou je suis,

Et pour y prendre goût, je fais ce que je puis ; 1 o

Mais j'y deviens plus sec, plus j'y vob de verdure.

En ce piteux état si j'ai du réconfort. C'est, ô rare beauté, que vous êtes si dure. Qu'autant près conmie loin je n'attends que la mort.

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