XX NOTICE BIOGRAPHIQUE
du Périer cette célèbre Consolation dont quelques strophes sont dans toutes les mémoires. Les autres pièces que Ton croit avoir été composées durant ce dernier séjour en Provence avant i6o5, sont» outre celles que nous avons citées : Consolation à Cari té ^ Dessein de quitter une dame^ Prosopopée d'Ostende , Jux ombres de Damon, Quant à la Paraphrase du psaume VIII que j'avais, avec Saint-Marc, rangée dans cette catégorie, il se pourrait que Racan, sur lequel nous nous sommes appuyés , eât encore ici commis une erreur. En effet, j'ai trouvé à la Bibliothèque de Carpentras une lettre inédite de M. de Valavez, qui écrit de Fontainebleau à Peiresc, son frère, le i3 juin i6ia : « Malherbe a traduit le psaume huitième depuis quinze jours y mais il Ta laissé, à ce qu'il dit, à Paris ^ > Malherbe avait quelquefois de tels accès de lenteur dans la composition, qu'il ne serait point tout à fait impossible d'admettre qu'il eût achevé en 1612 une pièce commencée sept ou huit ans plus tôt*.
L'année 1604 fut particulièrement heureuse pour Malherbe : il fit à cette époque, par le moyen de Guillaume du Vair, premier président au parlement de Provence, la connaissance de Claude Fabri de Peiresc, que son amour pour les sciences et pour les arts rendit plus tard si célèbre. Malgré une grande différence d'âge', il se forma entre eux une liaison intime cpii dura jusqu'à la mort du poète, à qui Peiresc donna en maintes circonstances les marques de Taffection la plus sincère et la plus dévouée*.