Voyez plus haut, p. xxni
MALHXaBB. I e
LXYi VIE DE MALHERBE
ainsi qu'il Fa dit plus amplement en une lettre qu'il a écrite à M. Conrart^
Cette connoissance et Tamitié qu'il contracta avec &1. Je Malherbe dura jnsques à sa mort, arrivée en 16918, quatre ou cinq jours * avant la prise de la Rochelle, comme nous dirons ci*après.
A la luort d*Henri le Grand, arrivée en 1610, la reine Marie de Médicis donna cinq cents écus de pension à M. de Malherbe, ce qui lui donna moyen de n'être plus à charge à M. de fiellegarde. Depuis la mort d'Henri le Grand il a fort peu travaillé *, et je ne sache que les odes qu'il a faites pour la Reine mère, quelques vers de ballet, quelques sonnets au Roi, à Monsieur et à des particuliers, et la dernière pièce qu'il fit avant que de mourir, qui commeoce :
Donc un nouveau labeur^....
Pour parler de sa personne et de ses mœurs , sa constitution étoit si excellente que je me suis laissé dire par ceux qui Font connu en sa jeunesse que ses sueurs avoient quelque chose d'agréable comme celles d'Alexandre.
Sa conversation étoit brusque ; il parloit peu, mais il ne dîsoit mot qu'il ne portât; en voici quelques-uns :
Pendant la prison de Monsieur le Prince, le lendemain que Madame la Princesse, sa femme, fut accouchée de deux enfants morts', pour avoir été incommodée de la fumée quïl faisoit en sa chambre au bob de Vincennes , il trouva un conseiller de Provence de ses amis en une grande tristesse chez M. le garde des sceaux du Vair; il lui demanda la cause de son affliction. Le conseiller lui répond que les gens de bien ne pouvoient avoir