‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 54 sur 259 · I. Conremanee, rapport · texte numérisé non relu

I. Conremanee, rapport

a. On trouve cette orthographe dans les éditions de Malherbe de 1689, 17»! et 1713. Voyez la Notice bibliographique, p. ci et en.

uxziT VIE DE MALHERBE

me contenterai de faire encore une remarque de ce point dont ils étoient en contestation.

Au commencement que M. de Malherbe vint à la cour , qui fut en i6o5, comme nous avons déjà dit, il n'nbservoit pas encore de faire une pause au troisième vers des stances de six, comme il se peut voir en la Prière qu'il fit pour le Roi allant en Limousin, où il y a deux ou trois stances où le sens est emporté, et au psaume Domine Domintu noster^y en cette stanoe et peut-ctre quelques autres dont je ne me souviens pas â présent :

Sitôt que le besoin excite son désir,

Qu'est-ce qa*en ta largesse il ne trouve à choisir?

Et par ton mandement, l'air, la mer et la terre

N*entretienuent-ils pas Une secrète loi de se faire la guerre A qui de plus de mets fournira ses repas?

Il demeura toujours en cette négligence pendant la vie de Henn le Grand, comme il se voit encore en la pièce qui commence :

Que n'ètes-Tons lassées ,

en la seconde stance, dont le premier vers est :

Que ne cessent mes larmes,

qu'il fit pour Madame la Princesse*, et je ne sais s'il n'a point encore continué cette même négligence jusques en i6ia , aux vers qu'il fit pour la place Royale ' : tant y a que le premier qui s'aperçut que cette observation étoit nécessaire pour la perfection des stances de six fut Maynard, et c'est peut-être la raison pour laquelle M. de Malherbe^ Testimoit l'homme de France qui savoit le mieux faire des vers. D'abord Racan, <|ui jouoit un peu du luth et aimoit la musique , se rendit en faveur des musiciens , qui ne pouvoient faire leur reprise aux stances de six, s'il n'yavoit un arrêt au troisième vers. Mais quand M. de Malherbe et Maynard voulurent qu'aux stances de dix , outre

!• Voyez les pièces xvni et xv, p. 69 et 61. 3. C'est-à-dire pour le Roi amoureux de la princesse de Condé. Voyez pièce xlvi, p. i63.

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