‹ Œuvres de Malherbe (volume 4)Chapitre 88 sur 259 · Vab. (D) : Ou s'il vous en souvient · texte numérisé non relu

Vab. (D) : Ou s'il vous en souvient

17, 18. Vab. (iA'ui.) :

Pavois toujours fait cas, aimant chose si haute, De ne m'en départir jusques à mon trépas.

38 POÉSIES, Kl,

GOlfSOLATION A MONSIEUR OU FÉRIER , GENTILHOMME D*AIX EN PROVENCE, SUR LA MORT DE SA FILLE.

STAHCBS.

des Stances, les plus célèbres de Malherbe, ont été écrites postérieurement au mois de juin iSqq, puisque le poète y fait allusion à la mort de ses deux premiers enfants, dont le second monruf dans ses bras, à Gien, le i3 juin de cette année. EUlcs furent imprimées en 1607, dans le tome II du Parnasse ties plus excellents poètes de ce temps , et avaient d'abord paru en Provence , en feuille volante. Cette première édition, aujourd'hui introuvable, contenait de nombreuses variantes , que Huet avait transcrites«,sar un exemplaire des œuvres de Malherbe (édition de 1666). Saidt-Marc eut communication de ce volume, et c*est d'après lui que nous donnerons les variantes.

François du Périer, fils de Laurent du Périer, avocat au parlement d'\ix, était un grand ami de Malherbe, qui en parle souvent dans ses lettres. Sa fille s'appelait Marguerite. On raconte que Malherbe avait d'abord rédigé ainsi le vers 1 5 :

Et Rosette a vécu ce que vivent les roses;

mais à l'imprimerie on déchiffra mal le manuscrit, et l'on mit RoseUe au lieu de Rosette. En lisant l'épreuve à haute voix, le poète fut frappé de ce changement et écrivit le vers tel qu'il est aujourd'hui. Nous ne savons où cette anecdote fort connue a été rapportée pour la première fois , mais elle nous semble démentie par la rédaction primitive du vers en question que nous donne une variante rapportée plus bas.

Dans un manuscrit de la collection Gaignières, à la Bibliothèque impériale (n* looi, p. 974)» ou trouve une parodie de cette pièce, à propos d'un factum de Sacy pour M. de Pommereu. Elle commence ainsi :

Ta fureur, de Sacy, sera-t-elle étemelle?

Ta douleur, du Parier, sera donc étemelle ,

Et les tristes discours Que te met en Tesprit Tamitié paternelle

L augmenteront toujours?

Le malheur de ta fille au tombeau descendue , 5

Par un commun^j^pi^^ Est-ce quelque dédale , où ta raison perdue

Ne se retrouve pas?

Je sais de quels appas son enfance étoit pleine,

Et n'ai pas entrepris , i o

Injurieux ami, de soulager ta peine Avecque son mépris.

Mais elle étoit du monde , où les plus belles choses Ont le pire destin ;

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