AU ROI HENRI LE GRAND
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Une copie autographe de ce sonnet et du suivant existe à la Bibliothèque impériale, dans le tome I de la Correspondance de Peiresc [suppl, fr, n® 998). Le premier y est intitulé : Sonnet pour Mess^ le Dauphin et d'Orléans, et le second : Sonnet au Roi sur la naissance de Monsieur d'Anjou, Ils ont été imprimés pour la première fois, Tun en 16 II dans le Temple d'Apollon, Tautre en 1609 dans le Nouveau Recueil des plus beaux if ers de ce temps. Comme il y est question du second fils du Roi, né le 16 arril 1607, et que Malherbe, dans une lettre adressée à Peiresc le 18 juillet de la même année, mentionne ces deux pièces , il en résulte qu'elles ont été composées entre les mois d'aTril et de juillet. — L'Elstoile, à la date du 17 août 1607, écrit dans son Journal : t M. du Pui m'a donné quatre sonnets nouveaux de Malherbe, qu'on trouve assez bien faits. » Les deux sonnets dont nous parlons étaient évidemment du nombre.
Je le connois, Destins, vous avez arrêté Qu'aux deux fils de mon roi se partage la terre , Et qu'après le trépas ce miracle de guerre Soit encore effroyable en sa postérité.
Leur courage aussi grand que leur prospérité Tous les forts orgueilleux brisera comme verre; Et qui de leurs combats attendra le tonnerre , Aura le châtiment de sa témérité.
I. Vab. (manuscrit de Malherbe et L) : Destins, je le connois... 4. Vab. {iiid,) : Soit encore adorable....
POÉSIES, XXIV. loi
Le cercle imaginé, qui de même intervalle
Du nord et du midi les distances égale , i u
De pareille grandeur bornera leur pouvoir.
Mais étant fils d'un père où tant de gloire abonde , Pardonnez-moi, Destins, quoi qu'ils puissent avoir. Vous ne leur donnez rien s'ils n'ont chacun un monde.
io4 POÉSIES, XXV.