‹ Œuvres de Malherbe (volume 5)Chapitre 16 sur 268 · I. Voyez plus loin, p. ao, la pièce y · texte numérisé non relu

I. Voyez plus loin, p. ao, la pièce y

a. En tout cas, je ne pense pas qu'il faille identifier notre Malherbe avec un certain capitaine de Malherbe dont parle Pal ma Cayet et qui combattit bravement en 1690 à la tête d*une troupe de royalistes an siège du château de Sablé. [Chronologie uovennaire^ année iSqo, Collfction de MM. Michaud et Poujoulat, première série, tome XII, p. 2a6, 137.)

SUR MALHERBE. xix

Ce fait, qu'il faut placer entre les mois de mai ou de juin i SgS, époque où Malherbe retourna en Provence, d*où il était absent depuis 1 586, et le mois de mai i SgS, où fut signé le traité de Vervins avec T Espagne, était certes assez remarquable |K)ur nétre point oublié par les historiens; mais les érudits n'ont point encore pu découvrir un passage où il en soit parlé. On trouve bien dans de Thou, à Tannée iSgS^ la mention avec quelques détails de la prise, par le duc de Guise, de la ville de Martigues, qui tenait pour la Ligue ; mais rien dans son texte ne rappelle de près ou de loin le récit de Racan. Je crois que cette fois, et ce n est pas la seule, le poëte aura abusé de la crédulité naïve de son élève.

Quoi qu'il en soit, Malherbe, comme il l'écrivait à du Perron, comptait s'en retourner en Normandie à la fin de 1601 *; mais les procès qu'au mois de novembre de cette année il espérait voir terminés au bout de quelques jours, n'étaient point finis trois ans après; et lorsqu'il quitta la Provence au commencement d'août i6o5, ses affaires étaient encore si embrouillées qoe, par prudence, il rédigea pour son fils une Instniction où se retrouve la minutieuse exactitude d'un homme du pays de sapéence*»

Les quatre années qui précédèrent son arrivée à la cour ne forent du reste perdues ni pour sa gloire ni pour son avenir. Au mois de novembre 1600, il présenta à Aix, à Marie de Médicis, Sur sa bienvenue en France^ une ode qui marquait une ère nouvelle dans la poésie française et laissa p.*obablement dans le sou-< venir de la jeune reine une impression dont Malherbe recueillit le fruit plus tard. Vers la même époque, il adressa à son ami

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