A MONSIEUR COLLETET, SUR LA MORT DE SA SŒUR
ÉPIGHAMME.
Puhliée, pour la première fois, par Ménage. — Guillaume GoUetet, membre de l'Académie française, né en iSgS, mourut en 1659. — On trouve, dans le second volume des Délices de la poe'sie française (i6ao), des vers adressés à Malherbe par Golletet, qui en a mis aussi quelques-uns en tête de la traduction des Ép&res de Sénèque,
En vain, mon Colletet, tu conjures la Parque
De repasser ta sœur dans la fatale barque :
Elle ne rend jamais un trésor qu'elle a pris.
Ce que Ton dit d'Orphée est bien peu véritable.
Son chant n a point forcé Fempire des Esprits, 5
Puisqu'on sait que l'arrêt en est irrévocable.
Certes, si les beaux vers faisoient ce bel effet,
Tu ferois mieux que lui ce qu'on dit qu'il a fait.
3. Malherbe a dit ailleurs (voyez pièce xcTin, vert 36), en parlant de Platon :
Ge qu'une fois il tient, jamais il ne le rend-
3oo POÉSIES, CXI.
GXI