Voyez pièce cxr, p. a6o
SUR MALHERBE. xxix
lai valut un don de cinq cents écas. Richelieu^, auquel il écrivait : « Je vous mets en tête un grand monstre , quand je vous propose ma mauvaise fortune , » Richelieu, cet adorable prélaty ne Foublia pas non plus, et ce fut probablement à lui qu'il dut le don d'un office de trésorier de France *.
On voit que si des Yveteaux avait quelque raison de lui reprocher de demander toujours Taumône un sonnet à la main, Malherbe, de son côté, pouvait dire en toute assurance . « La monnoie dont les petits payent les bienfaits des grands , c'est la gloire. J'espère que de ce côté-là on ne m'accusera jamais d'ingratitude *. >
I. Voyez à V Appendice de la Notice biograplûque ^ p* l, une lettre de Richelieu à Malherbe.
1. c II plut à Monseigneur le Girdinal, il y a quelques jours, de me promettre qu*aussitôt que M. de Fiat (d'ËflGat} seroit de retour, il me feroit payer de ma pension, et y ajouta encore qu'il me vou-
loit faire mes petites affaires Aujourd'hui que
M. de Fiat est arrivé, il est question de me ramentevoir à Monseigneur le Cardinal, afin qu'il se souvienne, tant de l'assistance qu'il m'a offerte en cette occasion, que de celle qu'il m'a promise en l'ofBce de tri^^sorier de France, dont il a plu au Roi jj^me gratifier. > < .
{Lettre à Vévéque de MendeJ) Dans une lettre inédite de Peiresc à P. Dupuy en date du la novembre i6a6, je trouve le passage suivant : « ....Il n'y a pas grand mal quand vous feriez demander quelque office, en finançant quelque petite portion seulement. C'est comme cela que Malherbe s'est fait donner une charge de trésorier de France en ce pays (en Provence), et le neveu du P. Suffren une autre à fort bon marché ; et leur mérite et qualité fera passer l'édit, pour l'amour d'eux, qui ne passeroit jamais, s (Bibliothèque impériale, maunscrits Oupuy, n*» 716, f" 53.) — Il y eut en août 162 1, en février ifiifi et en avril 1627 des créations d offices de trésorier de France; (Paprès ce qui précède, Malherbe en aurait été pourvu au plus tard en ifiafî.
3. lettre à tévéque de Mende. On y lit le passage suivant : c Je fus dernièrement trouver un homme pour quelque petite affaire, ft je crois que sans offenser sa conscience, il lui étoit aisé de me satisfaire. La peur que j'ai d'être refusé, me fait toujours prendre garde de ne jamais rien demander qui ne soit raisonnable; et d'ailleurs j'avois quelque sujet de croire que cet homme aimât les vers. Je le trouvai toutefois si peu courtois et si fort résolu de ne me point gratifier, que je m'en revins avec un déplaisir de lui avoir jamais rien demandé, et avec une protestation de ne lui demander
jamais rien La nécessité est forte ; mais elle ne l'est pas assez
pour oie faire faire une seconde prière à un homme à qui la première