Voyez pièce cv, p. a
3. Ce dernier vers est la réfutation de l'épitaphe que Gombauld a composée pour Malherbe : ''
L'Apollon de nos jours, Malherbe ici repose. Il a longtemps vécu sans beaucoup de support, En quel siècle? Passant, je n'en dis autre chose : II est mort pauvre.... et moi je vis comme il est mort.
Le poète Patrix, compatriote de Mallicrbe , le trouva un jour à table: «Monsieur, lui clit-il, j'ai toujours eu de quoi diner, mais jamais de quoi rien laisser au plat, j» Voyez Tallemant des Réaux, tome I, p. 292.
4. Une anecdote, que l'on trouvera plus loin (voyez p. lxviii), permet d'apprécier à peu près le revenu que cette pension de quinze cents livres faisait à Mallierbe. Suivant Kacan , le poète donnait à son >alet vingt écus de gages et dix sous par jour pour sa nourriture, !Kiit par an deux cent quarante-deux livres, a ce qui étoit honnête eu ce temps-là. » Avec sa pension seule, Malherbe avait donc un peu plus que f»ix fois la somme nécessaire au pavement et à l'entretien de son valet.
xxxii NOTICE BIOGRAPHIQUE
homme ordinaire et plus tard de trésorier de France, ce qu*il avait recueilli des successions de son père et de sa mère*, et surtout la concession des terrains à Toulon' lui procurèrent en effet, bien qu'il ne fût pas a ménager', » une existence fort honorable. Et notez que je ne fais pas figurer dans ce calcul les gratifications qu'il dut recevoir de temps en temps soit du Roi, soit d'autres personnages pour lesquels il a fait des vers^. Il dit lui-même quelque part « qu'il ne se donnoit pas volontiers de la peine aux choses dont il n^espéroit ni plaisir ni profit*^. >
Nous avons vu plus haut comment en i6o5, après vingtquatre ans de mariage, Malherbe se sépara de sa femme pour venir à Paris. Il ne la revit plus que deux fois, en 1616 et en i6aa, lorsqu'il alla en Provence. Malgré Téloignement, leurs relations n'en furent pas moins très-suivies, et Ton trouve en maintes pages de sa correspondance la preuve de Tafiection sincère qu'il avait pour elle'. Toutefois le récit de Racan nous apprend que, bien qu'il fût d'un âge mûr quand il vint se fixer à la cour, il y mena une vie peu régulière et où le libertinage tint plus de place que la passion. En 161 1, il écrivait :
Je renonce à rAmour, je quitte son empire.
^ Il était temps, car il avait cinquante- six ans. Mais certaine-
ment lorsque le père Luxure^ comme on Pappelait chez M. do Bellegarde, et l'Amour se séparèrent, ce ne fut pas le iK>ëte qui fit les premiers pas en arrière*'.
I. Sa mère mourut le ai novembre 161 3, à quatre-vingt-deux ans.
3. M. de Goumay parle (p. 37a) des salines de Castigueau qui auraient aussi été données à Malherbe ; les titres de concession se trouveraient, à ce qu'il paraît, à Toulon.
3. c Quand je serois ménager, ce que je ne suis pas, d dit-il dans ^' une lettre à son cousin de Bouillon.
4. Dans une lettre (c*est la iv^' du livre I dans les ancieimes éditions), il remercie Monseigneur*** a du beau présent» qu'il vient de recevoir. Je pense aussi que ce ne fut pas gratuitement qu'il fit pour le financier Montauban certain couplet dont il ])nrle dans une autre lettre.