‹ Œuvres de Malherbe (volume 5)Chapitre 37 sur 268 · Virgile, Énéidcy liv. XI, v. (îa, (î · texte numérisé non relu

Virgile, Énéidcy liv. XI, v. (îa, (î

6. OEuvrfsde /^a/xac, édition de i()65,in-fo, tome II, p. 683. Dissertation xxvni. A Monsieur de Plassac-Méré. De Malherbe, — Ce récit de Balzac est reproduit prescpie textuellement par Tallemant des Beaux. Il faut, disons-le en passant, lire avec méfiance ce qu*en divers {)assages de ses écrits Bal/iic m rapporté du bonhomme Malherhe qu^il

SUR MALHERBE. xli

Je ne sais ce qui fit manquer ce projet d'accommodement; mais aa mois de juillet 1628, Malherbe, craignant probablement que ses adversaires n'obtinssent des lettres de grâce, quitta Paris pour aller trouver le Roi devant la Rochelle ^ Ce voyage, qui devait lui être si fatal , parait avoir été assez inutile , d après ce qu'on lit dans une lettre du 14 septembre i6a8, ia dernière que Ton connaisse de lui : « On m'écrit de Provence que mes parties se vantent d'avoir eu leur rémission. Je n'en crois rien, pource que je sais que, si cela étoit, vous en eussiez mandé quelque chose par deçà. Mais quand il seroit vrai, je ne m'en mets guère en peine. Ce n'est pas là que je les attends. La pierre qui les fera chopper et choir, s'il pladt à Dieu, ce sera l'entérinement. Nous en verrons l'ébattemcnt à cette Saint-Martin, ou bientôt après. Je vous supplie bien humblement ^ Monsieur, s'ils Font présentée ou s'ils la présentent, de prendre la peine de m'en faire avoir une copie, pour me préparer à combattre ce fantôme. Ils n'ont pas trouvé leur compte à la Jame' ; je ne pense pas qu'ils le trouvent mieux à Toulouse. Peut-être s'imaginent-ils cpie mon âge me fera craindre les incommodités d'un si long voyage. Ils se trompent : la même cause qui m'a fait mépriser l'été me fera mépriser l'hiver *. »

Il ne devait plus y avoir pour lui d'été ni d'hiver. De son séjour au camp de la Rochelle au moment des plus grandes chaleurs , il avait rapporté le germe d'une maladie qui ruina rapidement la robuste constitution dont il se glorifiait encore trob ans auparavant^; et le 16 octobre, trois semaines après

avait particulièrement connu. Ainsi il termine la dissertation que Dous venons de citer par une anecdote que Tallemant lui a encore eoipruntée et où il pi^ftte à Malherbe une épigramme {^Bien que Du' moulin en son Civré) qui est de Racan.

I. Lettre de Peiresc à Malherbe en date du 14 juillet i6a8. (fiibliothèque de Carpentras, manuscrit cité, F» 556.)

n. La Jarne, près de la Rochelle. Le garde des sceaux s*y trou- Tait au mois d'août i6a8. Voyez Bassompierre , édition Michaud et Ponjoulat, p. 384.

3. Cette lettre, adressée à un sieur Legros, a été publiée pour la première fois par M. Miller, d'après le manuscrit i33 des papiers de Baluze.

4. « Je n*ai, grâces à Dieu , écrivait-il à Balzac en i6a5, de quoi murmurer contre la constitution que la nature m'avoit donnée. Elle

XLii NOTICE BIOGRAPHIQUE

avoir écrit la lettre que nous venons de citer, il mourait à Paris, à Tâge de soixante-treize ans.

Porchères d'Arbaud, son cousin par alliance, et le poëte Yvrande paraissent avoir été les seuls de ses parents et de ses amis qui assistèrent à ses derniers moments. Le fidèle Racan était encore au siège de la Rochelle, et ce fut de Porchères qu'il apprit les détails qu'il nous a transmis sur la fin de son maître*. Balzac prétend que lui aussi aurait pu en donner; il avait envoyé près du malade « un homme qui le vit mourir. > « Mais, dit-il, ce que je sais de plus particulier que les autres ne se peut écrire de bonne grâce, et il y a certaines vérités qui ne sont bonnes qu^à supprimer*. »

Il n'est pas difficile de deviner quelles étaient ces vérités. « Malherbe, dit Tallemant, n'étoit point autrement persuadé de Tautre vie ; » et cVst une assertion que le récit de Racan ne vient certainement pas infirmer. Que penser, en effet, des croyances religieuses d'un homme qui proclamait « que la religion des honnêtes gens était celle de leur prince'? » Que dire d'un catholique qui, au lit de la mort, ne se décida à se confesser que lorsqu'on lui eut remontré c qu'ayant fait profession de vivre comme les autres hommes, il falloit mourir aussi comme les autres*? »

Ajoutons que dans ses lettres familières, où il laisse si librement courir sa plume, on ne retrouve rien qui rappelle ces

étoit si bonne qu'en l'âge de soixante-dix ans , je ne sais que c*esl d'une seule des incomniodités dont les hommes sont ordinairemenr assaillis eu la vieillesse. Et si c*étoit être bien que de u*étre point mal , il se voit peu de personnes à qui je dusse porter envie. • En effet, dans la correspondance de Malherbe, je n'ai guère trouvé d'autre mention de maladie que celle d'une sciatique qui le tint dix jours au lit. (Lettre à Peiresc du 3 octobre 1608.)

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