Allusion au nom de Libertat
POÉSIES, VI. aS
Ont leur course enlre-suivie
Aussi naturellement
Que le chaud et la froidure ,
Et rien , afin que tout dure ,
Ne dure éternellement. 40
Cinq ans Marseille volée
A son juste possesseur ,
Avoit lan^i désolée
Aux mains de cet oppresseur.
Enfin le temps Ta remise 45
En sa première franchise ;
Et les maux qu'elle enduroit
Ont eu ce bien pour échange ,
Qu'elle a vu parmi la fange
Fouler ce qu'elle adoroit. 5o
Déjà tout le peuple More
A ce miracle entendu ;
A Tun et l'autre bosphore
Le bruit en est répandu;
Toutes les plaines le savent 5 5
Que l'Inde et l'Euphrate lavent;
Et déjà pâle d'effroi
Memphis se pense captive ,
Voyant si près de sa rive
Un neveu de Godefroi. 60
53. Le Bosphore de Tlirace et le Bosphore Gimmérien. 60. On sait que les prLaces lorrains prétendaient descendre de Godefroi de Bouillon.
vn
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ODB.
Imprimée pour la première fois, comme la pièce précédente, dans Tédition de i63o.
Soit que de tes lauriers la grandeur poursuivant D*un cœur où Tire juste et la gloire commande , Tu passes conmie un foudre en la terre Flamande , D'Espagnols abattus la campagne pavant;
Soit qu'en sa dernière tête 5
L'Hydre civile t'arrête,
Roi , que je verrai jouir
De l'Empire de la terre ,
Laisse le soin de la guerre ,
Et pense à te réjouir. i o
Nombre tous les succès où ta fatale main , Sous l'appui du bon droit aux batailles conduite, De tes peuples mutins la malice a détruite , Par un heur éloigné de tout penser humain;
Jamais tu n'as vu journée 1 5
De si douce destinée;
Non celle où tu rencontras
Sur la Dordogne en désordre
L'orgueil à qui tu fis mordre