‹ Œuvres de Malherbe (volume 5)Chapitre 85 sur 268 · VICTOIRE DE LA CONSTANCE · texte numérisé non relu

VICTOIRE DE LA CONSTANCE

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Ménage a prétendu à tort que Malherbe avait apporté cette pièce deProyence, quand il vint à Paris en i6o5 : elle avait vie plutieart années auparavant insérée , d*abord dans les Diverses poésies nouvelies (Rouen 9 iS^y, in-ia), où elle est intitulée Chanson, puis dam deux éditions (iSqq et i6o3) du Parnasse des plus ejrceilents poètes de ce temps.

Enfin cette beauté m'a la place rendue Que d*un siège si long elle avoit défendue ; Mes vainqueurs sont vaincus; ceux qui m'ont fait la loi La reçoivent de moi.

J'honore tant la palme acquise en cette guerre, 5

Que si victorieux des deux bouts de la terre J'avois mille lauriers de ma gloire témoins , Je les priserois moins.

Au repos où je suis tout ce qui me travaille , C'est la doute que j'ai qu'un malheur ne m'assaille, i o Qui me sépare d'elle, et me fasse lâcher Un bien que j'ai si cher.

VL n'est rien ici-bas d'éternelle durée;

a. Vab. (A, G, etc.) :

Qu'elle avoit contre moi si longtemps défendue. lo. Vab. (C, £, F, etc.) : C'est le doute....

Une chose qui plaît n'est jamais assurée ; L'épine suit la rose, et ceux qui sont contents 1 5

Ne le sont pas longtemps.

Et puis qui ne sait point que la mer amoureuse

£n sa bonace même est souvent dangereuse ;

Et qu'on y voit toujours quelques nouveaux rochers,

Inconnus aux nochers? ao

Déjà de toutes parts tout le monde m'éclaire ; Et bientôt les jaloux ennuyés de se taire , Si les vœux que je fais n'en détoiu^nent l'assaut, Vont médire tout haut.

Peuple qui me veux mal , et m'imputes à vice a 5

D'avoir été payé d'un fidèle service.

Où trouves-tu qu'il faille avoir semé son bien, Et ne recueillir rien ?

Vou(lrois-tu que ma dame , étant si bien servie , Refusât le plaisir où Tâge la convie, 3o

Et qu'elle eût des rigueurs^à qui mon amitié Ne sût faire pitié?

Ces vieux contes d'honneur, invisibles chimères. Qui naissent aux cerveaux des maris et des mères.

17-ao. Cette strophe, suivant Saint-Marc, ne fut ajoutée à la pièce que dans le Recueil ries plus beaux vers; publié en 1627. ai. M' éclaire f mVpie.

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