a. Vah
J'ai su de son esprit la beauté naturelle,
Et si par du mépris Je voulois t'empécher de soupirer pour elle,
Je serois mal appris.
Nul autre plus que moi n'a fait cas de sa perte,
Pour avoir vu ses mœurs, Avec étonnement qu'une saison si verte Portât des fruits si meurs.
i3-i6. Vab. :
Mais elle étoit du monde, où les plus belles choses
Font le moins de séjour, Et ne pouvoit Rosette être mieux que les rosiïs
Qui ne vivent qu'un jouj*.
4o POÉSIES, XI.
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses , 1 5
L'espace d'un matin.
Puis quand ainsi seroit , que selon ta prière
Elle auroit obtenu D'avoir en cheveux blancs terminé sa carrière ,
Qu'en fùt-il advenu ? a o
Penses-tu que plus vieille en la maison céleste
Elle eût eu plus d'accueil?
Ou qu'elle eût moins senti la poussière funeste,
Et les vers du cercueil ?
Non , non , mon du Périer, aussitôt que la Parque a 5
Ote l'âme du corps, L'âge s'évanouit au deçà de la barque ,
Et ne suit point les morts.
Tithon n'a plus les ans qui le firent cigale;
Et Plu ton aujourd'hui, 3o
Sans égard du passé, les mérites égale
D'Archémore et de lui.
Ne te lasse donc plus d'inutiles complaintes; Mais sage à l'avenir.
'^5. Var. : Non, non, mon Cléophon....
39. Tithon, aimé de l'Aurore, obtint d'elle l'immortalité; mais il arait oublié de lui demander en même temps une jeunesse éternelle. Aussi , plus tard , pour le consoler de sa décrépitude , elle ne vit d'autre moyen que de le changer en cigale.
3a. Opheltès, fils de Lycurgue, roi de Némée, mourut en bas âge, et les sept chefs qui allaient assiéger Thèbes, ayant été involontairement cause de sa mort, instituèrent en son honneur les jeux néméens, et le surnommèrent Ârchémore,