‹ Œuvres de MalherbeChapitre 102 sur 740 · AVORTON · texte numérisé non relu

AVORTON

Si quelque aporton de FenTie

Ose encore lerer les yeux.... (I, 209, vers i.)

AVOUER^ reconnaîtrey accorder :

Quels doctes vers me feront açouer

Digne de te louer? (I, 194, vers 3.) Je vous avoue que tout est à Jupiter, mais il en baille la jouissance aux autres. (II, 566; voyez II, 84« 1. 8.)

La vertu ne veut rien avoir d'inégal entre les cboses qu'elle avoue à soi. (H, 591.)

Il n'y a ici personne qui veuille avouer d*j avoir de Tintérét. (IV , i43 et 144 ; voyez II, 44» 1* 16.)

AVRIL, printemps :

Le centième décembre a les plaines ternies.

Elle centième avril les a peintes de fleurs. (I, 278, v. 14 ; voy. DioEMBBR.)

RAGUENAUDER, s'amuser à (dire) des riens :

Gcéron dit que quand il auroit encore une vie au bout de la sienne, il n*en auroit pas assez pour lire les poètes lyriques. J'en dis de même des dialecticiens. Encore ils ne baguenaudent pas de si bonne grâce. (II, 44^0

RAGUENAUDERIE, chose frivole :

Je m'amuse à vous compter ces baguenauderiei. (III, 18.)

RAIE, BAYB, futilité ;

Je vous prie, au lieu de toutes ces baies^ dites-nous quelque chose qui nous rende capables de donner et de prendre. (II, 10.) On ne s'amuse plus k des hafet, (II, 98a.)

BAIGNER, absolument, baigner de larmes. (I, i5, vers 307.)

RAILLER, donner, livrer :

Un ami m'a fait un petit présent avec beaucoup d'affection,... il m'a baiUé comme s'il eût pns. (Il, i3.)

....Un échange.

Où se prend et se haiUe un ange pour un ange. (I, a3i, vers 5o.)

BaiÙer mes jambes à frotter à quelque bardache déjà vieil. (II, 594*)

Yoyei tome I, p. 944, Tert 7; p. a55, Ters a6; tome II, p. 3, 8, 61, 99, |34, 146, 497 ; tome m, p. 436, 448, etc.

RAiLLON. (II, 128 ; voyez la note de la page indiquée.)

RAISER.

Il y fiche ses yeux {sur les pestiges du Sauveur)^ il les baigne, il les Baise,

(I, i5, vers 307; voyez I, iio, vers 110.)

6o LEXIQUE DE LA LANGUE [BAI

BAISSER (SB),tMiisser:

Ma vue oommence k *• haissêr, (III, 47*)

BAL, danse:

C'est pour lui (fnnir le corps) qae se tiennent les écoles de Bai et des musiques efféminées. (Il, 716.)

BALAI, dans nne locution proverbiale :

Qu'auroit-il gagné de s*étre démêlé de ses rioes, s'il lui falloit tonte sa YÎe avoir le balai en main pour nettoyer les ordures de son roisin ? ÇLl, 378.)

BALEFINE, balle :

.... Une partie qui s'est faite à la baie fine ^ où sont tous courus ceux de qui je pouYois être importuné. (II, 617.)

BALLETANTS, danseurs d'un ballet :

Nous Times jeudi au soir le ballet attendu si longtemps.... Ce fat un désordre le plus grand du monde, de quoi toutefois les balUtants ont occasion de remercier Dieu. (III, 378.}

BALLOTTER, tirer au sort :

Si je TOUS eusse fait ballotter , et que Totre nom se fût trouvé du nombre de ceux qu'il m*e&t fallu racheter, ne me penseriez-vous rien devoir? (II, 181.)

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