‹ Œuvres de MalherbeChapitre 104 sur 740 · BANQUE · texte numérisé non relu

BANQUE

Je serai curieux de vous mander des nouvelles..., et je sais bien que je suis la meilleure banque d'où vous en sauriez avoir. (lU, 8a.)

Un des iens dn mot banque était « le lieu public o& ae faisait le trafic d'argent, où

•*a«cmblueiit les bunquicw, les marchands, » et oà U se débitait, comine maintenant à la Bonne, forée nouTeUes.

BANQUEROUTE, an figuré :

De toutes let dettes, la plas aisée k payer, c'est le mépris. Notis ne ferons pour cela ni cession ni banqueroute^ (IV, 93.)

BARBARE, cmd :

Avoir reçu la mort par un glaive barbare, (1, 19, t. %%^\yoJ. \, 4i>v* 43.)

BARBE, cheval barbe:

Il avoit fait de grandes traites sur des barbes qn*il avoit achetés. (III, 180.)

BARBIER, chirurgien :

U est arrivé qtt*nn qui étoit allé pour tuer un t^ran lui a percé une apostume où les barbiers n'avoient osé mettre la main. (H, 33.)

BaRBisa, location proverbiale:

« Éclipse » est féminin.... dewani tous Us barbiers de France, (TV, a53.)

BARDACHE, mignon :

Pacuvius..., après que tous les soirs il s'étoit enseveli dans le vin..., étoit porté de sa table en sa chambre, entre les applaudissements de ses bardaches, (U, 3o4 ; voyez II, 5s40

BARQUE, navire :

Aehille ne put faire mieux

Que soupirer neuf ans dans le fond d'une barque, (I, 3o5, vers ao.)

La BAaQUB, la barque de Caron, la mort :

L*âge s'évanouit au deçà de la barque ^ 299, v. 1.)

Et ne suit pomt les morts. (I, 40, v. «7; voy. I, a8a, v. 117 ;

Babqui, an fignré :

Cest elle (la phUosi^hie) qui forme.... l'esprit, qid donne des règles è la vie..., et assise continuellement au timon de la baraue, nous fait sans naufrage passer au milieu de tout ce que la mer a de périls. (II, 3a 1.}

BARRE, barrière :

Bien semble être la mer une barre assez forte. (I, a8i, vers loi.)

BARREAU, lieu où l'on plaide, au pluriel :

S^leueus et Charondas..,. n'avoient jamais vu ni barreau», ni écoles. (U, 711.)

BARRIÈRE, fermeture faisant obstacle au départ :

[Le Soleil].... éloigne sa barrière, (I, 17, vers 368.)

BaaBiftaB, enceinte où se font les joutes, les tournois :

Soit que l'honneur à la barrière

L'appelle à débattre un cartel.... (1, 81, v. 173; voy. I, iii,v. 104.)

BAS, adjectif, au propre et au figuré :

Les compagnies des gardes.... prirent les armes et s'en vinrent aux

barrières, la pique basse. (III, 397.)

U (le dieu de Seine) se resserra tout à l'heure Au plus bas lieu ae sa demeure. (I, 79, vers 96.)

.... Que leur advint-il en ce vite départ.

6a LEXIQUE DE LA LANGUE [fiAS

Qae laisser promptement nne basse demeure, Qui n*a rien que du mal... ? (I, i3, vers sSo.) .... En âge si bas,,», (I, aSp, vers i3.)

Bas db, pauvre de :

.... Je ne sais quels Scythes»

Bas de fortune et de mérites. (I, 66, vers 19.}

Étrb bas, être à terre, renversé; mbtt&b bas, déposer, détruire :

Il est basy le parricide. (I, 94) '^^'^ ^^0 Vous voyez un gladiateur.... quand il sera bas, tendre lui-même sa gorge à son adversaire. (Il, 38o.)

Qui n*a vu dessous leurs combats Lie Pô mettre les cornes bas? (I, iio, vers 76.) Les armes étant mises bas par toute la terre, et ne se parlant de trouble ni remuement en lieu du monde.... (II, 726.)

Le plus fort homme qui soit au monde ne l'est pas tant, qu'un nombre d'autres, qui ne seront que médiocres, ne le mette bas, (II, 656.) Yoyei tome I, p. 5, vers 3o; p. 5i, vers 144; p. 104, vers 7; p. 284, ren i.

Mettrb 1 BAS, terrasser, renverser :

.... Le malheur ne m*ose mettre à bas* (I, 56, vers 4.)

Ehyotbh. bit bas, jeter à terre, jeter :

Si la fortune.... nous jette quelque chose, nous Ven»oyons aussitôt en bas {en latin : demittimus), sans la goûter. (II, 56 1.)

BAS, substantif, Bas attaché, bas qu'on attachait au haut-dechausses avec des aiguillettes :

Le Roi, extrêmement paré de pierreries et plus de bonne mine, avec une cape, un bonnet et un bas attaché^ menoit la mariée. (III, gS.)

BASSEMENT, bas, tout bas, sourdement :

Quelque disoord murmurant bassement ^ Nous fit peur an oommencement. (I, igS, vers i5.)

Bàssbmbeit, avec humilité t

Certes je ne puis faire, en ce ravissement, Que rappeler mon âme, et dire bassement : c O sagesse étemelle...! 1 (I, 63, vers 38.)

BASSE'^COUR, cour des écuries, lieu où se tiennent les valets :

Ayant comme vous avez des avis de gens qui sont du conseil, ce n^est pas pour faire cas de celles (des nouvelles) qui ne viennent point de plus avant que la basse-cour. (UI, i5i ; voyez Lll, 178, 396.)

Bassb-gour, traduisant le latin atrium :

Toutes ces efiSgies avec leurs festons rangées aux portiques d'une basse^ cour,.., (II, 76; voyez II, 336, 348, 4ao, 463.)

BASTIDE , maison de campagne (en Provence) :

Mondit frère..., craignant qn*elJe (ma saur) ne lui fit saisir sa récolte de ses bastides du plan Périoard et du Puy.... (I, 339; voyez I, 347.}

BATAILLE (Tsiam bu), au figuré :

Le sage doit tenir de tons côtés les vertus en bataille^ afin qu'il ne lui

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SiiÎMe Tenir auoon effort sur let bra», qu'elles ne se trouTent prêtes à sa éfense. (II, 485.)

BAtIB, aa figuré :

.... Ceux dont l'aveugle manie Dresse des plans de tyrannie Pour bdtir quand il sera mort. (I, 80, vers i3o.) Quel astre malheureux ma fortune a hàtie? (1, 119, yers i ; ToyezII, i38.)

BATTANT, rbmbnbb battant :

Les gens de Philippe furent maltraités et remenet hattant jusque dans leur retranchement. (1, 4o3.)

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