‹ Œuvres de MalherbeChapitre 141 sur 740 · CERVELLE · texte numérisé non relu

CERVELLE

.,., Si de mes jours l'importune durée Ne m'eût en vieillissant la cervelle empirée. (I, 10, vers 170.)

Ëtkb bn cERVBLLKy ètTC en éveil :

Un homme sage est toujours en cervelle, (II, 40^0

TEzaK Eif CBRVBLLB, tenir en inquiétude, contenir :

L'autre consul lèveroit deux légions, qui lui suffiroient pour temr les Boîes et les Insubrieos en cervelle. (I, Ifi^o)

CESSE (Avoib), finir :

Astre par qui vont avoir cesse

Nos ténèbres et nos hivers.... (I, 49» '^^'* 83*)

CESSE, iras cessé :

.... Les orages cessés Ont des calmes si doux en leur place laissés. (I, S4I9 "^^^ 19O

Le lendemain que leur délibération fut cessée.,,. (I, 4i>0 > Toyei tomel, p. i57, vers ai ; tome II, p. 73, a8a ; tome III, p. i55, aga.

CESSION (Faihb), abandonner ses biens à ses créanciers, parce qu'on est insolvable :

Un pense mal à ses affaires, qui en baille la conduite à quelqu'un qui a fait cession. (II, 118; voyex II, 6ai et 6aa; IV, 93.)

CETTUI-CI, cBTTB-ci, celui-ci, celle-ci :

A cettui<i, je suis quitte quand je lui ai rendu ce qu'il m'a prêté; mais à l'autre, il faut que je lui rende davantage. (II, 3a.)

Encore qu'en assez d'autres occasions U se soit montré grand personnage, si est*ce qu'en cette-ci je ne trouve pas qu'il y ait moyen de le

9e LEXI9UE DE LA LA17GUE [CHA

défendre. (II, 34; ^oyez I, 353; II, 56» loi, 106, a34; ni, s5; IV, 7, ao, etc.)

CHACUN, tout le monde :

En ce malheureux siècle oà chacun yous méprise. (I, a59, yen 5.)

CttACUif , cHÀcnifB, devant un substantif, pour chaque :

Depuis ils nous ont payé les intérêts cftacune année. (I, 389.) Dc-ux cents liTres de rente par chacun tiu, (I, SBg.) Toyex II, 184. Yuyex aussi la même construction blAmée cJies des Portas. (lY, 43 1 •)

Tout chacun, chacun :

.... Une histoire Dont le discours parfait à tout chacun fait croire.... (I, agi, vers 7.)

CHAGRIN , cHAGBiNB :

Mon humeur est chagrincy et mon yisage triste. (I, i38y yers ix.)

CHAIRE, chaise, siège :

Pensez-Tous que pour être chez moi je demeure en une chaire sans me remuer? (II, a85; voyez II, 440, 5ao.)

Il me montrera ce plaisant philosophe Ariston, qui se fait promener en une cfiaire (dans une chaise à porteurs^ et discourt en cette belle posture. (II, 375; Toyez li, 649.)

[II] rt* connoit combien il étoit bas quand il montoit en ces chaires éminentes, que les grands du monde ont élerées pour Tostentalion de leur Tanité (en latin : quum sellam aut tribunal asoenderet). (Il, 53 1.)

Chàibe, où Ton enseigne :

Pensez-Tous qu'un homme de jugement descende plus joyeux de sa chaire f pour les acclamations de je ne sais quels ignorants? (II, 4^^0

CHALAND, au figuré. (H, 377.)

Page 1